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  1. Objectif Million

    Une pure folie ! Bravo !
  2. Bonjour ! Mon dernier film "Ne reviens pas du Paradis" est projeté à Paris, le 23 juin prochain sur la Péniche Cinéma (organisé par "La maison du film court" / Parc de la Vilette / Short TV / TouscoProd) Je vous invite à venir le découvrir ! Je serai très heureux d'échanger (en vrai !) avec les "Forumistes de MagazineVIDEO" Parisiens ! Je serai accompagné des 2 comédiens principaux. Ce film qui commence son parcours en festival a déjà été sélectionné dans 6 festivals internationaux (Japon Allemagne, Brésil, France...), nominé pour la photo au London Short IFF, il sera projeté au festival SoFilm SummerCamp à Nantes (Cappricci Film). Film tourné au Canon 5D Mark3 en RAW (Magic Lantern) avec des optiques Richard Gale Optiks anamorphique x2. Je serai super heureux de vous rencontrer et d'échanger avec vous ! En plus c'est gratuit ! Lien plan d'accès : https://www.google.fr/maps/@48.8951477,2.3924143,15z Voici la bande annonce :
  3. Krystal Bleu - Prologue

    Alors, les petites phrases du genre "C'est l'histoire qui fait la structure et non pas la structure qui fait l'histoire" de profs qui dictent la règle sont d'un ridicule absolu (et surtout d'une grande vacuité de concept). > si les choses étaient si simples et absolues que tu sembles avoir envie de croire, je pense qu'on le saurait... ha ! ha ! ha ! Encore une fois, la liste de réalisateurs qui travaillent sans scénario, et qui terminent leurs film au tournage est tellement longue ! Je te conseille de lire le livre des frères Dardennes (2 tomes) et tu apprendras qu'il existe le contraire de ce que tu penses être LA vérité... Je te conseille de lire des livres sur Lynch, Wenders, Von Trier, Pialat... pour apprendre qu'ils travaillaient souvent sans scénarios, et que certains de leurs plus grand films ont été "construits" au tournage... Il n'y a pas de vérité absolue comme tu penses le croire dans le scénario, dans la réalisation au cinéma. Pour revenir sur la voix off "introspective et littéraire" je te fais une liste de + de 10 films et tu t'accroches toujours et encore sur un seul pour défendre ta petite idée... Je n'ai fait que reprendre tes mots et la définition du dictionnaire concernant "introspectif"... Je ne vois pas le rapport avec mon travail... je ne fais vraiment pas du "Malick"...je cite simplement un auteur qui exploite (parmi des dizaines et dizaines d'autres) la voix off.... Je suis un Fan absolu de Leos Carax, de Pialat, de Godard... Malick me plait pour l'image et son inventivité narrative...mais ce n'est pas un "maitre" qui m'inspire. Carax Oui, définitivement. Mon dernier film, moyen métrage de 28 minutes (Ne reviens pas du Paradis) est pour le moment sélectionné dans 7 Festivals (Japon, USA, Allemagne, Brésil, France, Angleterre, Suède). Il est visible en VOD. Fran6 (modification) Je rajoute CINE7 que ça ne sert à rien de tenter d'avoir raison à n'importe quel prix. Ce qui est plus important, à mon humble avis, c'est de bien se faire comprendre, même lorsqu'on est pas d'accord. Au contraire de toi, je pense qu'il n'y a aucune règle...sinon des voies, des cheminements, des traces à suivre.... Je pense aussi que les donneurs de leçons sont souvent ceux qui ne se sont jamais réellement frottés à la réalité de cet "art", des théoriciens, des frustrés, des déçus, des insatisfaits, des lâches. Car ce qui parle le mieux du cinéma, ce ne sont pas les profs de scénarios, ni les critiques, parfois même pas les réalisateurs ; ce sont les films eux-mêmes. La grammaire du cinoche dont j'ai débattu ici possède ses principes, ses conventions, mais même ces conventions là bougent, se meuvent et évoluent avec le temps, cette grammaire est réinventée sans cesse. Personnellement, je trouve que ce qui est passionnant dans la réalisation au cinéma, c'est qu'il n'y a pas de règle. Car la réalisation est l'aboutissement d'un travail d'alchimie que personne ne peut expliquer.
  4. Krystal Bleu - Prologue

    Toutes les références que j'ai citées (de mémoire), dans cette liste, tu t'accroches à UN film dont la voix-off ne serait pas introspective... Mais tu écris pourtant toi-même qu'il s'agit d'un conflit intérieur !! => La réflexion d'un conflit intérieur n'est pas une réflexion introspective ? C'est quoi alors selon toi une voix qui témoigne d'un conflit intérieur, qui expose des regrets, des pensées personnelles sur une situation passée... Je site la définition : L'introspection désigne l'action de « regarder à l'intérieur de soi». En général, elle désigne le fait de s'observer soi-même, de saisir et d'apporter ses propres processus cognitifs. J'ai la chance de ne pas devoir vendre mes scénarios. Mon prochain film Krystal Bleu, sera une co-production, et je n'ai pas eu à proposer mon scénario (je n'en écris pas) mais uniquement ce qu'on appelle un "scénario dialogué". J'écris les dialogues avec précision, mais pas de scénario. Il y a un cheminement dont la logique peut être modifiée. Je travaille avec précision les lieux de tournage, les dialogues, mais la structure est mouvante. Mouvante comme la vie. Je compte sur le tournage pour donner vie au film, c'est pour ça que j'aime le cinéma, car il se passe sur le tournage des choses indescriptibles dans un texte. Car les mots et les images sont 2 univers qui ne se parlent pas, ils sont totalement parallèles. Comme disaient Lars von Trier : _ "si je pouvais vous présenter mon film dans un scénario, je serais romancier...mais je ne raconte pas des histoires avec un stylo, ni une machine à écrire, mais avec une caméra" et Wim Wenders : _ Même si vous me racontez avec des mots, un film que vous avez vu , je ne pourrais jamais imaginer le film que vous avez vu... alors vous imaginez que je puisse vous racontez avec des mots un film que je n'ai pas encore fait ?" En tant que Chef Op, j'ai l'occasion de lire beaucoup de scénarios, et je peux te dire que ce n'est pas un outil de travail qui sert à imaginer le film. Cela permet de comprendre l'histoire. C'est en écoutant le réalisateur que je commence à entrevoir le film...et encore... Je le découvre au tournage, puis le découvre vraiment une fois monté et finalisé ! Un film avec une bonne histoire, ne fait pas nécessairement un bon film. Il faut une bon réalisateur pour faire un bon film. Combien de films qui ont marqué l’histoire du cinéma ont un scénario qui tient en 3 phrases... Fran6
  5. Krystal Bleu - Prologue

    1) Mais pourquoi une fatalité ? C'est un choix délibéré, c'est un choix narratif, non une fatalité qui me serait tombée dessus ! C'est un choix d'écriture (cinématographique). Je n'écris pas mes films avec des dés ! Mais ce n'est pas une si mauvaise idée.... 2) En effet, mais j'aime ce cinéma !! C'est même le seul que j'ai envie de faire ! Pourtant j'aime voir des comédies, j'aime différents genres ! Mais le seul qui s'impose à moi et qui me fait vibrer, c'est le drame. C'est sans doute un moyen de me libérer de quelque chose... j'ai fait une psychothérapie durant 2 ans...ça m'a aidé à poser sur la table certains de mes "travers". ça n'a rien changé en moi, juste permis d'éclaircir deux ou trois points... hé hé ! 3) Frustré ? Mais qu'est-ce qui te fait croire que je suis frustré...? Effectivement je commence toujours mes histoires par un thème non dramatique, mais le drame s'impose, car c'est là que s'expriment les grands sentiments, c'est le cœur du cinéma. Même les comédies se déroulent autour du drame... 4) Mais c'est toi qui dit le monologue c'est "de la littérature" et les scènes jouées "c'est du cinéma"...d'où tiens-tu cette conviction étrange ? Muhhh c'est un peu basique comme approche pour un cinéphile...Malick n'est dons pas un cinéaste alors...et tous ceux qui sont des adeptes de la voix off non plus....(toute la nouvelle vague part en fumée alors...Pialat adorerait ça)....merde alors, moi qui croyait ! Le cinéma recèle de milliers de pépites (y compris des comédies) avec des monologues en voix off... La voix off, fait assurément partie de la grammaire cinématographique, au même titre que les dialogues, que les silences et que les panoramiques... Le film "Adieu au langage" de Godard, n'est pas du cinéma alors ? C'est con il a eu une palme à Cannes (avec Dolan)...et en plus il y a des scènes avec des dialogues dans le même film..et même une femme et un homme nus... Toute la presse cinéma décrit ce film comme une référence pourtant... mais c'est de la littérature en fait ! Pour moi c'est du cinéma. Oui le public fait une différence, car ce sont 2 grammaires qui cohabitent, sans s'opposer pourtant CINE7, et dans tous les films que j'ai cité plus haut, il y a, à la fois du monologue en voix off et du jeu = les 2 cohabitent parfaitement... Un film est fait d'images, de sons, de dialogues, de silences, de voix off... Il n'y a pas plus de cinéma dans un procédé que dans un autre... Il y a juste le cinéma. Après, que moi je ne me débrouille pas bien avec cette grammaire, c'est autre chose sur lequel je ne peux rien argumenter. Et je ne me défendrai pas. Je l'ai déjà dit ici, je déteste ce que je fait. Chaque fois je trouve le résultat déplorable et je me demande comment j'ai pu m'y prendre pour en arriver là... Pourtant, je dois assumer, montrer. Je n'ai pas besoin qu'on m'aide à descendre mes films. je le fais seul, je les démonte, je les découpe... C'est même ça qui me pousse à toujours vouloir en faire un autre...qui sera bien mieux ! C'est comme mon visage, je m'y suis habitué depuis le temps... Fran6
  6. Krystal Bleu - Prologue

    Je ne comprends ce que tu veux dire dans cette phrase ? L'introspection parlée est réservée à la littérature. Pourtant les pages de ce forum ne suffiraient pas à lister ce genre de procédé au cinéma... Le dernier exemple c'est le film de Terrence Malick : Knight of Cups (qui est le roi incontesté de la voix off introspective....avec aussi Les moissons du ciel et La Balade sauvage... Mais aussi le récent Crosswind de Marti Helde sorti l'année dernière (magnifique !)...Le récit d'une femme qui raconte (100% voix off) sa déportation en Russie = 100% introspectif car la voix off correspond aux lettres qu'elle a écrites et jamais envoyée à son mari, déporté également...C'est donc "littéraire" et totalement introspectif. => Un film a voir absolument pour le procédé des images jamais vu au cinéma (je te laisse découvrir) Et quelques centaines de films encore... voici quelques exemples que j'ai en tête : Amadeus de Milos Forman, la voix off (celle de Saleri) confie ses regrets...et partage avec le spectateur ses erreurs, ses peines, ses tourments... Virgin Suicide de Sofia Coppola : la voix off se raconte et confie ses impressions, sa nostalgie, ses introspections...car il était amoureux d'une des filles.... Mauvais sang de Leos Carax (je suis un fan absolu)): voix off à la première personne qui dialogue avec lui-même qui ne raconte en rien l'histoire, totalement introspective...et littéraire ! Apocalypse Now de Ford Coppola : voix off (Martin sheen) qui partage ses réflexions (introspectives...) et ne raconte pas uniquement l'action. Godard (Pierrot le fou), Minnelli ("la femme modèle" ou le personnage que joue Lauren Bacall se raconte), Marguerite Duras (Indian song, voix off introspective et très littéraire), Won kar way..... etc etc... Mais je pense que ce n'est pas ça que tu as voulu dire.... Peux-tu éclaircir ? Fran6
  7. Krystal Bleu - Prologue

    J'arrive pas à raconter des histoires gaies.... Chaque fois, je commence en me disant : _ " bon je vais raconter un truc plus gai, cette fois... je commence bien....et ça commence toujours mal !" Pourtant dans la "vraie" vie, je suis quelqu'un de plutôt dynamique, jovial, terriblement passionné et enthousiaste... Mais je ne fais que des trucs ultra tristes... Je suis désolé.
  8. Bonjour, Je tourne mon prochain projet en Novembre prochain, si je trouve les sous pour le faire... Ne tenant plus en place, et cherchant une bonne façon de présenter le projet, j'ai choisi de tourner un prologue à mon futur film, sous forme d'une bande annonce de 5 minutes. Voici donc 5 minutes d'images qui donnent quelques clés....sur ce qui précède l'histoire du futur film.. https://vimeo.com/166948902 Tourné et monté tout seul, parfois aidé de mon fidèle ami Baptiste, avec mon Canon 5D Mark3 monté d'optique "crotte de chien" (Dog Schidt Optiks) anamorphiques x2 (38mm / 58mm / 88mm tous en f:3.5) La musique est originale, composée par un musicien que je n'ai pas encore rencontré, tout s'est fait par Internet et téléphone... Le méchant dealer est mon coiffeur...et la ruelle est derrière son local. Les toilettes, le salon, la chambre... c'est chez moi Les scènes de bar sont tournées une soirée de bars en bars (et de bières en bières) avec la comédienne et Baptiste à Nantes (son compagnon et mon fidèle ami et collaborateur). Voilà...
  9. Le pantin de l'amour ( comique)

    Compris. Je n'interviendrais plus. Mais je ne suis pas d'accord avec cet avis. Le hooby je ne connais pas. Je n'en ai pas. Fran6
  10. Le pantin de l'amour ( comique)

    Oui un peu ! Une fois, une personne pour qui je travaillais m'a posé la question : "_ Est-ce que vous êtes un expert dans votre domaine ?" j'ai senti qu'il y avait un piège et que j'avais toutes les chances de me faire rétamer quelque soit ma réponse... Mais j'ai répondu : "_ Oui en quelque sorte..." Il m'a rétorqué : "_Oui on Non ?" j'ai dit : "_oui..." Et il m'a envoyé : "_Je déteste les experts, car ils ne font qu'appliquer des recettes, des réflexes ! Car lorsqu'on est pas un expert, on est souvent plus imaginatif, plus ingénieux, plus créatif qu'un expert..." Je savais que je n'avais aucune chance.... Mais ce monsieur n'avait pas tort ! Et depuis je fais gaffe à ne pas me laisser porter par l'expertise, et je tente toujours de garder du recul face à une problématique de mon métier. Aujourd'hui mon expérience est parfois un poids, qui m'empêche de foncer...de me laisser porter uniquement par le désir et la nécessité.
  11. Le pantin de l'amour ( comique)

    Mais c'est justement lorsque la technique est maitrisée qu'elle est totalement transparente....C'est ainsi que l'émotion passe et que la narration est comprise par tout le monde, sans que tu t'en rendes compte, sans que les spectateurs s'en rendent compte... C'est comme lorsque tu regardes un match de tennis de très haut niveau, ça semble si simple....mais lorsque tu as un raquette dans la main...tu te rends compte des années de travail, les heures à bosser sur des détails, pour atteindre une telle "facilité"... ZB PROD, si tu n'avais pas appris le vocabulaire, la grammaire et l'orthographe française, tu ne pourrais échanger avec nous ici sur le Forum... Tu ne pourrais te faire comprendre. Et bien pour le cinéma, c'est pareil. Il y a une grammaire, un vocabulaire, et une fois qu'on le maitrise on peut se faire comprendre par tout le monde. La caméra est un stylo, il faut apprendre à écrire avec. Une fois qu'on maitrise la langue, on peut tourner les mots et les phrases dans tous les sens pour partager de toutes les manières possibles et sur tous les sujets. Sans ces bases "communes", pas de partage. ZB PROD, ça dépend où tu mets la barre. Si tu veux apprendre à jouer du piano, tu peux demander à ton cousin qui est amateur, et qui pianote bien de t'apprendre...Tu peux même apprendre tout seul. Mais je t'assure que si c'est un pianiste professionnel qui vient de te donner des cours, ou un grand professeur, tu risques de progresser plus vite, tu prendras tout de suite les bonnes habitudes. Maintenant tu vas me dire :" _"Je peux prendre des cours avec mon cousin juste pour m'amuser et prendre plaisir à jouer !!" Parfait tu as donc fait le bon choix avec ton cousin ou en autodidacte. Si tu as plus d'ambition, c'est mieux d'avoir l'accompagnement d'un pro. Ça dépend donc de ton niveau d'exigence, de tes objectifs, et de l'importance de ta passion. C'est la différence entre le "hobby" et la passion. PS : La reverb ne se rattrape pas, elle se bidouille à la marge, elle se bricole (salement). N'importe quel professionnel du son te le dira ZB PROD.
  12. Le pantin de l'amour ( comique)

    Mais tu as raison, mon approche est uniquement et strictement technique, je n'aborde rien d'autre que la grammaire technique du cinéma. Car "le reste" c'est la réalisation, et ce sujet prête à la sémantique, à la rhétorique et au débat. Et "ce reste", je ne saurais le décrire, car il me questionne moi-même lorsque j'endosse le costume du "réalisateur" (en ayant l'impression d'être déguisé...). J'ai beau lire, échanger, écouter, travailler, partager, j'ai toujours plus de questions que de réponses. C'est bien pour cela que je termine sur : ...] Surtout qu'un film à la grammaire technique parfaitement maitrisée peut pourtant aboutir à une merde, un bide, un four...pour 10 autres raisons [...] La réalisation s'apprend en faisant des films, mais la grammaire technique s'apprend en ouvrant les yeux, en étant curieux, en éduquant son regard. Et je pense qu'ici, sur ce forum, c'est une approche critique des aspects techniques que viennent partager les "forumistes".
  13. Le pantin de l'amour ( comique)

    Oui, j'y suis allé hier et ce matin. Je constate effectivement que le film que tu présentes ici représente une grande étape par rapport à ce que tu as déjà fait. Mais avant de continuer, passe beaucoup de ton temps à regarder attentivement des films, passe du temps à regarder attentivement des photos de grands photographes et des peintures figuratives de toutes les époques. Car le cinéma tire sa grammaire de la peinture qui a elle-même inspiré la photographie... Il te suffit de regarder de scènes de grands films sur youtube et de faire des arrêts sur image, puis de faire des copies d'écran pour te faire TA banque d'images de référence. Tu les regardes souvent afin qu'elles s'impriment dans ta mémoire... Tu t'en inspires pour construire tes plans à toi...et ça va venir tout seul après. On ne devient pas réalisateur parce qu'on le décide, on ne devient pas romancier en noircissant des pages, ça ne suffit pas. Il faut se remettre en cause tout le temps, il faut se renier, se détester, il faut douter du résultat chaque fois qu'on est content de soi, car c'est là qu'on s'enfonce de son égo et qu'on perd le recul nécessaire. Certains films que j'aime beaucoup, certains plans, je les regarde chaque mois, depuis 15 ans, parfois plus !! J'en ai besoin comme une drogue... ma dose... cela me met parfois en rage, rage de jalousie !!!!! > Et ça me donne envie d'avancer, de recommencer encore pour réparer cette injustice. Lorsque je tourne un film comme Chef Op, je m’enivre d'images durant des semaines, des reproductions de peintures, de photos qui sont dans l'univers qu'on me demande de mettre en image. Je passe des heures sur Internet ou je vais à la médiathèque, dans les librairies, pour feuilleter des livres de peinture, de photos, que j'emprunte et que je regarde avant de dormir... Puis lorsque mon travail démarre je ne regarde plus rien jusqu'à la fin du tournage. Je laisse toutes ces images dans ma tête guider mes choix. Il arrive que je ne fasse rien de ce que j'ai vu. Mais je sais que ça m'a guidé tout de même. Bon courage ! Et vive le cinéma.
  14. Le pantin de l'amour ( comique)

    Olala.... Vous m'excuserez, mais la première minute du film n'est qu'une suite d'erreurs de cadrage terribles, d'axes de caméra qui ne se conjuguent pas, et de raccords de plans qui détruisent le propos. Comme une musique avec des fausse notes, un texte perclus d'erreurs de grammaire. Vous pouvez me dire : oui mais on entend quand même la mélodie, oui mais on a compris l'histoire ! Effectivement on peut s'en satisfaire. Cela dépend où l'on place son objectif, où se trouve son niveau d'exigence. Que je travaille pour les autres ou pour moi-même, je n'arrive jamais à comprendre pourquoi je ne vois que des erreurs dans mon travail, que les détails non maitrisés, que les idées que je n'ai pas eu au bon moment... Je suis de ceux qui ne sont jamais satisfaits de leur travail, j'envie tellement les bienheureux de leur réalisation, car finalement j'ai l'air de toujours me plaindre avec une certaine complaisance de mon incompétence... Le seul film que j'aime, c'est celui que je prépare, que je vais tourner, qui m'empêche de respirer, de dormir, de rêver d'autre chose. Demain matin, je travaille au découpage d'un moyen métrage de 30 minutes d'un tout jeune réalisateur de 25ans, que je vais tourner en ARRI 416 en film super16 en pellicule Kodak. Un film avec un budget rikiki, ou chacun va donner de soi, de son énergie, seulement animé par la passion de notre métier. Je suis ébloui par l'exigence de ce garçon dans son travail, par son ambition, par son soucis du détail pour que le spectateur vive parfaitement l'émotion qu'il souhaite lui donner. Ce sera son premier projet vraiment "professionnel" et je vous le dis = c'est cette passion terrible qui l'habite, cette envie de ne rien faire plutôt que de faire à moitié, cette exigence, que je partage ! vous pouvez découvrir son projet ici : http://fr.ulule.com/tire-daile/ Surtout qu'un film à la grammaire technique parfaitement maitrisée peut pourtant aboutir à une merde, un bide, un four...pour 10 autres raisons ! Alors il faut accepter de faire....le minimum Pour apprendre le cadrage, il faut regarder des livres de photos, visiter des musées et tenter de comprendre la composition des toiles, aller au cinéma, ou voir des films sur son écran de TV et tenter de comprendre pourquoi le réalisateur à fait se choix... Les livres théoriques, c'est bien, mais la réalité d'un film c'est mieux. Fran6
  15. Le pantin de l'amour ( comique)

    Ben ça ne me dérange pas trop, NOEL... Voilà justement un choix qui pourrait se défendre...et contre lequel je n'aurais pas d'argument technique... => je suis juste d'accord avec toi sur le fait que le personnage qui est derrière disparait un peu trop dans le "flare" de l'objectif, mais bon...
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