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Hôtel de Sauroy : exposition rétrospective du photographe Bernard DESCAMPS


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Du 5 novembre au 5 décembre 2015, l’Espace photographique de l’Hôtel de Sauroy met à l’honneur le photographe Bernard Descamps.

Cette grande exposition rassemble les séries emblématiques du photographe, réalisées notamment au cours de trente années de voyages à travers le monde, et ses nouvelles images transposant sa vision onirique. Près de quatre-vingt-dix images retracent plus de quarante ans de pratique photographique. Cette exposition s’accompagne d’un livre intitulé Où sont passés nos rêves ? publié aux Editions Filigranes et préfacé par Dominique A.

Simultanément, Bernard Descamps exposera également dans deux galeries, dont une à Bruxelles.

Vernissage en présence de Bernard Descamps le mercredi 4 novembre 2015 à partir de 18h30

avec la présentation du livre Où sont passés nos rêves ? aux Editions Filigranes préfacé par Dominique A

* Café Images organisé par Gens d'Images le samedi 7 novembre 2015 à 10h30 suivi d'un cocktail.

* Signature du livre Où sont passés nos rêves ? aux Editions Filigranes le jeudi 3 décembre 2015 à partir de 18h.

www.bernarddescamps.fr

Espace photographique de l’Hôtel de Sauroy

58, rue Charlot - 75003 Paris

Du mardi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous

Entrée libre

© Bernard Descamps

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  • DISCUSSIONS RÉCENTES

    • Merci manober, Je regrette d’avoir voulu porter des légendes à l’écran. C’est un exercice périlleux. Par nature, une légende populaire ancienne est faite pour être racontée par un conteur. La transmission orale de génération en génération laissait un espace à l’imagination de chaque auditeur. Chaque dépositaire de l’histoire l’adaptait à ses préoccupations, ses superstitions, ses peurs et ses fantasmes. C’est une histoire vivante qui évolue avec les gens. Anatole le Braz est un de ces collecteurs du 19ème siècle, qui a recueilli des légendes auprès de gens et qui en a fait une œuvre littéraire. C’est un instantané de 1893 qui a le mérite de sauver le patrimoine culturel de l’oubli. Nos ancêtres ne connaissaient pas Netfix et Youtube. Porter une légende à l’écran, c’est lui enlever sa nature profonde. L’expression orale n’est pas seulement sa forme, mais la raison de son existence. Donner à voir un démon qui n’existe que dans l’imagination, c’est déjà trahir la légende. Sauf, peut être, si on est capable d’en faire du second degré. Mais ce n’est pas évident à réaliser.
    • Bonjour Charlie et Comemich, Moi, j'ai apprécié l'originalité du sujet, et surtout l'opposition, l'affrontement de vos points de vue respectifs.   manober
    • Merci Jean Charles, Je comprend ton exigence. Tu conditionnes ton attention à la nécessité d'entrer dans le film et d'y être captivé. Je suis marqué par le souvenir de l'époque où j'aillais au ciné-club. On visionnait un film hollywoodien avec Marlon Brando. Puis l'animateur du débat qui suivait nous faisait raconter le "happy end". On s'apercevait alors qu'après avoir été captiver par l'histoire du héro, le cinéaste nous faisait prendre cette fin heureuse pour une issue souhaitable. Personne dans le public n'avait compris que la grève courageuse des ouvriers n'avait rien changé à l'exploitation des travailleurs, et que tout reviendrait comme avant, dans le meilleur des mondes. Le cinéaste (maccarthysme) nous avait captivés et menés par le bout du nez sans qu'on s'aperçoive de rien. Je suis profondément marqué par cette expérience, et je ne regarderai plus jamais un film comme avant. Je défend la distance critique du spectateur. Je fais appel à son jugement avant son émotion. Je suis prétentieux en appelant ça "Post nouvelle vague". Mais c'est une idée qui me fascine. 
    • Moi aussi je me sens mal compris...  Je fais abstraction du côté IA, mais quand je regarde une création, quelle qu'elle soit, j'essaie d'être captivé et d'y entrer.. Et là je suis devant la barrière IA qui m'en empêche... J'ai par contre bien apprécié la voix féminine, assez naturelle à mon sens ... quelle IA pour elle ?   Tiens l'exemple inverse : Je ne suis pas non plus pro film d'animation et je zappe en général, mais un m'a presque amené aux larmes  : La plus précieuse des marchandises... Là j'étais dans l'histoire, malgré le style. Donc je comprends bien ta finalité et elle est intéressante et sans  doute chronophage...
    • Merci pour ta réponse. Je me sens mal compris. Je ne cherche pas à faire de la vidéo virale.  Ce n''est pas mon truc de faire le top dix des gamelles en bicyclette (hilarant !). Je ne cherche pas non plus à accrocher le spectateur pour collectionner les likes. Mon truc, c'est d'apprendre à manipuler les images et les sons pour parler de ce qui m'intéresse. Je ne vais pas essayer de faire croire à des histoires auxquelles je ne crois pas moi même. Le cinéma est artificiel par nature. Je trouve intéressant d'évoquer les superstitions et les légendes populaires anciennes. La plupart des images sont des fantasmes et je suis content que ça se voit. Car, au second degré, ça nous en dit long sur les mœurs et coutumes d'autrefois. Je comprend que ça ne passionne pas les foules. Ce n'est pas le but non plus. Un mot pour finir, sur l'intelligence artificielle: On peut trouver ça dérangeant. Je le comprend bien. Mais qu'est ce que j'aurais pu faire sans l'IA ? Oui c'est artificiel. Oui ça se voit. Tant mieux !
    • Un peu seul l'ami Michel et je le comprends... J'ai regardé, et j'avoue, tout en sachant le travail que ça représente, que je n'arrive pas à accrocher... Trop "artificiel" à mon goût et je n'arrive pas à entrer dans l'histoire. Désolé Michel, c'est un nouveau genre et il va falloir qu'on s'y habitue...   
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