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Dois-je toujours éviter les fenêtres ?


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Bonjour, j'ai un camescope Canon MV830i. Voila mon problème :

Quand je film en intérieur, tout est normal mais dès que je me rapproche d'une fenêtre, la fenêtre est tout clair, on voit rien à l'extérieur seulement une grosse luminosité sur toute la surface de la fenêtre. Enfin dès qu'on film vraiment la fenêtre après moins de 1s, on voit l'extérieur parfaitement mais l'intérieur est tout sombre, donc pas du tout beau.

Quels sont les réglages à faire pour éviter cela ? J'espère avoir été claire car c'est pas facile à décrire.

Pour filmer en ce moment j'évite absolument les fenêtres c'est la seule solution que j'ai trouvé. 8)

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Invision-Board-France-147.gif

J'ai compris ton problème et en attendant qu'un expert

se manifeste avec des mots bien précis qui veulent

dire quelque chose, je vais meubler avec mes mots à moi.

Ton camescope s'est automatiquement réglé pour capter

une lumière suffisante pour voir l'image.

En intérieur, par défaut plus sombre que dehors, il ouvre son "oeil" en grand pour laisser passer plus de lumière.

Par mégarde tu as pointé ton objectif vers la fenêtre d'où provient

la lumière du jour (si il fait jour), qui est par défaut plus intense qu'à l'intérieur.

"L'oeil" de la camera étant grand ouvert, il a été ébloui, mais juste là où

il y a trop de lumière... c'est à dire la fenêtre, d'où la "tache" blanche.

Le camescope a automatiquement fermé son "oeil" pour voir correctement

cette foutue tache.

Forcément, n'ayant plus assez de lumière pour ce qui est

à l'intérieur, c'est noir autour de la fenêtre

qui elle est bien distincte.

Bon, je suppose que tu le savais déjà.

Ceci dit (ça meuble bien, hein?),

pour empêcher d'être pris par surprise, si tu doit malgré

tout filmer une scène d'intérieur qui inévitablement comprendra un passage sur une source de lumière extérieure plus intense,

il faut mettre l'exposition en manuel une fois que le réglage de

l'exposition automatique intérieure est effectuée (tu peux la faire manuellement aussi... comme tu le sens).

Il y aura toujours cette surexposition, mais aucun risque que ton camescope "foire" ta prise (il n'y est pour rien en plus).

J'évite les fenêtre ou les éclairages forts de face.

Ça fait contre-jour.

Si c'est pas bon, désolé.

Ciao.

Invision-Board-France-56.gif

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Bravo Gaston ! =D>

Pour meubler un peu plus, il faut savoir que la dynamique de l'oeil (sa capacité à bien voir aussi bien les hautes lumières que les basses) est bien supérieure à celle d'un capteur de caméscope. Le film et certains capteurs s'en rapprochent, mais c'est hors de portée du grand public.

Antoine

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Abstraction faite de la sensibilité du capteur, l'lris (diaphragme sur les appareils photos argentiques) est "piloté" par l'électronique et va influer sur la quantité de lumière entrant dans l’objectif est venant frapper la surface du capteur.

Ton caméscope à donc en mémoire dans sa rom une image de référence ou la colorimétrie et la luminosité sont préréglées.

Donc s’il y a manque de lumière, l'appareil fait la moyenne lumineuse de ton image et ouvre l'iris pour laisser entrer de la lumière sur cette moyenne.

Or si tu as une forte lumière ou une fenêtre dans ton champ de vision, l'humain ferme les yeux pour ne pas être éblouis et le caméscope ferme l'iris. Du coup les objets intérieurs vont être plus sombre (sous exposition) ou si le caméscope n'est pas très réactif tu auras la zone lumière de "grillée" (surexposition)

Les caméscopes vont te permettre de corriger les automatismes

Soit en utilisant la fonction contre jour

Soit en modifiant l'ouverture de l'iris

S'ajoute à ceci la température des couleurs et la balance des blancs

La lumière va agir sur les couleurs

Pour mémoire la nuit, il n'y a pas de soleil donc le noir c'est la somme totale de toutes les couleurs sans lumière et le blanc c'est la somme totale saturée de toutes les couleurs sous une forte lumière.

Entre ces deux extrêmes le soleil dans la journée étant selon son axe moins "brillant" les couleurs changent

Regarde sur mon site l'explication par l'image

http://www.camephotoscope.org.preview.lost...emperature.html

Pour la colorimétrie, cela se nomme réglage de la balance des blancs (BAL)

Dans la rom du caméscope, on lui a dit que le blanc de référence est disons une feuille blanche exposée sous un soleil d'été à midi.La réflexion lumineuse de la feuille sera appelée température des couleurs et toute la palette de couleur est donc calculée à partir de la référence de ce point blanc.

Mais ta page blanche sous une lampe ne va pas "réfléchir" la couleur avec la même intensité (température)

Fait un simple test

Sous une lampe de bureau, tu places en dessous une feuille blanche

Puis tu la déplaces hors du cercle lumineux et tu verras ton blanc devenir gris blanc.

Ton caméscope a le même problème

Du coup le point blanc n'ayant plus la même température de couleur qu”en extérieur toutes les couleurs seront décalées

Exemple (chiffres fantaisistes)

Le point blanc en été à midi la température de couleur se trouve à 5000 degrés kelvin, le rouge se trouve disons à 3000 degrés kelvin et le bleu se trouve à 2000

En intérieur imaginons que le point blanc par manque de lumière se trouve à 3000 degrés, (dans sa rom le calcule lui donne la couleur rouge aussi du coup le blanc est rougeâtre) mais, par contre le rouge se trouvant lui à 2000 degrés d’après le calcul des couleurs, il devient bleuâtre, ( le bleu étant par automatisme à 2000)

Pour corriger cela manuellement on "apprend" au caméscope à quelle température se trouve le point blanc pour lui permettre de recalculer une nouvelle palette de température des couleurs

Dans ce dessein, on place une feuille de papier disons devant l'acteur (on appuie sur le bouton BAL. Et le caméscope va analyser et enregistrer la température du blanc en intérieur et dire ok pour moi le blanc est maintenant à 3000 et je dois recalculer le rouge qui est maintenant à 2000 et le bleu à 1000.

De cette manière, tu auras une colorimétrie plus proche de la réalité des températures de couleur que tu filmes sans déformations.

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  • 1 mois plus tard...

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    • Je comprend ta démarche et tes réticences.  La modélisation 3D est une vieille préoccupation des informaticiens. On faisait déjà des modélisations de carrosserie et de bras de suspension dans les années 80 quand je travaillais au bureau d'études de Renault. C'était compliqué et fastidieux, mais c'était le début de la fabrication par commande numérique. On faisait aussi des simulations numériques de contraintes sur des pièces virtuelles pour prévoir la résistance mécanique ou la diffusion thermique dans un disque de frein. Tu vois, les modèles numériques ne servent pas seulement à faire de belles images. Les logiciels ont évolué avec les ordinateurs plus performants, et les interfaces sont plus pratiques. Mais ça reste un casse tête de numériser un objet 3D. Des logiciels grand public comme Freecad, Sketchup ou Blender sont difficiles à maitriser. Un des problèmes actuels de l'IA générative est qu'elle fonctionne sur des images sans avoir conscience de la réalité 3D des objets représentés. C'est impossible, dans ce cas, de générer plusieurs vues d'un même décors sous des angles de vues différents. Mais les progrès vont vite. Certains outils sont capables d'analyser la perspective d'une image et d'en déduire la profondeur. Avec l'IA "Pollo" j'ai généré différentes vues d'une pièce avec ses meubles. Je ne disposais, au départ, que d'une vue générale de face. Je ne parierais pas un Kopeck sur l'avenir de Sketchup. 
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