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Le festival Psy de Lorquin, les films récompensés


Thierry P.
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Messages recommandés

PALMARES 2006

30ème anniversaire du Festival International Ciné-Vidéo-Psy de Lorquin

Délibération du JURY

CLE D’OR

« Présence Silencieuse » - Laurence KIRSCH

Pour la qualité d’un film personnel qui rend compte de la réalité de la maladie d’Alzheimer. Mais, au-delà, il interroge au travers de cette Présence Silencieuse la vie, la mort, l’amour et ce qui fait lien.

Résumé : C’est le parcours d’un homme et d’une femme confrontés à la maladie d’Alzheimer. Objet de soin, objet d’investigation, de test, la personne malade redevient sujet au fur et à mesure du film. La vie s’organise avec et autour de lui en tenant compte de ce qu’il est et de ce qu’il vit.

Chaque membre de la famille, conjoint, enfants et petits-enfants cherchent et trouvent leur place auprès de Jean. Ce témoignage bouleversant montre ce qui se passe en terme de communication, de souffrance, de dit et de non-dit mais aussi de vie parce que Jean est vivant autrement.

1ERE CLE D’ARGENT

« Lettre à Lou » - Luc BOLAND

Pour la sensibilité et l’humanité du témoignage d’un père qui tente de transmettre à son fils ce qu’il vit, craint et espère pour lui.

Résumé : Lou est un petit garçon de six ans qui voit avec son cœur.

Il est aveugle de naissance et profondément différent dans sa tête. La vie quotidienne n’est pas toujours facile pour lui, pour ses parents et pour ses soeurs.

Et pourtant, par-delà toutes les difficultés, Lou s’affirme tel un petit prince, mignon à croquer, facétieux et plein d'humour qui transmet autour de lui une bouleversante vision de la vie.

Ce documentaire vous propose de suivre, au travers du regard de son papa, cinéaste professionnel, le parcours et l'évolution des six premières années de l’existence de Lou.

2EME CLE D’ARGENT

« Deuil de la violence » - Olivier LASSU

Pour une démarche qui présente à la fois le caractère universel des vécus traumatiques mais aussi la nécessité de leur traitement singulier.

Résumé : Enfant victime de violences familiales, d’inceste ou victime de guerres, femme violée ou vieillard maltraité, la violence engendre le même type de traumatisme ainsi que les mêmes symptômes.

Comment les victimes surmontent-elles cette terrible épreuve ? Quel que soit leur âge, leur sexe, leur culture ou leur origines, celles-ci devront toutes emprunter un parcours similaire, celui du deuil de la violence.

Du Canada au Moyen-Orient, en passant par la France, ce film suit le travail de quelques thérapeutes et organisations humanitaires qui se retrouvent confrontés au visage universel du traumatisme.

De la psychothérapie à l’ethnopsychiatrie, de l’art thérapie à la thérapie d’urgence humanitaire, Le Deuil de la Violence décode les effets psychiques de la violence de l’homme envers ses semblables, et restitue le parcours d’une possible réparation.

1ERE CLE DE BRONZE

« Citoyen à part entière » - Marc Olivier PICRON

Pour l’engagement de chacun des acteurs de ce film dans une aventure théâtrale, humaine et croisée.

Résumé : Ce film retrace l’aventure constructive de ces jeunes allemands, belges, français et italiens qui ont voulu exprimer leur volonté de vivre pleinement dans cette société où le regard de l’autre est parfois un obstacle. Vous participez à l’élaboration du parcours et vous suivez l’évolution des acteurs au cours de leur stage de formation et de réalisation.

Etayé par des portraits très pertinents, ce documentaire vous fait découvrir leur personnalité et leur formidable aptitude à s’adapter à la vie intense du groupe pour construire un vrai projet commun.

Pour une fois, le théâtre fait tomber les masques. L’émotion est au rendez-vous. La richesse et la sincérité des propos vous placent face à vos propres représentations. Espérons qu’après ce moment partagé de vie si ordinaire, notre regard n’appréhende plus la différence de la même façon.

2EME CLE DE BRONZE

« Baluchon et le mystère Alzheimer » - Lundbeck sa

Pour une approche innovante, la richesse et la simplicité de sa réalisation.

Résumé : Marie Gendron, Québécoise, est Docteur en gérontologie et fondatrice de « Baluchon Alzheimer ».

Unique en son genre, ce service vient en aide aux personnes qui s’occupent d’un proche atteint de la maladie d’Alzheimer.

Unique car, à côté des services d’aide à domicile qui existent déjà depuis longtemps, Baluchon Alzheimer va permettre à l’aidant de partir, 1 à 2 semaines en moyenne, pour se reposer, pour prendre soin de lui ou pour partir en vacances, en laissant son proche entre les mains d’une personne spécialement formée à cette tâche.

Baluchon est actif au Québec depuis 1999 et en Belgique depuis fin 2003.

Ce film est une interview de Marie Gendron qui nous fait partager son expérience face au « mystère Alzheimer », avec beaucoup de cœur.

Pour pouvoir communiquer avec les personnes atteintes, il faut se rappeler qu’il s’agit d’une maladie neurologique mais que le cœur, lui, ne fait pas d’Alzheimer !

Tant d’optimisme et d’émotion changent définitivement notre regard sur la maladie.

Mention pour le regard actuel sur les alternatives en psychiatrie

« Quand tombent les murs de l’Asile » - Youki VATTIER

Résumé : Ils s’appellent Claude, Nacéra, Dario, Dominique, Sam, Terry…Ils sont français, italiens ou britanniques. Schizophrénie, psychoses, dépressions, dépendances à l’alcool…, sont les troubles de l’âme et du psychisme qui font d’eux des personnes à part. Des « fous ». Fous à lier : fous à enfermer ?

Et s’il y avait d’autre solutions, plus humaines et respectueuses de la dignité des malades que les camisoles chimiques, les cris dans les cellules d’isolement, le bruit des trousseaux de clé dans le couloir… ?

A la suite de Claude, Dario, Terry…, ce film explore les alternatives à l’hôpital psychiatrique qui, depuis une trentaine d’années, ont été mises en place en France, en Italie, au Royaume-Uni. UN voyage transeuropéen au cœur de la folie avec, pour guides, ceux qui vivent ou ont vécu la souffrance mentale. Ils nous emmènent à leur suite, là où des psychiatres ont choisi de les soigner : au coeur de la ville. Tout à côté de chez nous…

Mention du court métrage de fiction

« Un simple pas » - Eugénie BOURDEAU

Pour le jeu d’acteur, la dramaturgie, l’humour…

Résumé : Audrey, 23 ans, s’apprête à se jeter dans le vide du haut d’un grand pont. Des souvenirs de son passé lui reviennent ; sa mère en larmes, son père fuyant, ses déprimes, ses peurs et puis la mort d’un petit frère et les circonstances de celle-ci. Libérée de ses émotions, Audrey franchie un pas dans le vide…

Prix du 30ème anniversaire du Festival International Ciné-Vidéo-Psy de LORQUIN

« Rumba Cérébrale » - 9 jeunes québécois atteints de schizophrénie

Pour l’originalité de cet atelier vidéo et sa créativité cinématographique.

Résumé : 11 septembre 2001. Alors que les tours jumelles du World Trade Center s’effondrent, trois destins croisés basculent. En ce jour à marquer d’une pierre blanche, Sébastien, Valérie et Jacob vivent leurs premiers épisodes psychotiques.

Rumba cérébrale se veut un témoignage de leur délire vu de l’intérieur, une illustration des peurs, des idées, des doutes et parfois du désespoir qui ne manquent pas de surgir quand le réel perd son sens, de l’enfer à la rédemption.

Entièrement écrit, scénarisé, joué et monté par 9 jeunes québécois atteints de schizophrénie dans le cadre d’un projet d’insertion en emploi, Rumba cérébrale est un film bouleversant, porteur d’espoir pour tous ceux qui s’interrogent sur le délire et ses manifestations.

PRIX MINKOWSKA

« Paroles de psy, magie de guérisseurs en pays Vaudou » - Jean-Claude HELLEQUIN

Pour son regard curieux sur la représentation culturelle de la maladie mentale et la complémentarité des approches.

Résumé : Au Bénin, berceau du vaudou, l’art divinatoire et les plantes du guérisseur se conjuguent à la science et à la parole du psychiatre formé à l’occidentale. Immersion dans le village psychiatrique de la guérisseuse Agbohoué qui, avec ses enfants, soigne une centaine de malades mentaux selon des pratiques héritées de ses ancêtres. Le Professeur Ahyi, premier psychiatre agrégé du Bénin et défenseur de la tradition situe les actes de la guérisseuse dans le processus thérapeutique et le contexte culturel.

PRIX ROGER CAMAR

« FolieSophies » - Valéria SELINGER

Pour la pertinence de son regard sur la situation actuelle d’un hôpital psychiatrique en Argentine.

Résumé : Buenos Aires, Argentine : Hôpital Psychiatrique José T. Borda. Au travers des discours fragmentés des patients, on recompose progressivement l’histoire de la crise Argentine. Peu à peu les protagonistes se dévoilent, racontent leurs peurs du monde extérieur et la sécurité que leur apporte le contexte hospitalier. La radio La Colifata, les Ateliers de musique, de théâtre, de marionnettes du Front des Artistes sont autant de lieux d’expression où l’on expose librement ses pensées politiques. Et si le Pays avait enfermé tous ceux qui ont encore leur mot à dire, ceux qui rêvent encore d’une société meilleure ?

PRIX DU BUREAU DE l’ASSOCIATION

« Lettre à Lou » - Luc BOLAND

« La vraie planète terre » - Régis CAEL et Alain BOUVAREL

S’il avait pu faire partie de la sélection nous l’aurions classé dans le palmarès des 10 films primés. Ce film nous a séduit parce qu’il nous montre avec intelligence et sensibilité l’histoire d’une jeune autiste depuis sa petite enfance jusqu’à la reconnaissance publique de son travail de création artistique.

Notre fiche festivals avec les prochaines dates : http://www.magazinevideo.com/festivals-fiche.php?Clef=352

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  • DISCUSSIONS RÉCENTES

    • L'IA me rend d'immenses services dans mon travail, mais je garde en toutes circonstances un regard critique.   Je lui ai demandé de me montrer des exemples de photos qui illustrent son "une tradition de la NASA". J'ai eu plusieurs fois la photo tout en haut de ce thread et d'autres où tous les personnages regardent dans la même direction.   CQFD !!  
    • Ton iA est très forte pour les deux premiers points. Mais sans fausse modestie, je trouve que ça rejoint quand même un peu les conclusions auxquelles je suis arrivé... sans m'aider de l'IA.   Par contre, je suis super étonné qu'il évoque la "tradition de la Nasa" comme 3e argument. Avant de rédiger l'article, j'ai consulté de très nombreuses photos d'équipage de la NASA depuis les années 60-70, et toutes celles que j'ai trouvées étaient très conventionnelles, y compris celle, très récente (ci-dessous), de la mission ISS Crew 12, avec la française Sophie Adenot, qui a remplacé au pied levé la Mission précédente, ayant un malade à bord.   © Nasa    
    • Effectivement je n'avais pas lu l'article.     Explication version IA (Gemini) :   L'astronaute en haut au centre est Victor Glover, le pilote de la mission. S'il regarde dans une direction différente des trois autres (Christina Koch, Reid Wiseman et Jeremy Hansen), ce n'est pas par erreur, mais pour une raison artistique et symbolique délibérée : Le symbolisme du futur : Dans la photographie de portrait de groupe, surtout pour les explorateurs, il est fréquent que l'un des sujets regarde au loin plutôt que vers l'objectif. Cela symbolise le fait de regarder vers l'horizon, vers l'avenir ou vers la destination (dans ce cas, la Lune et au-delà). La dynamique de groupe : Sur le plan de la composition photographique, cela évite que l'image ne paraisse trop statique ou "posée" comme une simple photo d'identité. Le regard divergent de Victor Glover apporte une certaine profondeur et une dimension épique à l'image, suggérant que l'équipage n'est pas seulement présent devant l'appareil, mais qu'il est déjà tourné vers sa mission. Une tradition de la NASA : Ce n'est pas la première fois que la NASA utilise ce type de pose. On retrouve souvent des variations dans les portraits d'équipages de la navette spatiale ou des missions Apollo, où les regards sont répartis pour évoquer à la fois le lien avec le public (regard direct) et l'aspiration à l'exploration (regard vers le lointain). C'est donc un choix de mise en scène du photographe de la NASA, Josh Valcarcel, pour renforcer l'aspect héroïque et visionnaire de cette mission historique.
    • Une autre explication possible est que la référence du photographe de la Mission Artemis II a été Collins, debout au centre de la photo d'Apollo 11. A la façon d'un clin d'oeil, on peut imaginer que l'astronaute debout, au centre de l'image en 2026, soit du coup celui qui nous regarde.
    • euh... bien vu pour le regard. Non ce n'est pas un loupé, bien évidemment.   mais tu n'as pas lu mon article, j'en parle justement à propos de l'auteur de la photo car ça m'a aussi frappé  https://www.magazinevideo.com/actu/l-histoire-d-une-photo-qui-entre-dans-l-histoire/48083.htm   (extrait) Reste un petit secret sur lequel Josh Valcarcel ne s’est pas exprimé : pourquoi les astronautes ne regardent-ils pas tous l’objectif ? Seul Victor Glover nous regarde franchement. Je ne vois pas d’autre explication à ce « désynchronisme » que celui de créer une dynamique, tout en apportant une touche de « posture impériale ».   et je me suis livré à une interprétation qui a quelque chose à voir avec les présidents du mont Rushmore...    je ne suis pas certain de cette interprétation, mais néanmoins, je n'ai pas fumé la moquette 
    • Ce que je ne pige pas c'est pourquoi l'astronaute en haut au centre (le black) ne regarde pas dans la même direction que les 3 autres. Vu le niveau de fignolage de la photo je n'imagine pas que ça puisse être un loupé. Du coup, quelle peut en être la raison ?
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