Je fais remonter ce vieux fil...
J'avais sans modifier le post, remplacé la vidéo sur Youtube, vidéo que j'ai actualisée il y a peu pour présenter ce montage au Festival vidéo de Salies de Béarn, où j'avais décroché la caméra de Bronze l'an dernier avec ma Partie d'échecs...
Et bien cette année c'est la caméra d'Or, avec Mémoires d'Aveyron (le titre a été modifié, ainsi que quelques détails dans le contenu)...
En fait et je viens de le revoir, c'est plutôt le décalage entre des personnages réalistes et ces fantasmagories, style animation, qui me dérangent le plus... Mais bon, comme les imager, j'en conviens ? A moins de trouver "le" truc pour qu'on imagine leur présence sans les voir vraiment ?
PS : Tu peux me donner une piste pour la voix off de la narratrice, que je trouve remarquable ?
Ta comparaison est judicieuse. L'adaptation d'une œuvre littéraire au cinéma est une entreprise périlleuse. J'ajoute que le témoignage écrit d'une tradition orale par Anatole le Braz, en 1893, était déjà osé. Lire un livre, ce n'est pas écouter un conteur en chair et en os.
Je gamberge sur une autre version de "l'ofern drantel". Je ne sais pas encore comment faire. Mais ça ne sera pas plus inclusif.
C'est un peu comme regarder un film après en avoir lu le livre qui en est à l'origine... On s'est fait ses propres images, qu'on ne retrouve que rarement dans le film et c'est normal, en fait...
Merci manober,
Je regrette d’avoir voulu porter des légendes à l’écran. C’est un exercice périlleux. Par nature, une légende populaire ancienne est faite pour être racontée par un conteur. La transmission orale de génération en génération laissait un espace à l’imagination de chaque auditeur. Chaque dépositaire de l’histoire l’adaptait à ses préoccupations, ses superstitions, ses peurs et ses fantasmes. C’est une histoire vivante qui évolue avec les gens. Anatole le Braz est un de ces collecteurs du 19ème siècle, qui a recueilli des légendes auprès de gens et qui en a fait une œuvre littéraire. C’est un instantané de 1893 qui a le mérite de sauver le patrimoine culturel de l’oubli. Nos ancêtres ne connaissaient pas Netfix et Youtube. Porter une légende à l’écran, c’est lui enlever sa nature profonde. L’expression orale n’est pas seulement sa forme, mais la raison de son existence. Donner à voir un démon qui n’existe que dans l’imagination, c’est déjà trahir la légende. Sauf, peut être, si on est capable d’en faire du second degré. Mais ce n’est pas évident à réaliser.
Bonjour Charlie et Comemich,
Moi, j'ai apprécié l'originalité du sujet, et surtout l'opposition, l'affrontement de vos points de vue respectifs.
manober
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