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Yann Figuet/Free Lens TV

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A propos de Yann Figuet/Free Lens TV

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  1. Histoire de cette photo : Voici le Durga Puja. La plus grande fête annuelle de Calcutta. Pendant une periode de 10 jours, tous les habitants de la ville vivent dans un véritable tourbillon de lumière, de dévotion, de spiritualité et surtout de fête sans limite. Bonne occasion pour les enfants d'être en vacances et pour les parents de les combler de tous les excès. Les femmes revêtent le plus beaux saris. Entre le neuvième et le dizième jour, Durga, ayant accompli sa tache de tuer Asura, peut rentrer à Kailash. Et la fête continue. Durga emprunte le Gange pour rentrer chez elle. Dans chaque quartier et chaque maison, les pendales sont démontés et les statues hissées sur des camions. Accompagnés de tambours aux rythmes endiablés (les daks), de danses et de chants, ces cortèges se dirigent vers le fleuve sacré pour l'immersion. C'est ainsi que dans une ambiance de folie, les pieds dans la boue, les dévots regardent partir dans le courant du fleuve leur déesse qui, la plupart du temps, coule à pic après quelques mètres. Les immersions se font dans le Gange et il est difficile d'avoir un bon angle de vue. Depuis la terre ferme on ne voit que des dos et depuis un bateau on ne voit que la terre ferme ! Seule solution, le profil... qui implique de se trouver de 3/4 côté par rapport à l'action... c'est à dire... les pieds dans l'eau... ou plutôt dans un mélange boueux composé de déchets d'immersions précédentes. Impossible de rester trop proche car le risque de se faire asperger ou de passer à l'eau est trop grand. C'est donc à distance raisonnable, au 200 mm que cette photo a été prise au couché du soleil. La position du photographe est vraiment primordiale pour obtenir une photo sympa.
  2. Histoire de cette photo : Au pied de Jama Masjid, la plus grande mosquée d'Inde, en plein coeur du quartier arabe de Delhi. Pieds nus et épaules couvertes pour Géraldine, ma compagne, nous découvrons ce chef d'oeuvre édifié en 1650. Ce sont jusqu'à 25 000 fidèles qui peuvent se recueillir ici. Beau mais sobre, la visite est rapide mais nous restons plus d'une heure sur les marches à contempler ces gens qui tour à tour mendient, psalmodient, chantent ou tout simplement vivent. A la nuit tombée, rien ne s'arrête, il fait toujours aussi chaud, aussi humide (90% d'humidité dans l’air!). Le quartier de la mosquée reste aussi bruyant, aussi grouillant mais aussi fort en odeursv ! Je voulais tirer partie de ces quelques minutes magiques... que les allemands appellent "Blau Zeit"... le moment bleu... ces quelques minutes où les lumières artificielles commencent à s'allumer et le ciel garde un bleu profond avant de virer au noir de la nuit. Je voulais absolument obtenir ce filé sur la foule... montrant bien ce tourbillon incessant autour de ce monument imposant (c'est la plus grande mosquée de l'Inde) que les siècles n'ont pu ébranler (elle a été construite en 1650?). Pour éviter un flou de bougé sur la mosquée, mieux vaut être bien calé car avec une vitesse aussi lente (1/4s) c'est pas gagné ! Photo faite à main levée. L'art de maîtriser le flou
  3. Histoire de cette photo : Rien à ajouter si ce nest notre rencontre, dans cette gargote d'Agra, avec Amidh. Vendeur de parfums, sa boutique, cest sa valise. Il la transporte dans toute la ville à la rencontre dhypothétiques acheteurs. Un peu poète, il nous raconte lhistoire de ces fleurs quil cultive dans son jardin. Ces fioles renferment des senteurs de jasmin, magnolia, rose, amande, opium, lotus... nous ne saurons rien de ses secrets de fabrication, mais le personnage vaut le détour! La pièce est sombre mais je n'utilise jamais de flash pour préserver l'ambiance des lieux... même si on s'expose à un flou de bougé du sujet... ou du photographe. Pour éviter le flou du bougé du photographe, 2 ou 3 photos prises en rafale permettent de bloquer le boîtier et d'éliminer le bougé dû à la pression sur le déclencheur. Je déclenche, je tiens déclenché, je retiens mon souffle et j'espère que mon sujet ne bougera pas trop. Forcément dans cette configuration on travaille à grande ouverture, alors autant jouer avec cette faible profondeur de champ et amener un avant-plan flou. La valise recadre l'image et amène au visage du vendeur. Sa main est floue mais, à mon goût, apporte son côté "je tchatche avec les mains" et dynamise la scène relativement statique. APN et Haute sensibilité
  4. Histoire de cette photo : La déesse Durga (ici au fond) a été créée par les autres dieux pour venir tuer le démon Asura qui voulait boire le nectar sacré et apporter le malheur sur terre. Descendant du Mont Kailash dans les montagnes himalayennes, Durga vient chaque année à Calcutta accompagnée de ses 4 enfants. Les dates sont savamment calculées par les bramanes en fonction du calendrier lunaire. Durga quitte le Mont Kailash à la nouvelle lune et met 6 jours pour regagner Calcutta. A son arrivée en ville, chaque famille arbore, chez elle, une statue de Durga parée de ses plus beaux habits. Des associations de quartiers confectionnent d'immenses pendales. Photo prise sur le vif dans un pendale de Kolkota (Calcutta) lors du Durga Puja. Je ne demande jamais à quelqu'un de poser ou de se positionner pour avoir une meilleure photo. Pour moi la composition d'une photo se fait dans le viseur, pas devant l'objectif. C'est mon côté "photo reporter" et je refuse systématiquement la mise en scène. Cette femme se trouve devant cette statue de Durga, priant en ce jour sacré. L'ouverture à f/5.6 permet d'avoir une grande profondeur de champ. Travail en mode P avec optimisation de l'ouverture.
  5. Histoire de cette photo : Varanasi (Bénarès) est un véritable labyrinthe d'impasses, d'allées et de coursives où les rickshaws et voitures ne peuvent se faufiler. Piétons, vélos et motos se fraient tant bien que mal un chemin au milieu d'une foule compacte. Des milliers de minuscules boutiques vendent de tout. Du beignet frit en passant par les cahiers d'écolier, jouets, encens, sans oublier les célèbres saris. C'est aussi dans ce dédale que subsistent quantité de petits métiers : couturier, repasseur, barbier, coiffeur, fromager, patissier, vendeur de journaux, de fleurs... tous regroupés par corporations. Dans la ville de Varanasi, les ruelles sont tellement étroites que voitures et rickshaw ne passent pas... et il en est de même pour la lumière. Le soleil s'infiltre tant bien que mal et les maisons sont très sombres. Les ambiances créées par cette lumière incidente sont fabuleuses. Ces effets d'ombre donnent tout leur relief à cette image. L'utilisation du bracketing a permis d'avoir des résultats différents selon les vues mais c'est celle-ci qui garde le meilleur contraste et rendu entre les parties sombres et claires. Le plat de yaourt est légèrement "brûlé" et le regard de l'homme assez sombre... mais n'est-ce pas là que réside toute la signification de cette image?
  6. Histoire de cette photo : Le Toy Train a été inscrit en 1999 au patrimoine mondial de l'UNESCO... mais ces pauvres locomotives branlantes semblent bien vivre leurs dernières heures... dommage car cette excursion dans le passé est autant agréable à vivre que symbolique. Cette photo a été prise à 7 kilomètres de Darjeeling, à Batasia loop. Le Toy Train étant un train à vapeur, il doit sans cesse s'arrêter pour faire le plein d'eau... ou pour laisser reposer la vieille loco. Batasia Loop est un de ces arrêts... et les photographes ne s'en plaindront pas! Le petit train s'arrête au milieu de nulle part, en pleine courbe, avec une vue fabuleuse, sur les hauts sommets himalayens. Dommage que tout le monde descende du train car j'aurais aimé faire cette photo sans tout ces voyageurs. Mais la vue est tellement splendide, un moment pareil se partage forcément!
  7. Histoire de cette photo : A pied, nous regagnons la gare de Darjeeling pour une petite balade historique à bord du Toy Train. Ce vieux train à vapeur, mis en service en 1880, relie Darjeeling à Siliguri sur 88 km. Nous nous sommes contentés, vu sa lenteur, de nous rendre à Ghum, la plus haute gare du monde pour trains à vapeur (2222m). Le convoi longe à une vitesse de tortue la route et ne cesse, dans un bruit assourdissant de sifflet, de couper la circulation au traffic automobile. La fumée noire envahit les wagons et nous nous retrouvons rapidement recouverts d'une fine couche de charbon. La pente est raide et la vieille loco, mal entretenue, peine à atteindre la prochaine station pour s'approvisionner en eau. Le Toy Train a été inscrit en 1999 au patrimoine mondial de l'UNESCO... mais ces pauvres locomotives branlantes semblent bien vivre leurs dernières heures... dommage car cette excursion dans le passé est autant agréable à vivre que symbolique. Photo prise depuis le "Toy Train". Il a fallu d'abord négocier avec le contrôleur de pouvoir garder la porte du train ouverte. C'est depuis le marche-pied, pendu dans le vide en m'accrochant à une poignée que j'ai fait cette image, d'une seule main, le visage noirci par les fumées de cette loco poussive. Plus d'une cinquantaine de clichés ont été pris pour arriver à celui-ci. Le train suit la route et la circulation est souvent complètement bloquée. Impossible de voir tout le train et on a le plus souvent une voiture, un rickshaw ou un camion qui cache la locomotive. En plus, il faut attendre une courbe pour voir tout le convoi.... en espérant que l'arrière plan ne soit pas hideux... et en rêvant qu'un autre photographe (ce train est très couru par les touristes indiens) ne sorte pas la tête d'une fenêtre... histoire de garder un minimum d'authenticité. Vous comprendrez alors pourquoi les chances d'obtenir la photo escomptée sont plutôt rares.
  8. Histoire de cette photo : Femmes et enfants d'une tribu dans le nord de l'Inde près d'Haridwar. J'ai trouvé les indiens très ouverts à la photo (beaucoup plus que dans d'autres coins du monde). Ils ont le sourire plutôt facile tant qu'on les respecte sans jouer les voyeurs. Pour cette photo nous avons passé beaucoup de temps avec cette famille sans sortir les boîtiers et c'est tout naturellement qu'eux-mêmes nous ont demandé ce que nous avions dans nos sacs à dos... des appareils photos... et voilà ... rien de plus facile. Les photos de personnes se préparent. Impossible d'arriver dans une tribu et, sans même saluer la population, sortir son boîtier, ses objectifs et mitrailler à tout va. Nous avons passé de longs moments avec ces gens avant de sortir les boîtiers. Nous avons d'abord salué le chef du village, puis visité l'école où nous avons joué avec les enfants. Premier test photographique pour voir comment ils appréhendent leur image avec un petit appareil numérique, un Canon G5, où tout ce petit monde à pu immédiatement s'admirer sur le petit écran LCD. Et voilà comment être accepté par d'humbles personnes, au coeur en or qui, au final, nous ont invité à partager leur repas, les femmes nous ont convié à venir avec elle à la rivière laver leur linge et les enfants nous ont interprété leurs chants traditionnels... ça y est nous sommes acceptés et l'appareil photo n'est plus un objet inconnu... les visages s'illuminent, les sourires apparaissent... il n'y a plus qu'à déclencher !
  9. Histoire de cette photo : Voici Varanasi (Bénarès). Varanasi comme Varuna et Assi, les deux rivières qui se jettent dans le Gange en ce lieu. Ici le fleuve et la ville ne font qu'un. L'un n'existerait pas sans l'autre... D'ailleurs, en cette fin de mousson tardive, le Gange s'est largement immiscé dans la ville, inondant tous les ghats (escaliers qui permettent de descendre dans le fleuve). Impossible d'échapper au côté spirituel de la ville. Sur le ghat principal, les cérémonies nocturnes commencent à s'installer. Chants, cloches, méditations, prières... Cette photo a été prise au coucher du soleil sur le ghat principal de Varanasi au moment de la cérémonie quotidienne d'offrande au Gange. Les prêtres qui conduisent cette cérémonie ont un rituel bien précis. Difficile de les suivre et d'avoir LA bonne photo si on ne connaît pas le déroulement de la cérémonie. Je suis donc venu assister une première fois à la cérémonie sans "shooter", juste pour m'imprégner du lieu et pour connaître les différentes étapes. Cette photo a été prise lors de la préparation, lorsques les prêtres mettent en place les différentes offrandes sur les petits promontoires. La zone est normalement réservée aux prêtres, mais je me suis plié à quelques obligations pour accéder au plus près. A la question: "journaliste?" j'ai répondu oui.. ce qui est vrai bien que je sois en vacances... puis à leur demande j'ai quitté mes chaussures et accepté une bénédiction me retrouvant le front couvert de rouge. Telle est la clé "organisationnelle" de cette photo. Elle est prise au moment précis où le ciel est bleu profond et les lumières artificielles réchauffent les couleurs. APN et Haute sensibilité
  10. Histoire de cette photo : Près de la région d'Agra, en bord de route alors que notre chauffeur vient de s'arrêter pour une pause "Chai" (thé). Un groupe de femmes revient des champs, et parmi elles cette splendide fille... Elle ne pose pas, regarde droit devant elle et passe son chemin. Comme le décor n'est pas des plus attrayants sur cette route à fort traffic, j'ai préféré utiliser la longue focale pour obtenir un arrière-plan flou. Chance que je sois placé du bon côté pour voir ce bijou sur le nez qui renforce la beauté de son regard sombre. Manque peut-être un peu d'air pour voir davantage ce qu'elle porte sur la tête (une serpette). L'Art de maîtriser le flou
  11. Histoire de cette photo : 5h30, gare de Haridwar, nous attendons le train en partance pour Varanasi. Le hall de gare est encore endormi, les voyageurs en attente sommeillent à même le sol... et au milieu de cette foule assoupie, une vache. J'ai juste le temps de prévenir mon amie de se pousser et déjà cette vache se laisse aller sur le sol du hall de gare. Cette photo dépeint vraiment le caractère sacré des vaches indiennes et la nonchalance des indiens. Le lieu est sombre, vitesse lente et haute sensibilité de rigueur. Forcément les personnes en mouvement sont floues, mais j'aime bien justement cette différence entre la netteté des dormeurs et le flou de bougé des premiers voyageurs du matin. Lorsque je pars à l'étranger en reportage j'ai toujours mon Apple PowerBook pour gérer mes photos, vider mes cartes et commencer à dérusher sur le terrain pour avoir une première vue d'ensemble. J'ai 2 cartes de 1Go et 1 carte de 512Mo. Pour ce reportage en Inde par exemple j'ai effectué plus de 3500 photos en mode Raw...ça prend de la place. Je vide donc chaque soir les cartes et le classement s'effectuer par jour avec des sous-groupes par thématique. Je ne renomme pas les photos qui gardent toutes leurs données d'origine (métadata...) et je ne jette aucune photo. Seules les photos vendues sont renommées pour le client. J'effectue une sauvegarde sur le disque de mon ordinateur et une copie de sécurité sur un petit disque externe de 60 Go qui ne me quitte jamais. Comme ça si je me fait voler mon ordinateur alors que je l'ai laissé par exemple dans ma chambre d'hôtel, je ne perds pas toutes mes photos. J'ai aussi un Archos Gmini 20 qui me permets de vider mes cartes quand je pars plusieurs jours en trek et que je ne peux emmener mon laptop. Cet Archos me sert aussi comme player mp3 pour emmener des musiques et comme enregistreur audio pour enregistrer musiques, interviews... :unsure: APN et haute sensibilité
  12. Histoire de cette photo : Sur la route qui mène au Mansa Devi Temple de Haridwar... Sur un chemin de pèlerinage comme celui qui mène au Mansa Devi Temple de Haridwar, entre pélerins, vendeurs, mendiants ou autochtones, les sujets à portraitiser sont nombreux ! Plutôt que de courir dans tous les sens, la meilleure solution consiste à choisir un bon endroit où la lumière et l'arrière plan sont bons et attendre que le sujet se présente à l'horizon... C'est donc assis sur un muret, en bord de ce chemin de pélerinage, que j'attends patiemment que ces personnages se présentent devant l'objectif. Au 200 mm, mode programme, la profondeur de champ est faible, vitesse rapide pour éviter les flous, il suffit d'être patient ! Je couple l'automatisme du mode programme avec une prémesure de la lumière car un déclenchement sans mesure préalable ne donne pas de bon résultat. Par contre dans le contexte d'un déclenchement à main levée avec une longue focale, il vaut mieux déclencher 2 ou 3 fois en mode rafale pour éviter le bougé du déclenchement. Dans ce cas la première photo sert de test de mesure et la deuxième est bonne. Dans 99% des cas mon boitier a le mode rafale enclenché et je n'hésite pas à l'utiliser... oui je sais c'est criticable... mais c'est ma manière de travailler.
  13. Histoire de cette photo : Sur la route qui mène au Mansa Devi Temple de Haridwar... Sur un chemin de pèlerinage comme celui qui mène au Mansa Devi Temple de Haridwar, entre pélerins, vendeurs, mendiants ou autochtones, les sujets à portraitiser sont nombreux ! Plutôt que de courir dans tous les sens, la meilleure solution consiste à choisir un bon endroit où la lumière et l'arrière plan sont bons et attendre que le sujet se présente à l'horizon... C'est donc assis sur un muret, en bord de ce chemin de pélerinage, que j'attends patiemment que ces personnages se présentent devant l'objectif. Au 200 mm, mode programme, la profondeur de champ est faible, vitesse rapide pour éviter les flous, il suffit d'être patient ! Je couple l'automatisme du mode programme avec une prémesure de la lumière car un déclenchement sans mesure préalable ne donne pas de bon résultat. Par contre dans le contexte d'un déclenchement à main levée avec une longue focale, il vaut mieux déclencher 2 ou 3 fois en mode rafale pour éviter le bougé du déclenchement. Dans ce cas la première photo sert de test de mesure et la deuxième est bonne. Dans 99% des cas mon boitier a le mode rafale enclenché et je n'hésite pas à l'utiliser... oui je sais c'est criticable... mais c'est ma manière de travailler.
  14. Histoire de cette photo : Cérémonie quotidienne d'offrande au Gange à Varanasi. La cérémonie du feu se déroule chaque soir sur le ghat principal. Pour éviter tout flou de bouger 1/6 à main levée... une seule méthode... l'apnée (!) associée au mode rafale. C'est une pratique qui me vient de mon métier de cameraman. Apprendre à respirer est primordial pour obtenir des images stables. Il faut savoir gérer sa respiration et respirer "avec le ventre" plutôt qu'avec les poumons. Au coucher du soleil, les prêtres conduisent la cérémonie face au Gange. Face au fleuve, voilà le problème... si je reste sur la berge je n'aurai que des prêtres de dos sur fond noir de la nuit... pas terrible. Pas d'autre solution que de se "jeter à l'eau". Pas très ragoutant dans cette eau sombre, on ne sait pas trop où on met les pieds. De l'eau jusqu'aux genoux, je trouve la position pour cette photo. La scène est illuminée par l'éclairage public et je ne veux absolument pas utiliser de flash qui tuerait cette ambiance. Un projecteur, face à moi, me gêne fortement et je parviens à le cacher derrière la torche du deuxième prêtre en partant de la gauche. Ouverture maximum, vitesse lente, position instable dans l'eau... mais résultat sympa avec ce public en arrière plan qui participe quotidiennement à cette cérémonie peu commune. :unsure: APN et Haute sensibilité
  15. Histoire de cette photo : Tribu dans la région d'Haridwar. La population vit dans des huttes aux murs de terre et toîts de chaume. Des maisons d'une rare propreté en comparaison de la saleté des villes. Tout est bien rangé dans de jolis malles. Les femmes tiennent parfaitement leurs maisons. La lumière n'entre que par quelques petites ouvertures sans fenêtre. L'endroit est sombre. Je veux garder une certaine profondeur de champ pour avoir les malles en arrière plan, il faut donc monter la sensibilité. Bien que cette photo soit prise en contre jour, je me sers du poteau pour couper la lumière incidente de la fenêtre. La vitesse lente (1/20) donne des mouvements flous (le bras gauche) mais cette femme dans sa cuisine n'est-elle pas très belle?
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