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Test express du Nikon D3s

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Bonjour,

Le Nikon D3s est l'un des deux reflex professionnels de Nikon, plutôt orienté vers la vitesse que vers la définition (c'est le rôle du D3x).

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magazinevideo en fait une prise en main rapide pendant quelques jours, bien sûr orientée vers la vidéo. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à les poser, mais rapidement...

Pour mémoire, c'est un APN reflex professionnel qui possède un capteur plein format (24x36 mm, FX chez Nikon) d'une sensibilité redoutable. L'objectif prêté est le 28-70 ouvrant à f/2,8, en rapport avec la qualité du boîtier.

Antoine

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  • 1 mois plus tard...

Bonjour,

Quelques semaines après le test de cet appareil, quelques considérations :

- le Nikon D3s appartient à la gamme professionnelle, la vraie. Le boiter est gros et lourd, d'une qualité de fabrication très élevée. Irréprochable ne serait pas le mot exact, mais ça s'approche. L'ergonomie est professionnelle, c'est à dire que tout se manipule vite après une phase d'apprentissage, un peu longue. Beaucoup de boutons et de molettes pour garder le contrôle. La personnalisation de l'interface et des commandes reste à la mode Nikon : très bonne. Un viseur large et dégagé et l'absence de flash intégré font le pendant à une grosse batterie dans la semelle. Le chargeur externe permet de recharger deux batteries pendant que vous en videz une en remplissant les cartes mémoires. Bref, c'est prévu pour faire beaucoup de photos, pas pour être emporté en vacances.

- en mode photo, il est rapide, très rapide. Pour les anciens qui ont manipulé le fusil mitrailleur pendant leur service militaire, c'est la même sensation, heureusement qu'il ne tire que des photos ! En mode rafale - à 9 images par seconde - le bras fatigue avant le déclencheur, sauf si la carte mémoire ne suit pas (en vitesse ou en capacité). Le double emplacement Compact Flash sera bien utilisé. Ce type de carte - toujours plus rapide et plus grosse que les autres cartes mémoire - convient bien, les cartes SDHC auraient été trop limitées. Rien n'empêche d'insérer 2 cartes CF rapides de 64 Go pour être à l'aise. Pour un capteur plein format, cette vitesse est impressionnante, en partie expliquée par la définition moyenne (12 Mpixels alors que le D3X en aligne le double). L'autofocus, précis à souhait, va aussi très vite, pourvu que l'objectif suive (c'était le cas avec le 28-70/2,8 du test).

- en mode photo, la sensibilité est exceptionnelle. La encore, une analogie militaire : le capteur et ses gros photosites, allié à une électronique de qualité, transforme l'appareil en amplificateur de lumière (pour la vision nocturne). C'est clair (!), l'appareil voit mieux que l'oeil humain. Vous ne distinguez pas dans la pénombre ? Prenez la photo puis regardez l'écran, vous pourrez voir ce que distingue un chat !

post-1369-1266177306_thumb.jpg

Dans l'image ci-dessus, l'oeil humain ne distingue pas les écritures gravées, ni la sculpture en haut : c'est vraiment sombre en réalité. Le bruit est bien présent, mais les détails aussi. 6400 ISO, F/4, 1/60s (même pas en vitesse lente ou en ouverture maxi).

- l'écran est connu, nous l'avons vu sur le D300s. Toujours aussi convaincant, il fait "petit" au dos du gros boîtier.

post-1369-1266177804.jpg

- l'ergonomie en mode vidéo est similaire à celle du D300s, pas de nouveauté par rapport à son petit frère. Toujours le mode LiveView à enclencher, la mise au point à faire avant la prise de vue et l'écran fixe.

Trois choses sont en net progrès en comparaison de ce petit frère : la faible profondeur de champ (merci le capteur plein format), la sensibilité (merci les gros photosites) et les réglages manuels.

- les réglages manuels sont enfin réellement utilisables. Après avoir été déçu par le D5000 de ce point de vue, choqué par leur faiblesse sur le D300s, voici enfin un APN Nikon qui offre de vrais réglages manuels en vidéo ! Eh oui, chez Nikon pour pouvoir avoir une grande profondeur de champ à la demande (en fermant le diaphragme), il faut aller jusqu'à la gamme pro. Sincèrement, nous attendions ce comportement d'un D5000 ! Mais la, ça marche bien, comme on peut le voir (et l'entendre) ici : http://image.magazinevideo.com/image/_DSC4365.AVI

Comme vous pouvez le constater dans cette vidéo, pas question de changer l'ouverture de l'iris en plein tournage pour faire des effets : c'est saccadé, ça fait du bruit et surtout des sautes de luminosité !

- la sensibilité est bonne. Vraiment. Et pourtant, nous sommes encore déçus alors que nous devrions nous réjouir. Pourquoi ? Parce la sensibilité en photo est telle (exceptionnelle, répétons le) que nous espérions la retrouver en vidéo. Et bien non. La taille des photosites donne un bon résultat, mais on voit que le traitement d'image n'est pas du tout aussi poussé en vidéo qu'en photo. Et ce n'est pas un problème de puissance de traitement. Rappelons nous que l'électronique sait traiter 9 imaqes de 12 Mp par seconde (108 Mpixels/s), alors ce ne sont pas 24 images de 1 Mpixels (22 Mpixels/s) qui vont la saturer.

Exemple de vidéo en environnement sombre : http://image.magazinevideo.com/image/_DSC4369.AVI

L'image est propre, avec une sensibilité qu'un caméscope grand public ne peut atteindre.

Il existe une mode haute sensibilité qui pousse le gain. L'image est plus claire, mais plus bruitée : http://image.magazinevideo.com/image/_DSC4366.AVI

- la profondeur de champ peut être vraiment faible, comme celle d'une caméra cinéma. Avec un capteur plein format (24 x 36 mm), une optique qui ouvre largement (f/2,8 ici) à une focale faible (ici, 24 mm), ce n'est pas une surprise. Le contrôle manuel de la profondeur de champ est donc essentiel, puisqu'elle peut varier de quelques millimètres à l'infini.

Les limites existent toujours : 5 minutes maxi par plan, rolling-shutter, autofocus non continu, définition de 1280 x 720 pixels. Manipulé en connaissant ces limites, le Nikon D3s peut donner de très belles images. Mais le fossé entre la photo et la vidéo est gigantesque : les performances vidéo du D3s sont celles attendues sur le D5000, dix fois moins cher, alors que les performances photo sont à la hauteur !

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    • C'est une des raisons pour lesquelles je me méfie de l'IA... Me suis contenté d'animer quelques cartes postales et basta, sinon le danger c'est de tomber effectivement dans le piège de l'abonnement et comme on sait pas trop ce qu'on obtient, ben on recommence et les € défilent... J'ai failli "craquer" pour un petit abonnement, mais j'ai vite compris les limites..
    • Bonjour. Ton analyse est bonne et effectivement c'est un coup dur pour nous. Je teste actuellement l'intelligence artificielle qui permet de faire des petits truquages sympa mais à quel prix!!!! Ils ont trouvé la solution en faisant payer au mois, ce qui reste "raisonnable", mais qui ne permet pas d'avancer très vite. Pour une somme de 15 euros tu as 150 ou 200 crédits (chaque trucage consomme entre 10 et 50 crédits selon la difficulté) et l'apprentissage pour moi est long et pas facile car les logiciels sont en anglais . Donc j'essaye de bien cibler le trucage que je veux réaliser puis je craque et jusqu' a présent un ou deux trucages me coute les 15 euros car c'est plusieurs éssais pour un résultat. ça va vite.........
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    • Avec l'avènement du numérique, l'informatique a pris une place essentielle dans la post production. Les fournisseurs historiques du secteur ont d'abord vendu leurs produits comme on commercialise n'importe quel objet de consommation. Après une période d'essai, on achetait le logiciel et on l'installait sur son ordinateur. Les mises à jour étaient gratuites ou payantes mais pas obligatoires. Avec Internet, la mise en réseau de tous les ordinateurs a permis de nouvelles pratiques commerciales et technologiques. Au lieu de confier les tâches à votre machine personnelle, on peut faire le travail sur un très puissant ordinateur distant. Votre machine n'est alors plus qu'une interface qui pose ses questions sur le réseau et affiche les réponses. Les géants de l'industrie informatique ont alors développé une stratégie commerciale nouvelle et très profitable. Au lieu de vendre leurs produits, ils louent leurs utilisation. Au début, cette stratégie marketing offensive cohabitait avec les anciennes pratiques commerciales. Mais les nouveaux développements logiciels nécessitent des ordinateurs très puissants et des mémoires gigantesques, notamment avec l'intelligence artificielle. Le consommateur n'a plus le choix. Cette évolution a pour effet de rendre la post-production plus chère. C'est un tournant prospère pour les entreprises du secteur. Mais ça s'avère un coup dur pour les utilisateurs. qu'en pensez vous ?
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