marx

Manifeste pour une Nouvelle Nouvelle Vague

35 posts in this topic

Bonjour,

je viens de m'inscrire et vous présente ce film dont j'ai signé le scénario.

Je suis à la recherche de réalisateurs et de partenaires pour réaliser les prochains.

A bientôt

Rendez-Vous

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Bonsoir Marx,

Je déplore l'absence de retour à ta proposition. Tu es basé où et ton but est-il de fonder un collectif ?

Je t'avoue que de prime abord "Manifeste pour une nouvelle nouvelle vague" peut laisser pantois, surtout avec des blairos dans l'espace et des réflexions sur l'art et la matière sur des scénes de surf. Peux-tu en même temps être plus explicite sur ta démarche ?

Rendez-vous se veut en effet original mais n'est pas suffisamment révolutionnaire (Tom Cruise dans le bar de jazz demeure le plus convaincant).

D'ailleurs, le défi n'a pas facilité la tâche de ton comédien principal. Par contre, chapeau pour tes seconds rôles, la "maman" et à ton exploitation du décor intérieur. L'ambiance est pas trop mal installée et c'est un premier signe qui ne doit pas t'échapper.

Il manque de metteurs-en-scène alors n'hésites pas à approfondir.

C'est là-dessus que le monde entier t'attend !

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Salut Ciné7,

tout d'abord merci de me signaler ton intérêt. Première réponse en deux-trois semaines, ça fait un petit choc quand même. C'est sûr qu'étant donné les blairos...

Rendez-vous n'est pas vraiment "nnv", il a été réalisé il y a sept ans par Brice Guilbert... Co-écrit avec Fred Aglaé, c'est moi qui l'ai réécrit au final donc il porte ma signature un peu absurde.

Tu as bien raison, je le trouve assez réussi formellement, pour l'ambiance etc. et c'est un effort incoutournable.

La Nouvelle Nouvelle Vague est pour moi (et pour dire vite) la fusion entre l'expérimental narratif et le spectacle. La fusion explosive des deux. Un regard moderne, un exutoire.

C'est la revendication de jeunes artistes réalisateurs à un art filmique plus propice à la réalité d'aujourd'hui, et à un encart parallèle à l'académisme.

Elle peut passer par toutes sortes d'expérimentations pour arriver à une écriture intéressante et plus vivante du réel.

Elle peut passer par une assimilation de tous les arts passés et présents, du tribal au surréalisme, car ils ne sont pas pas vides de sens et que certaines propositions n'ont pas été abouties.

Toutefois, elle passe par le filtre de la Nouvelle Vague, qui fut été moderne, mais elle est destinée à lui être de haut supérieure. Parce qu'il y a deux générations d'artistes en jeu.

Elle revendique un art filmique bis, un marché bis, une nouvelle alternative nécessaire.

C'est une première vraie proposition.

Mais je ne suis plus vraiment seul dans la Nouvelle Nouvelle Vague, un collectif s'est justement monté, il a "déposé" presque le même mot, a fait le tout à sa sauce, ouvert un site web... déclaré que l'idée lui était venue d'un film de lui... il a une écriture intéressante, soignée, visuellement plus influencé Nouvelle Vague. Ce qui a commencé comme un dialogue filmique aurait été intéressant, mais le fait de sortir un autre nom.. Bref je ne sais pas, vous aurez plus de recul que moi pour analyser si vous le souhaitez. Enfin comme quoi l'idée est bonne. J'ai du mal à mettre le lien.

Pour preuve que l'art filmique (comment remplacer le cinéma ?) a des talents émergents et ambitieux, on peut trouver des festivals intéressants qui diffusent eux-même les films sur internet, dont cinemabrut, mais il y en a d'autres.

Si je vais fonder un collectif, je ne sais pas, je cherche une équipe de tournage déjà, parce que j'ai fait un break de cinq ans quand même, et je repars à zéro. On parle avec le réalisateur de Rendez-vous de tourner un autre film, à condition qu'il soit produit, et j'ai un projet nnv, et faut qu'il soit bien classe celui-là, histoire d'assurer rapidement ce que j'ai commencé.

En attendant, comme je déplore aussi, je vais réaliser des films de non-nouvelle nouvelle vague.

Un autre genre de manifeste.

Je suis actuellement à Lyon mais je prépare mon déménagement. Et je n'ai pas encore de destination.

Je crois que j'ai peu de retours (en général) par rapport à la visibilité.

J'ai pourtant posté dans tous les groupes d'art sur daily que j'ai trouvé, sur tous les forums vidéos qui m'ont accepté, mais les gens concernés doivent être ailleurs..

Qui plus est tout le monde n'aime pas la Nouvelle Vague, l'absurde, Redbull, la provoc, l'ironie, la bouffonnerie ou le surf (bonjour le sexisme).

Et puis tout le monde ne connait pas l'histoire de l'art, le principe de manifeste, d'art émergent...

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Ouf... j'ai bien galéré mais j'ai mis deux-trois trucs à plats. Parce que faire un manifeste par l'exemple, à travers internet, pose un paquet de problèmes.

J'aurais maintenant quelques questions à te poser, Ciné7.

-Est-ce que tu as apprécié les films ? Est-ce que tu as rigolé ?

-Est-ce que les commentaires des surfeurs sont devinables ?

-Es-tu intéressé par la nouvelle nouvelle vague ?

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Salut et merci Marx,

Je respecte trop ton initiative et ta recherche pour te donner une opinion. Je laisse toujours ceux qui travaillent travailler.

Et puis, j'ai un petit secret à te révéler. Comme toi, le fauteuil du public ne m'intéresse pas. Ne me demandes pas un avis de spectateur.

Je n'ai rien contre la nouvelle nouvelle vague parce que c'est ta démarche et que j'ai retenu non pas les surfeurs mais que l'art serait pour toi l'esprit d'une matière en fusion.

Tu as donc tous mes encouragements et je te souhaite encore de très belles rencontres.

Ciné7

(PS : Tu me rappelles que personnellement, je souscrirais davantage à un néo-néoréalisme ...)

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Ok, merci Ciné7,

curieusement tes mots résonnent comme une scission...

Surréalisme, néoréalisme, expressionnisme... nouvelle avant-garde... sont des mouvements intéressants.

A l'époque, ils se réunissaient (en privé) et en parlaient avant d'écrire des manifestes, très logiquement.

Aujourd'hui, à mon sens, l'innovation importante serait un réaménagement du fond (qui passe forcément par la forme). Mais je suis scénariste, ce sont peut-être des préoccupations personnelles.

Un "mouvement de fond" permettrait de varier la possibilité des approches formelles.

Je suis très curieux d'un néo-néoréalisme, mais le but de la proposition est de créer en premier lieu un effet de groupe (ou juste un groupe, ta suggestion était pas mal).

Bref.

Je vous mets le lien du film dont je parlais, parce que j'aurais déjà du : http://www.dailymotion.com/video/xmwdgo_wh...ilms#rel-page-2

Non, pour moi l'art est simplement la fusion de l'esprit et la matière ->synergie fond/forme, mais je trouve que la matière (c'est à dire la forme) n'a pas vraiment de problème à l'heure actuelle. Il serait très intéressant d'essayer quelque chose, mais ce n'est pas mon rayon.

Bon, avec des mots doubles de sens, est-ce qu'on va bien se comprendre ?

A part ça est-ce que vous croyez au Symbolisme dans la méthode hollywoodienne ? Aux métaphores ?

En tant qu'impératif ?

Des rencontres ? Je sais pas.

La scission

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Bonjour, même après avoir regardé 5 fois la vidéo, je n'ai pas très bien compris ce qu'était le "Manifeste pour une Nouvelle Nouvelle Vague".

Pour moi, mettre des séquences à la suite avec des titres tels que "le justicier du futur", "les blairos dans l'espace"... relèvent plus de la folie que de l'art, même moderne.

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Fullrip je ne pourrais pas te contredire, je suis un peu foufou.

Les associations d'idées (surréalisme), que je pratique un peu trop, accentuent beaucoup la réalité.

Mais tu me parles de la première partie seulement ? Elle est au départ une bande-annonce de quelques uns de mes essais.

Dans le contexte du manifeste, c'est une exhortation à être gonflé à bloc. Parce qu'il faut commencer par là.

La deuxième partie, le film de "surf", commence juste à afficher les ambitions.

C'est euh, "le film idiot du justicier...", qui a été réalisé lors d'un défi vidéo et a fourni une base solide à une websérie... un peu fofolle mais qui a marché.

Je pense que l'art moderne devrait se permettre d'être un peu fou, mais ce n'est pas une composante de la Nouvelle Nouvelle Vague. L'urgence, peut-être.

En tout cas ok, j'ai bien reçu que ce manifeste n'est pas clair, d'où le quiproquo a priori avec newnewvague (mais j'espère toujours une réponse à sa manière).

Mais comment évoquer une théorie (qui accompagne un manifeste), en procréation, sans texte ? En-dehors de la métaphore, des sous-entendus, bref des degrés de lecture en tant que composantes intimes de l'art ? Et de l'exutoire impératif ?

Parce que c'est de ça qu'il est question dans la deuxième partie. Mais aussi de la question du spectacle.

La société est trouble, l'art est trouble. Mais ça c'est mon approche personnelle.

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Merci pour les explications.

Si l'art moderne se contente seulement de reprendre des extraits pour rajouter des titres farfelus avec une bande sonore, je vois mal ce nouveau nouveau genre se faire une place dans le monde cinématographique. Mais peut-être que ça évoluera pour devenir quelque chose de plus concret, ça pourrait même être un des piliers de l'art moderne.

Sur ces bases, continue à explorer de nouveaux horizons, que ça aboutisse ou non.

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Hé bien mettre des titres sur des images est tout ce que je peux faire à l'heure actuelle.

Pourtant le film de "surf" est vraiment né d'une idée, tout qu'en étant qu'un possible.

Mais oui, l'expérience a déjà tourné, à cause de mon urgentissime et de mon manque de moyens actuels, à un expérimental avec lequel je n'avais pas d'affinité moi-même.

Avez-vous le film dont je parlais ? Peut-être qu'il serait intéressant à discuter ? C'est une proposition bien classe, je remets les liens.

http://www.dailymotion.com/video/xmwdgo_wh...ilms#rel-page-2

et http://www.dailymotion.com/video/xn1e66_co...el-page-under-1

Merci pour vos retours en tout cas,

et bonnes fêtes !

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Bonjour Marx et Fullrip films,

En préalable, je vous souhaite un joyeux Noël et d'heureuses fêtes de fin d'année, ainsi qu'aux administrateurs, aux modérateurs, aux membres et aux visiteurs invités de ce site formidable.

Par ailleurs, je suis ravi de ce débat et je savais qu'il ne fallait pas laisser les mises en ligne de Marx sous silence.

Marx,

OUI, je suis pour le symbolisme hollywoodien et pour la métaphore ! Non pas parce qu'il est hollywoodien façon macdo ou popcorn, mais parce que c'est une théorie qui invite à découvrir son propre code des symboles et sa vision personnelle de la vie ou, plus exactement, de notre mémoire collective humano-historico-culturelle (mieux que seulement intellectuelle).

N'oublions jamais que Hollywood se l'est approprié (à des fins propagandistes et mercantiles) que parce que les européens n'ont jamais cherché à l'enseigner. C'est pourtant génétiquement lié à la culture européenne et çà n'a d'ailleurs fonctionné à Hollywood que parce que beaucoup de cinéastes hollywoodiens sont originaires de notre côté de l'atlantique.

J'apprécie le néoréalisme (italien bien-sûr) parce qu'il a fait ce travail auquel j'adhère. Comme pour chaque mouvement, je suis plus proche de certaines tendances que d'autres mais çà reste très personnel. J'aime quand on parle des gens avec juste la justesse et la poésie qu'il faut, quelque soit le genre choisi.

Fullrip Films,

Je suis moi-même ouvert au dialogue avec Marx parce qu'en fait, il extravertit sa recherche de la fusion de son esprit avec l'art. La "folie" dans l'approche artistique est certes déconcertante, provocatrice mais l'occasion d'explorer de nouvelles voies mais surtout de faire un état des lieux.

Et c'est là, que Marx, je voudrais simplement te rappeler en cette période de fêtes (donc de pause si possible réconciliatrice) que le cinéma n'est qu'un art du spectacle. Il ne s'écrit pas avec l'esprit mais avec le coeur au travers de symboles et de métaphores seulement pour nous parler de nous tous en ce bas monde.

C'est pour çà que je ne suis pas étonné de l'absence de commentaires ou de celui, plus réticent ou réfractaire, de Fullrip Films qui a donc raison car à ce stade, tu n'as effectivement pas encore répondu aux attentes d'un public.

Non, Marx, la société n'est pas trouble et l'art ne doit pas l'être par défaut. L'image aide à percevoir la netteté de la réalité (le réalisme suffit car il est lui-même expressif).

Marx, je ne m'oppose cependant pas à ton projet d'aborder ce média culturel par le surréalisme. Cela vaut peut-être le coup grâce notamment aux nouveaux outils de dif"fusion" (ainsi que tu l'as probablement ressenti).

C'est ainsi que je te maintiens tous mes encouragements et te conserve ma disponibilité. La confrontation d'idées est toujours profitable (si intelligence il y a de ne pas la rendre fratricide). Je rejoins tout à fait la conclusion de FullRip Films.

Ciné7.

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Hello,

Juste pour dire que (et je ne dois pas être le seul) je suis ce fil avec attention, même si je suis souvent un peu (doux euphémisme... !) largué à la lecture des posts...

Continuez, svp, c'est toujours intéressant de découvrir des points de vue de fond sur le cinéma et ce qui lui est lié.

++ & joyeuses fêtes,

Fred

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Bonjour et joyeuses fêtes Fredouillelafripouille,

Quel bavards faisons nous en effet ! Je crains parfois que cela ne corresponde pas forcément à ce site plutôt basé sur la technique et le matos mais c'est vrai que la rubrique "Ma vidéo en ligne" incite souvent à approfondir la critique surtout quand c'est des jeunes qui soumettent leurs premières oeuvres.

Pour beaucoup c'est un loisir et pour d'autre une passion naissante. Je ne cherche pas à faire la différence. A leur âge, on ne sait jamais. Si ils décident de prendre la caméra, ce n'est peut-être pas gratuit.

Bon réveillon à toi.

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................. il extravertit sa recherche de la fusion de son esprit avec l'art. La "folie" dans l'approche artistique est certes déconcertante, provocatrice mais l'occasion d'explorer de nouvelles voies mais surtout de faire un état des lieux..............

Du haut de mon inculture, j'appelle ça "se faire des noeuds au cerveau". La vie de tous les jours n'est déjà pas si simple ..... :eusa_wall:

Bonnes fêtes à tous.

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Du haut de mon inculture, j'appelle ça "se faire des noeuds au cerveau". La vie de tous les jours n'est déjà pas si simple ..... :eusa_wall:

Bonnes fêtes à tous.

Il n'y a pas d'hauteur dans l'inculte :lol:

Lorsque je lis les propos plus haut dans les forums, pour moi c'est du charabia des "culteux" et c'est comme lorsque je regarde un tableau avec quelques point ou traits de couleur : pour moi c'est une surface sur un cadre accroché au mur qui a été à la base le chiffon de nettoyage de pinceaux.

Si cette approche sera critiquée d'inculte par certain il faut remettre le contexte.

Le monde culturel est un monde ou les "non culteux" peuvent se sentir inférieur et croire que seul les initiés peuvent passer des heures à en débattre sur ce que cela représente grâce à leurs instructions et éducations.

En réalité cela dépend de notre cerveau et de quel partie nous utilisons même si l'instruction contribuera à la compréhension.

Il y a ceux qui se serviront que de la partie gauche et d'autre que de la partie droite. (faisons abstraction des zones : haut /bas et reptilien : vous avez surement du faire ces stages en entreprises non?)

Aussi selon la partie utilisée du cerveau , la personne aura une dominante culturelle ou aura plus un esprit technicien, math, réglementation ...).

Si on reste dans cette optique , les "culteux" détestent l'ordre, les math, les règles et sont des rêveurs souvent déconnectés de la réalité qui leur est contraignante intellectuellement , alors que les personnes de la seconde partie du cerveau ont besoin d'ordre de méthode, de règle... et ne supportent pas le désordre.

Du coup lorsque ces deux catégories se rencontre, l'une sera traitée d'inculte et l'autre de "noueur de cerveau".

Bien entendu il y a les personnes plus rares qui utiliseront toutes les parties du cerveaux tout en favorisant une partie plus que l'autre.

pour les curieux qui souhaitent savoir ou ils trouvent?

par ici

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Bonjour et joyeux Noël Etxegoxo et Telemac,

Bien entendu, il y a les personnes plus rares qui utiliseront toutes les parties du cerveau, tout en favorisant une partie plus que l'autre :

Selon la situation ou l'interlocuteur.

La culture ou l'inculture ne se mesurent pas à l'acquis mais au degré de curiosité pour l'autre.

Ainsi, personne n'est inculte et la neurologie n'a plus rien à voir avec la psychologie.

Le paragraphe cité par Etxegoxo introduisait le suivant pour justement tenter de dénouer les noeuds au cerveau de Marx ou plutôt lui proposer un autre repère pour continuer à avancer. C'est mon côté "Je ne laisse jamais tomber un jeune". Il en tiendra ou n'en tiendra pas compte, il est libre (Surtout qu'il se rendra lui-même à l'évidence).

Tout ce que je sais, c'est que le cinéma et l'audiovisuel d'aujourd'hui ne peuvent rien leur apprendre. Alors si nous, on peut aider. On est d'une génération encore épargnée (et donc encore cultivée, Etxegoxo !).

Et puis le dialogue exige souvent d'utiliser le langage ou la langue de l'autre.

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Bonjour et joyeux Noël Etxegoxo et Telemac,

Merci de même

Bien entendu, il y a les personnes plus rares qui utiliseront toutes les parties du cerveau, tout en favorisant une partie plus que l'autre :

Selon la situation ou l'interlocuteur.

Ce sont les caméléons, les diplomates : des incompris car on ne sait jamais quel sera leur réaction et si ce qu'ils disent est bien ce qu'ils pensent et surtout pourquoi ils le défendent . :lol:

Le paragraphe cité par Etxegoxo introduisait le suivant pour justement tenter de dénouer les noeuds au cerveau de Marx ou plutôt lui proposer un autre repère pour continuer à avancer.

Je n'ai pas la même lecture que la tienne, et je ne me prononce pas à la place de l'intéressé, ceci étant , bravo, bon rebondissement scénaristique :D

C'est mon côté "Je ne laisse jamais tomber un jeune". Il en tiendra ou n'en tiendra pas compte, il est libre (Surtout qu'il se rendra lui-même à l'évidence).

Tout ce que je sais, c'est que le cinéma et l'audiovisuel d'aujourd'hui ne peuvent rien leur apprendre. Alors si nous, on peut aider. On est d'une génération encore épargnée (et donc encore cultivée, Etxegoxo !).

Les anciens sont de sortie :D ( je fais partie de ce lot donc pas de complexe).

Ceci étant, cette notion d'ancien transférant le savoir à un plus jeune est une chose, (applicable également hors monde cinéma et audiovisuel, j'en suis en plein dedans en prévision de ma retraite dans 4 ans) ) encore faut-il que le monde actuelle puisse intégrer dans ses valeurs, l'expérience des anciens. Or les fondamentaux qui sont la base des anciens ont drastiquement et brutalement changé vers une logique " économiquement viable" sans considération morale et d'expérience.

L'avenir de ces jeunes fera que dans ce contexte, ils se tourneront pour leur survie professionnelle et pour pouvoir manger tous les jours, sur les valeurs actuelles qui même s'ils n'apprennent rien les obligeront à "singer" leurs contemporains par effet de mode "économique" en freinant la créativité.

Certains voudront se marginaliser pour sortir de ces "contraintes". Mais économiquement tiendront-ils? (la marginalisation est un luxe pour privilégiés qui ont gagné et éviter les obstacles pour ensuite avoir le temps financier pour tenter le changement : s'ils le veulent).

:lol:

Conclusion: l'expérience est une lanterne que chacun porte dans son dos pour éclairer le chemin parcouru, mais en face du chemin sombre devant nous, nous restons égaux en face de l'adversité, sauf en cas de situation rarement similaire vécue.

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Bonsoir Telemac,

Je fais la même analyse générale mais mon propos se limite ici à un loisir ou une passion qui ne nous a pas forcément nourri non plus.

Alors, j'essaie de leur éviter de céder au découragement (comme moi peut-être un jour car je ne parle que pour moi).

L'avenir et le contexte économique et social dans lequel ils évolueront font partie aussi d'une autre de mes préoccupations à laquelle je n'ai pas à me référer sur ce présent site. Je peux en avoir l'occasion ailleurs et autrement. Et je n'hésite pas !

Ici, je souhaite simplement qu'ils se fient plus à leur coeur car ils peuvent en retirer une satisfaction personnelle.

Je maintiens ma prose qui n'a ni la dimension, ni la duplicité qu'on lui accorde. C'est pour discuter d'un centre d'intérêt commun.

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Bonsoir Telemac,

Je fais la même analyse générale mais mon propos se limite ici à un loisir ou une passion qui ne nous a pas forcément nourri non plus.

Alors, j'essaie de leur éviter de céder au découragement (comme moi peut-être un jour car je ne parle que pour moi).

Certes, ceci étant, autant nous pouvons avoir une passion, autant ne convient-il pas de faire la distinction entre passion et profession ?(si les deux peuvent se rejoindre, il reste la réserve de manquement de résultat économique ou la rupture passion/pro serait brutale. Selon l'expérience de chacun, en parler grâce aux sites de partage, me semble pour le demandeur une richesse d'avis même sur la base d'expérience contradictoire ?

L'avenir et le contexte économique et social dans lequel ils évolueront font partie aussi d'une autre de mes préoccupations à laquelle je n'ai pas à me référer sur ce présent site. Je peux en avoir l'occasion ailleurs et autrement. Et je n'hésite pas !

Il me semble au contraire riche en enseignement de partager cet aspect avec le demandeur non?

.....C'est pour discuter d'un centre d'intérêt commun.

Nous sommes bien en phase avec cet esprit d'un centre d'intérêt commun.

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Re salut Telemac,

(Je viens de supprimer la phrase de conclusion qui ne voulait rien dire et j'en reste au "centre d'intérêt commun")

Pour ta première observation, passion/profession, j'admets ne pas savoir faire ce distingo. Dans la pratique, je n'ai fréquenté que le milieu du court-métrage et seulement abordé celui du long-métrage. Tous les projets même faits par des débutants (avec la même débrouille d'ailleurs que celle d'aujourd'hui avec le petit numérique), n'avaient que des visées professionnelles, concluantes ou non. Je n'ai fréquenté que des gens qui décidaient de prendre une caméra que pour en faire leur métier.

J'ai fini par laisser tomber par découragement parce que je n'ai pas eu la chance qu'il faut avoir absolument, de faire les bonnes rencontres au bon moment. Cela m'a toutefois permis d'accéder aussi à des vrais gens de cinéma dont j'ai très bien retenu le contenu de nos conversations. Ce n'est pas un savoir que je veux transmettre, mais des sujets de réflexion que j'ai déjà partagé avec de grands professionnels qui malgré leur réussite "commerciale" avaient su préserver l'essentiel de leur enthousiasme et de leur vocation.

A Marx, qui s'oriente "manifestement" (c'est le cas de le dire) vers "la carrière", je veux le prévenir que c'est en cherchant en soi-même et autour de soi qu'on risque de faire les meilleures trouvailles et qu'ainsi, on perd moins de temps précieux. Il me rassure déjà en disant vouloir retravailler avec le réalisateur de son premier projet. S'il veut rester dans le loisir, il peut consacrer son temps à sa recherche d'une nouvelle nouvelle vague avec qui il veut.

Pour le contexte économique et social et sans sombrer dans la politique, je résumerai donc en disant que je fais partie de ceux de plus en plus nombreux, qui refusent de laisser la situation entre de si mauvaises mains, tout en défendant un retour à la liberté le plus pacifique possible. Mais on n'est pas naïf non plus.

C'est parfaitement hors de propos sur ce site sauf quand il s'agit de défendre la vraie créativité en restant convaincu par des meilleures perspectives d'avenir.

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Salut

Dans le contexte du présent débat de partage d'expérience, ton propos (que je partage) est parfaitement à sa place et ne me semble pas hors propos bien au contraire, Marx aura une vision différente des choses en espérant d'autres réactions d'amis forumiens.

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Bonjour

En préparant ce post, depuis l'autre jour, j'avais justement pensé à la propagande dans le cinéma américain et aux extrêmités du cerveau. Véridique.

Mais je n'avais pas conclu sur des histoires d'incultes et de cultueux, mais plutôt de réalisateurs et de scénaristes, deux spécialités qui demandent beaucoup de travail chacune, et très différente.

Je ne fais pas ce que je sais, je n'en ai pas les moyens.

La méthode américaine demande déjà plusieurs scénaristes, et réécritures successives.

Je comprends, Ciné7, je devrais faire du spectacle en tant que divertissement, mais je ne suis pas bon réal.

J'ai réalisé une vingtaine de films et d'essais dont les meilleurs restent quand même des maquettes.

Je ne pense pas qu'un débat aurait eu lieu autour d'un film fait d'une métaphore discrète et de ficelles bien utilisées puisqu'elle resteraient justement invisibles.

Je l'ai déjà fait. On ne me parlait que de la forme, ratée. Parfois on me disait "j'ai compris, mais faut le refaire".

Le but de cette discussion prenait un tour intéressant que réclamait ce manifeste.

Il apparaissait finalement comme retrouver le film "parfait" au centre de nos spécialisations et avis.

Pour cela il faut passer par l'entente. Il y a plein de types de séparations possibles, le "blanc" le "noir", le pour le contre, le foot pas foot, et qui ne dépendront pas que du culte.

Le spectacle est une magie, il y a des tours que le public ne veut pas connaître parce qu'il veut être ébloui.

Mais nous devons connaître ces tours.

Je le répète, c'est une affaire de spécialités mais il faut qu'on puisse en parler.

Je pense que si j'enlève mes titrages sur le film de surf, le film passe très bien à l'intention du public.

Et la métaphoreserait plus claire, celle d'un mouvement qui serait un break français, qu'on apprendrait les uns des autres... etc. Le surfeur sur la Vague grandissante est le vidéaste.

C'est le degré habituel.

Les titres alourdissent bien évidemment le simple film de surf à l'intention de son public.

C'est la concession entre public et fabricants en même temps.

Le surfeur le dit bien "il faut que le spectateur hallucine". Pour l'instant ce n'est pas le cas, il le plonge plutôt dans la confusion.

Matrix était lourd de sens mais visuellement classe.

Intervention divine, métaphore d'un conflit, était clairement présentée en tant que telle dans les festivals.

Qui a lu une analyse d'Abyss ?

"Tout le monde dit I love you" est un jeu autour d'un débat politique.

L'explication de ces choses est déjà un peu compliquée.

Il semble déjà admis, dans mon entourage en tout cas, que l'artiste est aujourd'hui quelqu'un qui travaille et fait son art séparément, qu'il ne peut plus en vivre.

On peut bien sûr distinguer les artistes, comme on les catégorise habituellement, des réalisateurs et scénaristes, chefs op... dans une profession collective.

Toutefois le problème d'en vivre les concerne aussi puisqu'il me semble exister de nombreux vidéastes, au niveau semi-pro, qui travaillent gratuitement et continuent de s'efforcer.

Les meilleurs, pour en vivre, se tournent vers la pub ou le clip. Pourquoi pas, mais il reste aussi le film de fiction. Et ça ils le font très souvent gratuitement.

Je pense qu'il y a de très bons réalisateurs, mais peut-être un petit problème de scénario qui empêche l'engouement.

Je précise encore que ce que je sais n'est pas ce que je fais. D'où l'écart entre la théorie et la pratique, le discours de l'objet.

Convaincant ou non, je n'ai que la théorie dont j'abuse dans mes films, et je transforme la finesse en lourdeur.

La discussion s'engageait entre réalisateurs et scénaristes, quel autre choix aurions-nous que d'user nos deux hémisphères à essayer de se comprendre ? S'il s'agit bien de ces hémisphères-là ?

Désolé d'avoir charabié, mais la discussion a commencé comme ça, et il y a certains mots qui font gagner du temps. J'avoue pourtant faire un effort pour être clair.

Pas autant pour justifier des films que pour décrire un phénomène existant dans le domaine du film.

J'ai l'impression qu'il s'agit d'un dialogue indispensable autour du scénario que certains producteurs ignorent ou boycottent. Il faut donc que nous puissions (en) parler directement.

C'est le sujet qu'amènent mes manifestes.

Ciné7, il me semblait bien que nous ne parlions que sur une dimension, c'est la métaphore qui en a deux.

Je ne comprenais pas cette phrase "l'Art serait pour vous l'esprit d'une matière en fusion"...

Matière/discipline, esprit/mentalité...

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Bonsoir Marx,

Un plaisir de te retrouver dans ce débat !!! (On va parler carré pour être suivi et se suivre nous-mêmes).

Primo : "L'esprit d'une matière en fusion" est partie d'une erreur d'interprétation de ma part d'une de tes formulations mais que tu m'as déjà très bien rectifiée depuis.

Secondo : J'ai bien compris aussi le sens de ta nouvelle nouvelle vague (associer plusieurs modes d'expression différents existant déjà mais jamais traités ensemble ; le but étant d'étudier des nouvelles perceptions du public). Ma seule interrogation réside dans ma conviction acquise que le cinéma est un art du spectacle suffisamment expressif pour ne pas en faire un art abstrait.

Or, j'ai bien noté que tu veux satisfaire un public et c'est qui nous rassemble sans avoir à se juger mutuellement. Oui au dialogue !

Reprenons donc ce secondo : "Divertissement" est un peu réducteur. Je dirais plutôt "Raconter une histoire". Cà c'est le fond mais reste en effet la forme. Me concernant, je suis convaincu par l'association de genres (qu'il suffit de sélectionner, si tu préfères, parmi les plus "nobles". Cà tombe bien, à part le porno et le gore, y a que çà). L'essentiel, selon moi, est de créer une dimension uniquement basée dans le ressenti des émotions et dans l'idéal, servie par l'esthétisme. Je pense toutefois que cet esthétisme devrait rester figuratif et ne pas forcément atteindre l'abstrait. Ce serait prendre le risque de l'hémertisme ou pire, de susciter un rejet. Et c'est pas le but.

That is my question !

Tertio : Tes précisions sur les conditions dans lesquelles tu te résouds à exercer ton activité sont tout à fait pertinentes pour justifier ton expérimentation de la nouvelle nouvelle vague. Toujours à ta disposition.

Merci à toi ! Je te souhaite sincèrement de très belles fêtes.

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