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Hello,

Suis étudiant en scénario au Cinécours Canada. Suis donc à la recherche de livres surtout en pdf sur le scénario.

Alors, impatiemment je vous attends.

Bisous

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Hello Marco1974 et bienvenue sur le forum ainsi qu'un immense bonjour à Cinécours Canada !

 

Perso, je ne connais aucune version pdf à recommander sinon les 36 situations dramatiques de G. Polti mais qui ne t'apprendra pas grand chose sur la construction dramatique même (sinon que c'est bien de les connaître) :

 

Les 36 situations dramatiques G.Polti (original).pdf

 

L'apprentissage est bien fourni en livres et j'ai toujours mon faible perso pour Syd Field, Dara Marks et Blake Snyder (édités chez Dixit) et n'étant que francophone, je n'ai pu lire Lajos Egri et Michaël Hauge (mais j'aurais bien aimé).

 

Je signale en outre que je ne cite plus Robert Mc Kee mais je me suis récemment souvenu que c'est lui qui initie à la formule magique de base "Négation/Négation de la négation/Contraire de la négation" pour développer (et structurer) une histoire (en tant métaphore de la vie selon lui mais depuis ... selon moi aussi).

 

Tu peux aussi fouiner de très bons articles sur le site de notre cher membre William :  

http://www.scenarmag.fr/

 

En auteur français, j'ai également recommandé Alain Layrac "50 conseils pour réussir son scénario sans rater sa vie" (Hémisphères éditions).

 

Sinon, regarder en même temps des films et ne pas négliger ceux qui fonctionnent très bien pour toi car ils pourraient te révéler ta propre narration capable de te porter.

 

Je ne suis pas prof à Cinécours Canada, ni ailleurs mais ce serait le cas, je commencerais par vous encourager à démystifier l'écriture de scénario. Syd Field n'a besoin que de 171 pages pour expliquer l'essentiel à déjà savoir et il suffit encore de regarder des films pour en saisir l'application (et en déduire la sienne).

 

Les autres ouvrages servent aux éventuelles lacunes constatées au cours de son évolution ou tout simplement à sa curiosité au gré de sa passion encore naissante mais forcément grandissante.

 

Tu as peut-être déjà vu sur le forum mais j'en ai trouvé un excellent témoignage :
https://forum.magazinevideo.com/topic/34029-petite-masterclass-de-andrew-stanton-pixar/

 

Non pas bon courage mais belle et magnifique aventure !

 

 

 

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Le 04/04/2018 à 19:59, Ciné7 a dit :

 

Robert Mc Kee (...) initie à la formule magique de base "Négation/Négation de la négation/Contraire de la négation" pour développer (et structurer) une histoire (en tant métaphore de la vie selon lui mais depuis ... selon moi aussi).

Pas de nouvelles de Marco1974 mais tant pis, c'est aussi pour en faire profiter tout le monde et notamment nos jeunes autodidactes téméraires et réceptifs (dont un à qui je pense).

 

Je ne crois ni ne souhaite qu'il existe un doctorat universitaire d'écriture de scénario.

 

Donc, bonjour tous car il faut néanmoins expliquer cette "formule magique de base" qui rejoint la structure toute autant de base à laquelle j'encourage et que défend d'ailleurs Blake Snyder (me  convaincant ainsi définitivement) :

 

Thèse/Antithèse/Synthèse !

 

De mémoire, j'avais attribué cette structure à Richard Michaels Stefanik, autre consultant hollywoodien lu autrefois en attendant la traduction française de Syd Field mais qui s'intéresse surtout aux contenus (et aux valeurs) thématiques et émotionnels éprouvés qui fonctionnent le mieux (et depuis toujours) auprès du public (certes d'un point de vue commercial mais écrit-on que pour soi et son p'tit nombril ?).

 

Démo par l'exemple sur le Magicien d'Oz (celui choisi par RM Stefanik) :

 

Thème (en tant que valeur et thèse défendues par le cerveau gauche) : On n'est jamais mieux que chez soi et que parmi les siens.

 

Au tour du cerveau droit de partir sur la négation de cette affirmation :

C'est forcément mieux ailleurs que chez soi et que parmi les siens et ici pour déjà communiquer une promesse dramatique et de visuel : "au delà de l'arc-en-ciel" :

 

Le cerveau droit poursuit sur l'antithèse, soit la négation de la négation : Non, c'est encore plus terrible ailleurs :

 

Le cerveau droit peut ainsi conclure en synthèse et à la plus grande satisfaction du cerveau gauche, sur le contraire de la négation, c'est à dire la confirmation de la thèse : Si finalement, on n'est mieux que chez soi et parmi les siens (même si on n'est pas toujours d'accord et quelles que soient les épreuves ...) :

 

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... On notera (oui si on veut, commercialement) que la thèse part ici d'un thème impliquant les 2 valeurs dites préférées du public : la vérité et la sécurité.

 

La thèse et l'antithèse confrontent donc Judy Garland (en tant que protagoniste ... le qui) au fait (le quoi) de ne pas être entendue ou crue quand elle dit la vérité et au mensonge d'un magicien charlatan, ainsi que face à une sorcière, à une question de vie ou de mort (de son petit chien, de ses proches dont ses amis et de la sienne) afin de pouvoir les résoudre à la synthèse.

 

La thèse pose ces 2 sources ou promesses de conflits (acte I) que l'antithèse développe et approfondit (acte II) en vue (acte III) de les résoudre à la synthèse (où la protagoniste rejoint transformée son chez elle et les siens, eux mêmes transformés à ses yeux).

 

On remarquera d'ailleurs qu'à cet effet, la structure dispose de 2 points d'appui ("plot point" 1 et 2) :

paradigma-syd-field.thumb.jpg.90c437b86121705d67b6a593c316a25c.jpg

 

Pour démontrer en 2 temps que le magicien est certes un charlatan mais pas un menteur mais que comme chacun(e), il fait ce qu'il peut pour faire admettre la vérité et qu'il est un allié de poids puis pour que la sorcière soit enfin détruite pour que le petit chien, les amis et la protagoniste aient la vie sauve et profitent en toute sécurité de la chaleur du foyer.

 

Ce sont ces deux plots points qui en servent la démonstration sachant que c'est le point central (le "midpoint") qui va contribuer au virage à 180° des affirmations si peu solides en place et remettre sur la voie de la solution (ou du paradis) en synthèse.

 

C'est même la subtilité à intégrer pour progresser et évoluer sur cette structure (de Syd Field) que perso, je considère toujours aussi imparable et tellement négligée.

 

Les 2 "pinch" garantissent que le virage à 180° s'opère car il a plutôt tendance à résister et vouloir revenir en arrière (en position initiale) ...

 

Pour ne pas s'enfermer que sur 2 valeurs, Dara Marks (Inside story) ajoute même une question de fond toujours sous tendue dans cette structure mais que William Shakespeare a rendue explicite dans Hamlet : "Etre ou ne pas être ?" et qui ne peut que profiter de ce virage à 180° aux yeux et dans le coeur du public.

 

"Et la fée ?" me murmure-t'on ... Parce que dans la caverne de Platon, il faut bien une lumière pour guider et même tirer vers la sortie et car comme dirait Aristote, en étant souvent à cours de pistes logiques, il ne nous reste que le surnaturel ... resté présent à la synthèse mais que par la mémoire (où se logent les informations chargées d'émotions) ...

 

En fait, le coup de pouce de Blake Snyder consiste à proposer 15 temps forts pour débuter et s'exercer sur la structure en restant d'abord sur "thèse/antithèse/synthèse" pour enfin l'intégrer non sans un certain soulagement sur le bien fondé et la bonne santé (la vérité et la sécurité) de sa passion naissante et grandissante :smile:

 

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Bonjour Ciné7,

Ici, on dans les domaine des spécialistes. J'admire ta culture et ta passion pour l'écran. Je me sens petit...

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Bonsoir manober et merci mais ne te crois pas si petit, je ne propose que des clés à mettre dans toutes les poches comme chaque spécialiste proposerait son aide et ses conseils techniques aux ignorants de mon espèce.

 

Quand toi, tu tiens à filmer un théâtre japonais ou des sculpteurs, tu participes de la même passion et du même partage :smile:

 

Il n'y a pas de discrimination entre chaque vécu et chaque expérience (déjà lorsqu'il s'agit de réunir une équipe dont des stagiaires autour d'un projet).

 

J'en profite pour préciser que le fameux virage à 180° n'est autre que l'arc transformationnel car ce sont les personnages et donc les acteurs et actrices qui portent et soutiennent la structure externe et interne (les plots et le mid point et les pinch ne sont que des boulons qui maintiennent les fondations et l'axe de rotation).

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