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GM1968

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  1. J
    GM1968 reacted to Ciné7 in Métaphore ?   
    Bonsoir les jeunes à qui j'ai dédié mon précédent post (Oui, je sais, en guise de conclusion) et bonsoir à tous et toutes (dont les plus disposés).
     
    Sans attendre vos 41 ans et même votre déclic ou votre conflagration, je vous propose de déjà tester cette réponse à la devinette (repérer dans la séquence de The impossible quelques matériaux de votre cerveau droit et à quoi çà sert).
     
    Sans trop m'avancer, le scénario (... oui, de The impossible) indique sur cette séquence que la mère et son fils sont emportés par le tsunami mais réussissent à s'en sortir (et qu'il leur faut ensuite s'enquérir du reste de la famille dont la violence de l'événement les a si brutalement séparés).
     
    Quasi certain aussi que çà n'a pas été écrit qu'avec le cerveau gauche car le cerveau droit a dû déjà recadrer le récit au burin en exigeant une structure externe (paradigme) et une structure interne (arc transformationnel) puisqu'il a bien fallu élaborer sur des 1ères bases solides, l'intrigue elle-même, les actions et les personnages (d'accord, pas forcément dans le même ordre).
     
    C'est le réalisateur qui selon moi (si j'en crois ma phase actuelle), a dû s'adonner au grand plaisir de son propre cerveau droit, au milking de l'histoire et donc, dernière découverte perso grâce à Syd Field et telle qu'évoquée en intro, à celui de chaque personnage.
     
    Comme indiqué, il en est résulté un mythe universel biblique en la personne du déluge et puisqu'il y a une maman et son jeune freluquet, autant donc recourir à la matrice, ce matériel si cher à nos cerveaux droits car toujours bien rangé dans leur même boîte à outils.
     
    Le réa s'est en fait servi du mythe universel (ici du déluge) pour actionner la mécanique de la structuration du scénariste avec une 1ère inversion des pôles via un plongeon du haut de la structure externe dans les profondeurs de la structure interne (voir images dès 0'14").
     
    (C'est d'ailleurs la propriété spécifique dudit incident clé de Syd Field dont Michaël Mann garde le manuel sur son bureau et déjà pour le même plongeon du cadavre sur le toit du taxi dans Collateral ... On n'improvise pas et on ne philosophe pas, merci, on huile sa mécanique pour entraîner le public dedans).
     
    D'accord, on a notre mythe universel et la matrice mais pas d'autosatisfaction pour autant à l'inversion des pôles !
     
    En réa (et plus du tout en scénariste), on s'attend aussi à diriger ses acteurs et en même temps, à devoir les remonter de la structure interne vers la structure externe pour leur éviter la noyade (le naufrage).
     
    Le cerveau droit n'a pas tardé à brandir le mythe de la caverne de Platon en lieu et place du burin. Il a sorti un autre mythe universel qu'il tient toujours prêt dans sa boîte à outils pour permettre le relais dans la mécanique de la structuration du scénariste : 
     
    Il suffit souvent de ne retenir du mythe universel de la caverne de Platon qu'une fois qu'on se retrouve dedans par inadvertance, on est plongé (Oui, on est dans le mouvement de la mécanique) dans une obscurité ténébreuse et qu'il va nous falloir urgemment détecter une trace de lumière extérieure (sans se tromper sur le 1er reflet venu) pour espérer rejoindre la sortie et ainsi recouvrer la liberté (et celle du public avec).
     
    Au passage, je ne sais pas si vous avez remarqué mais depuis qu'on cause (oui, que j'cause), on n'est pas dans un docu sur la réalité de la tragédie du tsunami de 2006 mais dans sa métaphore concoctée de concert par 2 hémisphères ...
     
    Restons-y !
     
    Le cerveau droit recommande ici de garder la matrice qui huile déjà si bien la mécanique.
     
    Le réa peut maintenant se préoccuper des images et des sons, de l'action et de ses acteurs.
     
    Le risque pour lui, c'est de penser que c'est enfin au tour de son cerveau gauche de prendre seul les rennes.
     
    Que nenni, rétorque le cerveau droit ! Et le réa réalise aussitôt que pour maintenir la mécanique de la structuration, il ne doit pas en effet désactionner trop brusquement le mythe du déluge. Vaudrait mieux laisser l'enfant se perdre même un court moment dans le déluge quand il réussit à remonter à la surface de l'eau en s'étant trompé de sortie en ne se laissant guider que par le reflet du ciel ... (tiens don, pile comme Icare dans Seul monde,voulant atteindre direct le soleil en ne brûlant pas d'ailleurs que des étapes. Merci à nos cerveaux droits de nous avoir tapoter le cerveau gauche avec cet autre outil !).
     
    L'enfant parvient enfin à localiser la sortie de la caverne en changeant de reflet et en en choisissant un beaucoup plus à la hauteur de son regard.
     
    "Cerveau droit, qu'as tu encore à dire à mon cerveau gauche ? C'est bon ?" s'inquiète le réa juste avant de recevoir dans les pognes un autre outil toujours prêt à être dégainé ...
     
    "Tu es dans la métaphore, prends donc l'effet miroir avant de laisser le cerveau gauche te dicter la suite !" lui répond le cerveau droit.
     
    Le cerveau gauche du réa et non plus du scénariste, peut enfin prendre son tour dans le calme. "On a qu'à reproduire un accouchement. Comme çà, l'enfant remonte du ventre de la mère jusqu'à la sortie de la caverne ... Euh, jusqu'à l'orifice naturel de la maman et comme çà, l'acteur enfant joue sa naissance en criant comme un nouveau né !"
     
    Le réa se dit que c'est très limpide comme mise en scène et comme direction d'acteurs ... Enfin, pour ce qui concerne déjà l'enfant ...
     
    Il en laisse tomber l'effet miroir qu'il tenait dans la main et le bruit le sort soudain de ses songes du cerveau gauche.
     
    Il réagit : "Et la mère ? Mais qu'est-ce que j'en ai fait ?".
     
    Le cerveau gauche confus de son oubli, se rattrape en lançant l'idée qu'elle n'a qu'à prendre l'enfant contre elle comme un nouveau né, tout simplement !
     
    Le cerveau droit bien que satisfait que son apport d'outils ait assez bien fonctionné jusque là, peine à garder le silence et ne se retient plus de menacer le cerveau gauche du réa avec son burin.
     
    Le cerveau gauche comprend très vite qu'il faut aussi évoquer le cordon et qu'on peut utiliser à cet effet un arbre suffisamment longiligne qui se serait déraciné par la force du tsunami ... ("ou du déluge" se reprend-il in extremis pour pas se reprendre un coup de burin). Ainsi, l'enfant et la mère pourraient venir s'accrocher à lui comme à une bouée puisque je suis très fort, il flotterait ainsi à proximité.
     
    On l'a notre cordon ! Y a plus qu'à mettre en scène la séparation ! Par exemple, l'enfant n'a plus qu'à tenter de rejoindre un espace immergé pour quitter l'arbre et sa mère puis partir à la recherche de son père et de ses 2 p'tits frangibus. Pas mal pour couper le cordon et garder la mécanique en branle, n'est ce pas cerveau droit ?
     
    Le cerveau droit lâche un "mouais" qui précède généralement un coup de burin bien senti ...
     
    "Oui pardon, l'effet miroir !", se sauve le cerveau gauche ... Il réfléchit et admet que la mère a une dimension interne en tant que personnage et que ce n'est pas l'enfant mais elle qui peut le plus craindre et même refuser la séparation ! Elle peut retenir l'enfant à l'arbre à sa 1ère tentative de s'en échapper ! ...
     
    "Oui mais encore ?" attend le cerveau droit du réa ... "Un petit peu avant et même encore avant l'arrivée au cordon, avant qu'ils ne rejoignent l'arbre !" insiste-t'il ... "Tu crois vraiment que je t'ai si gentiment passé mon effet miroir pour si peu ?"
     
    Le cerveau gauche reste bouche bée, cherche, se creuse son reste de méninges ... et reçoit alors un de ces coups de burin en plein dans la face qu'il en hurle en ces mots : "C'est la mère qui devient le nouveau né et qui inquiète l'enfant en restant silencieuse et sans vie".
     
    "Voilà ! Bravo !" le félicite et se félicite le cerveau droit mais s'empresse d'ajouter : "Ainsi, pour activer l'arc transformationnel de l'enfant, il peut se précipiter pour sauver sa mère comme l'aurait fait son rival de père par une même force d'amour s'il avait été présent ... et avec une même force, la porter contre lui jusqu'au cordon qu'il lui tire pour le couper !"
     
    "Et pour activer l'arc transformationnel de la mère ?" poursuit le cerveau gauche comme pour poser un défi avant de recevoir un nouveau coup de burin.
     
    "Tu as encore oublié les éléments de la matrice même dans l'effet miroir et dont un en particulier qui huile assez bien la mécanique !" s'énerve le cerveau droit ...
     
    Et le cerveau gauche s'écrie avec conviction : "Ouiiiiiiiii ! Le Je t'aime maternel que par effet miroir, elle s'adresse à elle-même en le murmurant à l'oreille de l'enfant comme un secret qu'elle ne réserve qu'à son mari et tous ses enfants" ...
     
    Et craignant un nouveau coup de burin, le cerveau gauche enquille sur un : "Ainsi, l'enfant de la séquence mesure toute la dimension paternelle qui réside déjà aussi en lui et n'a plus qu'à décider de partir affronter le monde extérieur sans abandonner sa mère mais pour revenir en bon père de famille avec son mari et ses 2 autres "babies" pour partager sans rivalité et sans exclusivité toute la force d'amour qu'elle lui a transmise par des mots indescriptibles glissés comme des petits bisous à l'oreille  !";
     
    Reportez vous à l'autre extrait sur le lien 2) : https://forum.magazinevideo.com/topic/33920-1er-court-métrage/?do=findComment&comment=166092
     
    ... et ne vous dîtes plus que pour obtenir une telle force d'émotions doublement satisfaisante, on n'est passé que par son cerveau gauche et qu'on a laissé en veille le droit.
     
    C'est une somptueuse mécanique à apprendre à vie et à amoureusement huiler
     
    (Mais vos deux hémisphères y sont déjà prêtes et demandeuses).
     
  2. J
    GM1968 reacted to Ciné7 in Métaphore ?   
    En guise de conclusion (si personne dont moi ne relance), je tiens à m'adresser sous forme de confidence perso aux jeunes aspirants isolés ou non, passant par là et qui seraient intrigués voire pantois par la présence inopinée de la séquence de Mort à Venise postée plus haut.
     
    Je soupçonne, y compris chez tous les néophytes plus vieux que vous, une difficile compréhension de ma démarche 
     
    J'ai vu le film à peu près à votre âge (à 20 ans) et comme vous, je n'ai rien décelé sur cette séquence sinon l'esthétisme et l'élégance de Luchino Visconti dans les représentations de Dirk Bogarde (inspirées de Gustav Mahler) et de Bjorn Andresen, jeune acteur suédois interprétant l'ado ...
     
    Le comédien de théâtre qui m'avait invité, persuadé que le film allait me correspondre et donc me faire réagir (au vu de ce que j'écrivais déjà comme vous qu'avec mon cerveau gauche), m'avait d'abord prévenu que le rapport entre le personnage adulte et le personnage ado n'avait rien à voir avec l'homosexualité (malgré celle de l'immense metteur-en-scène) et que le thème n'évoquait que la quête ultime de la beauté par un artiste mourant et personnifiée ici par le jeune prénommé Tadzio.
     
    Comme vous, cette séquence m'était apparue, oui assez jolie mais si lente et totalement mystérieuse ...
     
    Il a fallu attendre la scène finale pour créer le déclic attendu car si bien pressenti par le comédien de théâtre qui ne m'avait payé la place qu'à cet effet (encore merci à lui  !) :
     
    (Je la replace ici pour vous car on ne la voit plus où je l'avais postée avant)
     
    (Entre nous, autre confidence, ma petite référence à Michelange évoquée dans le post d'intro, rend un hommage perso à la posture du David de Verrocchio, de Tadzio avant de lever son logo vers l'horizon) :

    (Attention néanmoins : Perso, pas de David de Michelange mais autre chose qui s'inscrit dans ma métaphore à moué !).
     
    Je ne veux pas et même refuse de vous imposer cette seule référence (sauf si vous avez le même déclic que moi à 20 ans).
     
    Dans l'attente de vos 41 ans, je ne vous souhaite que votre déclic perso à vous sur n'importe quelle référence se présentant sur votre route ...
     
    Pourquoi ? Vous me demandez pourquoi ? 
     
    Mais parce que ce déclic (Que dis-je ? Cette conflagration !) et votre ressenti pendant les jolis mais mystérieux moments qui vous l'ont préparé avant, ne proviennent ni de votre cerveau gauche, ni de votre cerveau droit mais uniquement de votre âme et que comme moi, vous les garderez précieusement et chaleureusement dans votre mémoire humaine (dans votre coeur) pour votre propre formation et votre propre évolution avec une si profonde reconnaissance et une vraie et sincère admiration pour votre Maître qui vous les aura offerts ... rien que pour vous connecter vos deux hémisphères et vous libérer votre esprit et sa créativité !
  3. J
    GM1968 reacted to Ciné7 in Métaphore ?   
    J'ai complété des posts du topic par des EDIT.
     
    Je vous ajoute ici le lien vers le post sur Seul au monde pour commencer à lister la trousse à outils de votre cerveau droit : https://forum.magazinevideo.com/topic/32765-le-voyage-du-héros/?do=findComment&comment=157864
     
    Pour prévenir aussi, ne pas croire que je suis une encyclopédie vivante (et sur le retour).
     
    C'est l'ami google et non pas davantage une bibliothèque garnie du domicile, qui guide mes recherches de mythes universels, mon milking (maintenant en scénariste ET en comédien).
     
    Un simple mot clé choisi parmi les éléments déjà imaginés par son cerveau gauche sur une histoire, fait l'affaire en tapant : mythe du truc machin.
     
    Différentes sources sont ainsi proposées et il n'y a plus qu'à faire son shopping (sa sélection avec son cerveau droit en guettant un stimulus de son cerveau gauche) ...
     
    Par exemple, assis devant son ordi en "dégustant" sur le pouce un plat au micro-onde quand on vient de rentrer en tgv.
  4. Merci
    GM1968 got a reaction from Ciné7 in Effet miroir   
    Bonjour,

    Pour rendre à César ce qui lui appartient. C'est toi Patrice (Ciné) qui a déclenché mon logiciel intérieur.
     
    Mais tous ces éléments dans les films parlent à notre inconscient. Parfois même les auteurs peuvent ne pas se rendre compte des éléments montrés qui participent d'un langage universel.
     
    C'est peut être d'ailleurs quand l'inconscient prend la main que le résultat est touchant.  Une forme de talent que chacun peut développer. C'est aussi ça la force du logiciel intérieur...
     
    Parfois, juste un plan de coupe peut en dire beaucoup.
     
    N'oublions pas les neurones miroirs qui nous permet l'empathie porte bien leur non. Sinon on ne pourait pas prendre la place du héros...
     
     
  5. Merci
    GM1968 got a reaction from Ciné7 in Effet miroir   
    Bonsoir,
     
    Merci Ciné de m'avoir alerté sur l'intérêt du sujet du miroir.
     
    Je crois que j'ai vu le film mais je n'en ai pas gardé de grand souvenir.
     
    Je trouve les analyses présentées sont très intéressantes (les votres et celles des youtubers).
     
    Concernant l'effet de ralenti dans l'escalier, il me rappelle un peu cette sensations, lors d'un rêve angoissant, où il faut aller vite et que tout ralentit. Est-ce intentionnel ? Ce qui renvoie aussi au souvenir d'un moment angoissant revécu dans un cauchemar. 
     
    Quant à la scène du miroir, je me demande aussi, si, cette scène n'est pas une façon de prendre la place de Elliie (Jodie Foster plus jeune). Ce que je veux dire, c'est que l'on passe d'un plan à la troisième personne vers un plan (presque) à la première personne. Une sorte d'invitation à rentrer dans le personnage.
     
    En tout cas, c'est une scène incroyable.
     
    Cette scène introduit l'intrigue car Ellie scrute les étoiles, appelle son père et le cherche (un moyen de rentrer en contact avec lui). Car dans le film, plus grande, elle sera scientifique et "écoutera" les étoiles. (là on est bien dans le scénario je pense)...
     
    Je dois avouer que j'ai très longtemps pensé comme toi crackers. Et effectivement, certains artistes peuvent activer des émotions sans en avoir conscience de prime abord. Mais de manière non intentionnelle dans le processus de création, un artiste peut très bien activer de référence et des symboles. Certains artistes ne veulent dévoiler ou analyser le processus qui les a mené à l’œuvre, par pudeur ou peut être par superstition. Le topic sur le logiciel intérieur de Ciné m'a bien aidé à ouvrir les yeux.
     
    Encore une fois merci pour cette scène qui est riche sur le plan d'un point de vue de la réalisation et d'un point de vu narratif.
     
     
     
  6. Aime
    GM1968 reacted to Ciné7 in FILMOPSIE - La chronique dans laquelle on décortique le cinéma   
    Bonjour Projets-Ventilo,
     
    Superbe idée que de décortiquer de l'intérieur !
     
    Petite réticence toutefois sur la pédagogie de ne proposer que ce qui brise les codes avant d'inciter à les apprendre et à les connaître.
     
    C'est presque encourager à s'en passer avec l'excuse (perso, on me l'a déjà répondu ici même sur le forum) que David Lynch les remet en cause (mais donc aussi Mickaël Haneke et Quentin Dupieux) et que chacun serait ainsi entièrement libre (... de faire n'importe quoi sans rien savoir).
     
    Ce n'est pas que faux mais à la différence que ces messieurs cités ci-dessus le font de manière très réfléchie et avec (et par rapport à) une culture du métier. J'ai revu récemment Elephant Man de David Lynch sur le câble et je n'ai pas souvenance qu'il se soit émancipé des codes mais qu'au contraire, il y a tout puisé.
     
    Sur Youtube, je te souhaite aussi bon courage vus les commentaires sous tes vidéos. Un seul m'a interpellé (et rassuré). Celui qui a reconnu Orange mécanique de Stanley Kubrick dans Funny Games U.S. (Bravo à lui ! "Bon sang mais c'est bien sûr" ai-je réagi).
     
    Bon, j'ai fini de râler et il ne me reste plus qu'à t'encourager pour la suite. On a certes chacun nos références et je me permets même de corriger Vincent Dupieux : Non, dans les autres films, rien n'arrive sans aucune raison. Sinon, il serait vain de les décrypter de l'intérieur ...
     
    Et puis çà aussi : Non, Projets Ventilo, on ne mystifie pas un film (Muholland Drive te concernant) et non, le cinéma n'est pas que bien  !
     
    PS : Bravo et merci d'avoir cité CHROMA que GM1968 a eu la bonne idée de nous faire connaître sur le forum  
  7. Merci
    GM1968 got a reaction from Ciné7 in Chroma   
    Bonsoir,
     
    Dernier épisode de Chroma...
     
     
     
  8. Merci
    GM1968 got a reaction from Ciné7 in Détours - Courts métrages et Web séries   
    Bonjour,
     
    Bravo !
     
    Deux univers totalement différents !
     
    L'idée de "Inside" est géniale. Pourquoi je trouve l'idée géniale ? D'une certaine manière lorsque l'on s'inspire d'une œuvre existante, nous volons enfin disons plutôt empruntons (car l’œuvre originale ne perd rien) les idées présentent dans d'autres fictions. référence, plagiat, détournement ou parodie : c'est un peu ce que fait le héro, voler les objets dans les films. Bref, le "sous-texte" est vraiment géniale. On comprend que vous avez envie d'en faire votre gagne pain (ce n'est pas pour rien que c'est le porte-feuille de Louis Lumière qui est dérobé). Ai-je bien compris l'intention (consciente ou non) ?
     
    "Pile ou Face" est super aussi ! Il est vraiment bien tourné bravo encore. (Un petit doute pour moi sur le choix du titre car je ne vois pas trop le rapport avec le hasard ou l'hésitation entre deux choix... enfin je veux bien une explication). La colorimétrie, le flou ou l'absence de stabilisation me paraissent justement très justes !   
     
    Je me suis abonné... on attendra les suivants !
  9. Merci
    GM1968 got a reaction from Ciné7 in Vegas pro 15   
    Bonjour,
     
    La version 15 vient de sortir... Preuve que Magix continue le développement.
     
    http://www.vegascreativesoftware.com/fr/vegas-pro/nouveautes/#productMenu
     
    Je n'ai pas encore testé. Pour l'instant, j'ai l'impression que c'est surtout un changement cosmétique. Toujours pas de suivi d'objets.
     
    J'aime bien la version 14... Je ne sais pas si je vais réellement sauter le pas.
     
  10. Merci
    GM1968 got a reaction from Ciné7 in vidéos smartphone... Mode Portrait ou Paysage   
    Bonjour,
     
    D'un côté les conventions (qu'il faut connaître) et de l'autre la liberté...
     
    Mais, parler avec quelqu'un sur Skype (ou autre) ou filmer un appartement pour le montrer à son grand père, ce n'est pas vraiment une œuvre artistique, convenons en.
     
    On le voit aux informations télévisées lors de la diffusion de vidéo amateur en mode portrait. C'est sans doute une méconnaissance des conventions.
     
    Maintenant, on se doit de respecter les règles communes dès qu'il s'agit de partager intentionnellement. Il suffit de se rendre à la section " Ma vidéo en ligne" pour s'en rendre compte... Les critiques arrivent vite s'il la vidéo comporte des tremblements, l'horizon penchée, des bandes noires pour faire cinéma... Toutefois, je dirais que certaines règles doivent être parfois transgresser justement pour exprimer un point de vue.
     
    Exemple : Mommy, film réalisé par Xavier Dolan... Le format de l'image vari en fonction de l'espoir du personnage principal... (Très beau film : il faut parfois des sous-titres car l'accent québécois est très prononcé)...
     
    On peut imaginer qu'une vidéo destinée à une diffusion sur portable soit réalisée en portait... Enfin des paysages en portrait... L'horizon est horizontale et nos yeux également... mais pourquoi pas...
     
    Mais je remercie jeremalix pour cette question qui va finalement bien au delà de la rotation aléatoire des vidéos en portait sur sa télévision...
  11. Aime
    GM1968 reacted to Ciné7 in Le voyage du héros   
     
    Bonjour, "petit" rappel pour un "petit" retour sur la matrice.
     
    J'en étais perso à attribuer sa découverte à David Lynch puis à Stanley Kubrick avec Steven Spielberg qui l'ont mis en place dans Elephant Man et dans A.I. Intelligence artificielle (à ma pauvre petite connaissance à ce jour).
     
    Décidément, je viens d'apprendre qu'il y a encore un prédécesseur en la personne de Leonard De Vinci dans son tableau (étrangement) devenu le plus célèbre du monde :
     

     
    Thierry Gallier, auteur de "La Joconde révélée" explique sur internet (https://www.youtube.com/watch?v=tBmLnI2SQ6M) qu'il a aperçu ce détail du doigt humecté de la Joconde, en référence au mythe d'Isis et ici à la mère qui a passé le doigt dans la bouche de son bébé avant de l'allaiter (on distingue en effet la salive qui coule encore).
     
    Attention, l'émission web mise en lien dure 2h15 et ce n'est pas la seule découverte. Il y en a d'autres qui surpassent un logiciel photo (notamment sur les calques). Pour les vrais passionnés donc mais très prenant à regarder si on se réserve du temps.
     
    Mais Thierry Gallier me semble oublier son propre résumé biographique du début sur Leonard De Vinci où il dit lui-même qu'il a été retiré de sa mère juste après le sevrage (la période d'allaitement) pour n'être élevé que par son père (raisons précisées).
     
    Selon moi, la Joconde ne signifie pas forcément, ainsi que l'émission le suppose, que Leonard De Vinci se prenait pour Horus, le fils d'Isis mais qu'il avait gardé en lui ce souvenir maternel et qu'il en a saisi et compris la force matricielle universelle.
     
    La placer dans toute oeuvre semble lui conférer une dimension (universelle) qui reste dans la mémoire de tous sans doute avec un accent d'éternité (la mère nature en tant que source de création dans laquelle on puise notre propre créativité).
     
    Le public n'a pourtant jamais remarqué ce détail mais il a fait son office sur l'Histoire et le reste de l'émission démontre qu'elle marque l'humanité dans la conjugaison de toutes les dimensions de la vie (au travers des auto-portraits savamment cachés de Leonard de Vinci à différents âges).
     
    Tenter de puiser dans la matrice et que montrer. Le mystère est qu'il en restera toujours quelque chose ... La solution ? : une vérité originelle :
     
     
     
  12. J
    GM1968 reacted to Ciné7 in Remise de toutes les pendules à l'heure !   
    Bonsoir chers tous,
     
    Bonheur aujourd'hui de découvrir sur le site de l'AFC, cette vidéo d'une conférence-débat devant les étudiants de l'école nationale supérieure Louis Lumière où Yves Angelo et Caroline Champetier, directeurs photo, réussissent en se confrontant, à remettre toutes nos pendules à l'heure sur nos approches et nos égarements concernant la lumière, l'étalonnage, le numérique et notamment à la fin, sur nos statuts d'amateurs ou de professionnels (sur une jolie formule de Caroline Champetier).
     
    Qu'on se sente plus proche d'Yves Angelo ou de Caroline Champetier, le débat finit à égalité dans l'apaisement et le plaisir de notre virus (grand ouf de ma part, le mien perso se porte à merveille).
     
    (A ceux qui ne jurent (par inexpérience mais impatience) que par le bokeh, le tout étalonnage, les flats, les logs, les montées vertigineuses en isos, prenez cette vidéo en tranquillisant. Il se transformera en fortifiant si vous respirez enfin par le diaphragme  !).
     
    Cà dure une heure, réglons nos montres ... pardon, nos pendules !
     
    (Attention toutefois au son, prévoir du volume !).
     
     
  13. J
    GM1968 got a reaction from Ciné7 in La prévention routière contre l'inattention (suisse)   

    Je confirme, je ne suis pas l'auteur (pauvre petit amateur débutant que je suis). Je suis tombé dessus via le forum informatique Suisse : Libellule.ch (comme ça je donne mes sources).
    Thierry a surement raison sur l’efficacité. D'ailleurs, c'est rarement les plus "belles" pub qui sont les plus efficaces. L'efficacité est parfois antagoniste avec créativité artistique. Par exemple, il parait que les pubs de lessive type, "nouvel OMO" ("quoi, il y a un nouvel OMO ?" pour citer Colluche) sont efficaces pour retenir la marque et le message (lave plus blanc que blanc).
    Je l'ai posté aussi car, j'étais en pleine révélation suite à l'excellent sujet lancé par Ciné : Pour tout projet : tenter son propre logiciel intérieur Super intéressant ! Et cette vidéo est bien dans l'esprit (comme le clip de U2 aussi).
    Mais la proposition de JFL pourrait faire aussi un super clip : Alors le jeune ou le vieux ? ... "Sur la route, on ne choisit pas : on anticipe"...
    PS : il me semble que la priorité au piéton n'est pas très ancienne en Suisse (fin des année 90)... Et bravo à Thierry pour l'utilisation d'un véhicule propre (les hybrides ne sont pas encore partout) !
  14. J
    GM1968 reacted to Ciné7 in Merci Papion !   
    Je souhaite signaler que sur son profil, on peut revoir ou découvrir les réalisations que Papion a eu depuis longtemps la générosité de partager sur le forum : http://forum.magazinevideo.com/profile/16318-papion/
     
    Un bel exemple pour mémoire (L'autre qui vient) :
     
     
    J'ai donc pensé qu'il était enfin temps de lui dire aussi merci pour la qualité de ses créations qu'il a pris l'heureuse habitude de nous proposer ici et rien que pour nous  !
  15. J
    GM1968 got a reaction from Ciné7 in Ignite Express 2017   
    Bonjour,
     
    Ignite express 2017 est un pack de plugins gratuits pour votre logiciel de montage préféré (voir ici la liste des logiciels compatibles : https://hitfilm.com/ignite-express).
     
     
    Ce n'est pas complément gratuit, il faudra partager l'information sur les réseau sociaux et s'inscrire (mais c'est peut-être déjà fait si vous avez télécharger Hitfilm Express)...
     
    Chez moi, sur Vegas pro : les plugins ont été installés sans problème...
     
    C'est gratuit et ça peut toujours servir...
     
     
     
  16. J
    GM1968 reacted to IXES in Les Blockhaus de Soulac   
    Bonjour,
    Chaque fois ils disent : "plus jamais ça"!
    Bonne lecture et observations.
     
  17. J
    GM1968 reacted to IXES in SOULAC SUR MER   
    Bonjour à tous,
    Dans cette vidéo, j'ai voulu représenter les défilement des rues.
    Ainsi, nous pouvons avoir un bref aperçu du front de mer ainsi que des maisons type 'arcachonaises"
    Bonne lecture
     
  18. J
    GM1968 got a reaction from Ciné7 in Avis et conseils   
    Bonjour,
     
    Robert McKee commandé... ça ne me fera pas de mal de hiérarchiser tout ça... Mais aujourd'hui c'est Dara Marks qui m'a le plus marqué.
     
    Le logiciel intérieur est maintenant une routine qui s'active en quasi permanence (même en dehors de toute activité artistique)...
     
    Bonne nouvelle si le projet n'est pas abandonné : il y a une belle matière qu'il faut mettre en forme.
    Encore une fois, il faut se poser les questions de bases pour tout projet (pas seulement de cinéma:
    - qui est la cible ? Le grand public ? Un test ? Un ami ? Une fille avec qui on aimerait bien se aller plus loin ? La famille ?
    - quel est le sujet ? Le handicape ? L'amitié ? Le dépassement de soi ? Une histoire d'amour ?
    - et la forme ? Unicité / Homogénéité / Accessibilité / Lisibilité... Bref une cohérence... 
     
    Bon courage !
  19. J
    GM1968 got a reaction from Ciné7 in Avis et conseils   
    Bonsoir,
     
    Échange très intéressant !
     
    J'ai lu la dernière version du scénario. J'ai quelques remarques :
    - Je suis assez d'accord avec Ciné (OK, de manière générale, je suis toujours d'accord avec Ciné), je trouve qu'il y a beaucoup de chose qui pourraient être montrées plutôt que narrées.
    - Pour bien s’identifier au personnage, il faut qu'il ait un défaut (Dara Marks) et qu'il soit nécessaire de dépasser le défaut pour atteindre l'objectif...
    - Lors de la première version du scénario, il y avait un effet miroir super intéressant qui a laissé place à une histoire à trois.
     
    Personnellement, j'aurais maintenu le duo de héros au premier plan (un homme en fauteuil et un homme/femme qui n'ose pas se mettre en avant). Et, pour dépasser leurs barrières, les deux personnages se soutiennent et s'unissent. Comme on dit : 1+1 font parfois plus que 2... Deux personnages en miroir avec chacun ses forces et ses faiblesses...
     
    Dans le cas présent, si l'un veut être réalisateur (Fabien) et l'autre acteur (Thomas) : pourquoi il ne le font pas ensemble... ils sont complémentaire... chacun soutenant l'autre.
     
    Idée : par exemple si Thomas se sent responsable de Fabien et Fabien culpabiliser que Thomas s'occupe de lui (une histoire d'accident de voiture avec Thomas qui conduisait, un truc dans le style)... Mais de là (sans refaire "Intouchable") ils pourrait s'épauler et arriver à leurs projets respectifs (réalisateur pour Fabien et acteur pour Thomas)...
     
    Hier, il y avait Grand Hôtel Budapest à la télé... Je n'avais pas remarqué les premières paroles du film :
     
    "C'est une méprise extrêmement courante. On pense que l'imagination d'un écrivain est toujours en éveil qu'il invente constamment des flots d'incidents et d'épisodes, que tout simplement, ses histoires lui tombent du ciel.

    En réalité, le contraire est vrai. Dès lors qu'on vous sait écrivain, on vous livre les personnages et les événements. Et tant que vous serez capable d'observer et d'écouter attentivement, ces histoires continueront de […] vous poursuivre toute votre vie.

    Qui a longtemps conté les histoires d'autrui se fera conter maintes histoires."

     
    J'ai trouvé cette introduction très intéressante d'un point de vue de l'inspiration... Finalement, il faut s'inspirer de la réalité. La clef est en nous et autour de nous.
     
    J'aime beaucoup idée des dominos...  mais il fait voir s'il on n'est pas à coté de l'image que l'on se fait des dominos : "des éventements qui s'enchainent de façon prévisibles".
     
    Bonne continuation !
     
     
  20. J
    GM1968 got a reaction from Ciné7 in Petit teste sur image fixe sur video.   
    Bonjour,
     
    Je n'ai pas trouvé d'erreurs ? C'est bien fait je trouve !
  21. J
    GM1968 reacted to IXES in Carte de restriction drones   
    Bonjour à tous,
     
    Voici la carte aéronautique de restriction des drones, plus lisible et plus précise que AIP DRONES,
     
    Il n'y a pas les héliports, c'est en cours.
     
    J'ai fait un essai cet après midi à environ 4 km de la limite d'une restriction, et, en effet, je n'ai pas eu d'avertissement de ma tablette.
     
    Ensuite je suis entré environ à 4 à 6 km dans la zone de restriction et là, ma tablette à demandé si j'avais l'autorisation de voler ? Ce que je n'ai pas fait.
     
     
    https://www.geoportail.gouv.fr/donnees/restrictions-pour-drones-de-loisir
  22. J
    GM1968 reacted to IXES in Fumées   
    Bonjour à tous,
     
    Un essai hors nature.
     
     
  23. J
    GM1968 reacted to Ciné7 in Vegas - besoin d'aide général   
    Bonsoir et merci GM1968 car perso aussi, Vegas serait susceptible de m'intéresser.
     
    (Sauf erreur, je n'ai pas vu d'uhd dans les exports mais au mieux du 1080p ... ???).
     
    On peut regretter la conception du montage de cette cruella mais çà donne déjà une bonne idée du concept du logiciel (même ici dans sa version platinum).
     
    On regrette aussi tes longues absences du forum. Des membres dont moi sauront toujours te réserver le meilleur accueil.
  24. J
    GM1968 reacted to Ciné7 in L'audace de débuter sur un projet :) ...   
     
    Je reconnais, j'aime bien d'abord faire visiter tout l'espace de liberté que permet un principe (Il ne s'agit pas de règles).
     
    Je commence par tout l'enjeu mais m'adressant ici aux débutants, je dois revenir à la base (de décollage).
     
    On part de la fiction mais on s'intéresse aussi au docu et au reportage. A tout à la fois.
     
    Débuter sur un projet implique donc de connaître et d'intégrer un seul principe : informer en images et en sons.
     
    Le brainstorming d'une idée consiste ainsi à informer de qui et de quoi il s'agit pour d'abord s'aider à imaginer des images et des sons (et non pas disserter).
     
    Un moindre plan informe sur qui et sur quoi.
     
    Comme l'exemple d'un article de William sur son site, du plan sur le gobelet d'eau dans Jurassic Park :
     
     
    Le seul principe de base d'informer qu'en images et en sons induit qu'il faut dynamiser l'information pour susciter l'intérêt du public en l'invitant à se poser des questions. C'est ainsi qu'il se rend compte qu'il participe.
     
    Il n'y a qu'un seul moyen : Il faut toujours conjuguer l'information au présent mais aussi au passé et au futur.
     
    Comme pour l'exemple du gobelet de Jurassic Park :
     
    Que se passe-t'il ... et donc que s'est-il passé ou que va-t'il donc se passer ?
     
    Il nous a suffit de déjà répondre à deux questions : "Qui ?" et "Quoi ?".
     
    Comme Steven Spielberg pour ce plan : Qui ? : "un T-rex". Quoi ? : "qui arrive" ...
     
    Qu'une image et un son sans voir ici l'action mais qui la montrent ! (edit : oui, ce sont les deux, l'image et le son qui montrent).
     
    C'est le principe de base pour débuter ... puis pour se donner les moyens d'évoluer et de persévérer sur ce seul postulat : MONTRER  !
     
    Reste à laisser ou non s'exprimer son pourquoi intime ...
     
    EDIT : Oui, déjà admettre qu'avec un simple gobelet d'eau, on peut "creuser au burin" et puiser jusque dans une mythologie parce qu'il n'y a que çà pour aider à savoir son pourquoi intime et donc aider aussi son évolution et son expérience.
  25. J
    GM1968 reacted to Ciné7 in L'audace de débuter sur un projet :) ...   
    J'avoue franchement qu'il m'a fallu d'abord décider de me calmer une vraie colère mais en cette pause dominicale reposante, je profite notamment de l'édition en cours du Nikon Film Festival et surtout de la récente mise en ligne de BiffTannen (mon-nouveau-court-métrage-tourné-avec-un-gh4/), pour me permettre sereinement de rappeler aux débutants dont je reconnais toutefois la très belle témérité, quelques bases indispensables d'un scénario ou du moins d'un projet de fiction (et même de docu ou de reportage).
     
    Se souvenir déjà que nous sommes sur un média visuel et sonore et non pas sur un devoir scolaire de rédaction ou de dissertation écrite.
     
    Il faut donc ne s'exprimer qu'en images et en sons (avec le renfort parfois de notes musicales) pour ne répondre déjà qu'à 2 impératifs : informer sur qui et sur quoi puis en partager un point de vue personnel, donc légitime et original (son intime pourquoi).
     
    Or dans la masse, on comprend rarement de qui et de quoi çà parle et on en élude forcément le point de vue (souvent disserté en voix off pour bien aggraver la situation).
     
    On prend alors l'excuse de l'amateurisme (facile et déplacé !), du délire ou du cliché (du déjà vu ou entendu si jamais, çà peut faire sérieux).
     
    Non, pour faire vrai, il faut uniquement se baser sur du crédible et du vraisemblable et quitte à recourir à la mémoire (cinématographique) du public, plutôt d'abord croire soi-même à la vérité qu'on pense si fort pouvoir dégager et pour laquelle on a souhaité s'impliquer.
     
    On ne relate pas une vérité du haut de son petit poste d'observation, on descend de son piédestal pour la voir et la montrer la plus proche possible au point d'en percevoir toute sa propre émotion de petit être insignifiant mais si vivant et sensible ...
     
    Le "qui", c'est soi-même mais dont on charge un personnage imaginaire de porter le poids dont on voudrait se lester et le "quoi" n'est que la réponse qu'à une seule question initiale (en externe) : "Qu'est ce qui arriverait si ?" ... sous-entendu (en interne) "Comment je réagirais si (...) et pourquoi ?".
     
    Ce "comment" (interne) va aussitôt servir à structurer le récit (externe ... et non pas une vague dissertation) et donc se restructurer soi-même pour le partager avec le public. Perso, j'ai déjà évoqué et adopté les 3 propriétés par défaut, inhérentes à toute structure (merci, on laisse de côté celle de la dissertation) : Thèse/Antithèse/Synthèse !
     
    Autrement dit : "Voilà comment j'ai vécu et vis jusqu'à présent cette vérité mais qu'est-ce qui arriverait et comment je réagirais si (... ?) pour en comprendre le fond (le pourquoi) et en tirer le meilleur enseignement" ...
     
    ... "Pour çà, je vais même m'inventer (me transformer en) un personnage réel ou imaginaire entouré comme moi d'autres personnages réels ou imaginaires et on va tous se doter d'une personnalité qu'on sait en soi la plus forte et qu'on se déplore chacun plus ou moins prêt à affronter dans la réalité de nos mornes quotidiens, pour en ressortir tout l'essentiel avec le public (bref, toute la dimension universelle)".
     
    La thèse résulte en partie du passé et ne se récite qu'au présent, l'antithèse s'imagine au présent mais peut puiser jusque dans le passé ce qui explique le présent pour que la synthèse puisse se réciter au présent et porter (ou espérer ou spéculer sur) un meilleur futur possible.
     
    La thèse, c'est le monde tel qu'il est ou est devenu au présent et qui s'effondre à l'antithèse où on doit tous éviter de recevoir les débris et se sauver des dégâts pour à la synthèse sortir des décombres et reconstruire l'avenir sur de nouvelles fondations plus solides.
     
    Il y a aussi une autre difficulté qui me désolait dans la masse mais contre laquelle j'ai déjà proposé ma contribution ici sur le forum (notamment sur le logiciel intérieur qu'il faudrait se programmer et sur le "milking" des éléments en présence puis un autre topic sur le rendu cinéma).
     
    En effet, j'ai craint le pire et qu'on ne savait plus ce qu'est et à quoi sert un film (toutes durées confondues) parce que le langage est oublié voire méprisé ...
     
    (Sauf bizarrement mais heureusement pas par les plus jeunes ... Exemples : http://www.festivalnikon.fr/video/2016/11 et http://www.festivalnikon.fr/video/2016/513).
     
    Ferme combattant de la médiocrité , ouf, j'en arrive toutefois à la conclusion que la situation n'est pas si grave et désespérée  :
     
    Qu'on soit (timide et modeste) débutant, amateur ou pro, il y a un préalable auquel on doit tous et chacun(e) se plier : un brainstorming de son idée (oui ben tant pis, ... selon le pragmatisme hollywoodien ... Non, pas snif  !).
     
    Dans ce que perso, je visionne, il ne manque souvent et finalement que çà  :
     
    De qui est-il question (en plus que de moi) ? De quoi (quels événements et pour quels enjeux) ? Est-ce que tout çà ne m'inspire au départ que des images et des sons (si je les vois, les entends et même les savoure déjà) ? Puis (plus tard mais très vite), quel est donc ce thème qui se cache derrière et que je souhaite tant évoquer puisque je découvre avec stupéfaction qu'il m'a toujours hanté et dans lequel je peux donc intimement et pleinement me reconnaître ?
     
    Le brainstorming réclame toutefois de la méthode. Il en existe plusieurs trouvables sur internet (notamment 5 sur le site de Marc, cineaste-independant.fr) mais j'ai eu perso l'occasion de tester un livre très utile en la matière dont le titre rend sceptiques jusqu'aux professionnels les plus sérieux et les plus téméraires (sauf au moins Gérard Krawczyk qui l'a traduit et le défend) : "Comment faire un film en 21 jours" de Viki King, aux éditions DIXIT (24 €).
     
    Vraiment, que ce soit pour le loisir ou pour s'initier à un vrai apprentissage en fonction de ses velléités, l'ouvrage n'est plus que jamais utile et puisque ce n'est pas de la pub de ma part (aucune action chez DIXIT, j'approuve seulement la leur), s'il y a une lecture de chevet à s'imposer en faveur de ses projets, c'est bien d'abord ou uniquement celle-ci  (Ne serait-ce que pour le brainstorming proposé et les moyens de mener à son terme son ou ses petit(s) chef-d'oeuvre(s)  !
     
    Sinon, savoir déjà ce qu'on regarde et pourquoi on retient tel ou tel principe ou procédé. Pourquoi celui-là nous émeut ou nous surprend plus qu'un autre et puisqu'il s'agit probablement d'un pur reflet de soi, pourquoi ne pas en déceler des traces et les éponger à son tour avec le soutien solidaire de son public aussi peu large serait-il ?
     
    Comment justement dans les films que j'aime le plus, on utilise ce système de reflets si bien dirigés qu'ils viennent se mirer jusque dans le plus grand nombre ?
     
    Sans prétendre aller jusque là et en restant au loisir et au plaisir : Qui ? Quoi ? Pourquoi ? ...
     
    Parce que le seul effort de répondre déjà à çà, aide naturellement le comment avec même (promis !) le soulagement d'une sensation de liberté  !
     
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