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U2 - Song For Someone (Clip)


GM1968
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Salut Gabriel, avec mon petit problème pour l'anglais mais en effet c'est bourré d'éléments (dont en lumières et en voies tracées) et je m'avancerais à dire que l'arbre est le logo. En tous cas, je me sers de lui pour te féliciter :bien: !

(EDIT: et dont en regard blessé mais cicatrisé. Les images ont tout pour se faire comprendre même en anglais et c'est sans doute pour çà, qu'elle se sont arrêtées un instant sur l'arbre de la liberté).

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  • 4 mois plus tard...

Bonjour Gabriel (et tout le monde),

Je ne voulais pas laisser ce topic en l'état. Pour tenter de déconstruire, j'ai trouvé les paroles en français de "Song for someone".

Mon souci persiste sur la traduction des dialogues entre l'homme et la fille (On dirait à s'y méprendre, un père et sa fille).

D'ailleurs, le texte que l'on croit écrit pour une dulcinée, n'est-il pas plutôt adressé par Bono à sa propre fille (Je ne connais pas sa vie privée, ni sa progéniture ...).

Vue la démarche romantique, les éléments en présence illustrent le long voyage et ses lumières parmi lesquelles une lueur doit désormais servir de guide pour ne plus se tromper de voie.

C'est elle qui dans le soleil au zénith, se révèle enfin au personnage près du pilier du monde (l'arbre n'est pas uniquement celui de la liberté comme ma mythologie franchouillarde me l'a d'abord fait penser).

C'est elle qui lui apporte le supplément de nourriture terrestre (dans un emballage humble mais blanc) juste suffisant pour se rassasier et poursuivre le chemin.

C'est elle qui efface la blessure dans son regard ...

Il s'est même rasé comme pour retirer les mauvaises traces du parcours de sa vie et il s'est réfugié avec elle à ses côtés dans son propre monde intérieur pour qu'elle le véhicule à jamais !

La construction dramatique est voulue linéaire mais parfaitement milkée et dotée de son acte 0 ! ...

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(... Oui, l'acte 0 est la naissance de sa fille et toute l'histoire qui va avec, offerte gracieusement à la liberté et l'intimité de l'imagination du spectateur).

Pardon, j'ai donc zappé un point important pour les apprentis scénaristes !

Il y a peu d'action et de conflit externes (pas de cascades, pas de bagarre, pas de fusillade, pas de sanguinolent ...).

C'est parce que la meilleure construction dramatique s'appuie sur les fondations internes du personnage.

Tout ce qui est montré n'en est que la quintessence : L'intrigue, le décor, les autres personnages protagonistes comme antagonistes, ...

C'est autant valable pour les missions de Rambo que pour le personnage de U2 quand il veut "voler un baiser de la bouche" de sa fille et qu'elle n'ose que lui serrer la main.

Il n'y a que par ce moyen que l'action devient dramatique quelque soit la dose de spectaculaire même la plus infime !

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Bonjour Ciné,

Apparemment et d'après les Rolling Stone (magazine) Bono a écrit cette chanson pour sa femme Ali (plus de 30 ans de mariage et 4 enfants). Oui donc une chanson pour quelqu'un.

Dans ce clip très cinématographique de Vincent Haycock, Woody Harrelson joue avec sa propre fille (Zoe).

Le clip est apparemment inspiré de la série Rectify (sur un homme qui sort de prison après 20 ans de prison - apparemment passé sur ARTE mais je n'ai pas vu).

On trouve une vidéo sur la construction du clip (en anglais : Sorry) :

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Bonjour et un grand salut Gabriel (GM1968) !

C'est en anglais mais j'ai compris le mot clé : "Daughter". Merci pour ta précision et on peut donc conclure que la fille est pour lui le fruit du pilier du monde (parce qu'il aime son épouse et qu'il lui a volé beaucoup plus qu'un baiser de la bouche :wink:).

Sans revenir en détail sur mon topic sur le logiciel intérieur, le gardien de l'enfer (cet ange noir vêtu de son habit) le ramène bien sur la bonne voie du paradis, celle vers laquelle il tourne son regard enfin purifié puisque son oeil s'est enfin cicatrisé ...

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D'ailleurs en regardant attentivement, la lettre qu'il garde dans la bible, on lit "Dear Dad" : une lettre de sa fille donc...

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J'adore le passage qui, par le jeu d'acteur (mais pas seulement), permet de voir au-delà de ce qui est montré, cette distance qu'elle veut garder (ben oui, sans doute elle a grandit sans lui et donc elle ne le connait pas) alors que lui (le héros) voudrait plus. Dans un long métrage, on pourrait clairement être dans le point d'intrigue qui finit exposition du thème. Maintenant on connait l'objectif (du moins la sous-intrique interne) : se rapprocher de sa fille (sa lumière).

Donc merci Patrice (Ciné7)... car grâce à toi mes yeux ne sont plus cicatrisés mais grands ouverts !

Je ne sais pas finalement si la chanson colle aussi bien que ça aux images. D'ailleurs, il faut savoir qu'il existe un deuxième clip pour cette même chanson, beaucoup plus classique (avec Bono en Noir et Blanc). Mais je préfère largement celui là qui nous raconte brillamment une petite histoire.

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D'ailleurs en regardant attentivement, la lettre qu'il garde dans la bible, on lit "Dear Dad" : une lettre de sa fille donc...

Je ne sais pas finalement si la chanson colle aussi bien que ça aux images. D'ailleurs, il faut savoir qu'il existe un deuxième clip pour cette même chanson, beaucoup plus classique (avec Bono en Noir et Blanc). Mais je préfère largement celui là qui nous raconte brillamment une petite histoire.

Bonjour Gabriel (GM1968) et bravo pour avoir repéré ce détail de la lettre car en plus, c'est la clé.

Je complète donc mon topic "pour tout projet, tenter son logiciel intérieur" sur cet excellent exemple : ICI

Je ne sais pas finalement si la chanson colle aussi bien que ça aux images. D'ailleurs, il faut savoir qu'il existe un deuxième clip pour cette même chanson, beaucoup plus classique (avec Bono en Noir et Blanc). Mais je préfère largement celui là qui nous raconte brillamment une petite histoire.

Perso, je pense au contraire que le clip se base sur le texte de la chanson. (D'ailleurs, il peut exister une version pour le dvd/blu-ray de l'album et une autre plus commerciale pour les médias).

(Tout porterait même à croire que ce n'est que le rêve du père endormi dans sa cellule de la prison. Il s'imagine devant sa fille mais sans parvenir à l'embrasser en vrai. C'est peut-être lui qui s'évade en écoutant la chanson. Ne dit-on pas de pas réveiller un prisonnier car son sommeil est son moment sacré de liberté ?).

C'est aussi un bon exemple pour scénariser un clip musical. L'équilibre semble recherché entre l'intrigue externe et la sous-intrigue interne pour ne pas trop détourner l'attention sur l'écoute elle-même du morceau.

Coté technique, en regardant le making of, on voit que c'est de la pellicule... Bref, l'analogique n'est pas vraiment mort on dirait...

(Chut ! Attention, la pellicule, c'est de l'argentique, pas de l'analogique :wink: ...).

Oui, tous les cinéastes ne sont pas tous encore acquis au numérique (même si les rushes finissent scannés en 2k ou 4k :blush2: ...).

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Bonjour,

(Chut ! Attention, la pellicule, c'est de l'argentique, pas de l'analogique :wink: ...).

Oui, tous les cinéastes ne sont pas tous encore acquis au numérique (même si les rushes finissent scannés en 2k ou 4k :blush2: ...).

Désolé, je ne suis pas encore bien formé au terme précis... :sweatingbullets:

En photo, les deux sont utilisés. L'analogique étant le terme opposé au numérique (au sens large). Argentique est sans doute bien plus précis. :bien:

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(Chut ! Attention, la pellicule, c'est de l'argentique, pas de l'analogique :wink: ...).

Désolé, je ne suis pas encore bien formé au terme précis...

En photo, les deux sont utilisés. L'analogique étant le terme opposé au numérique (au sens large). Argentique est sans doute bien plus précis. :bien:

Voilà ce que l'on trouve effectivement avec Google :

On parle donc aussi parfois de « photographie analogique » et c’est plutôt ainsi qu’elle est désignée en anglais. L'image inscrite sur la pellicule est en effet une reproduction analogue de ce qui est photographié alors que dans un appareil numérique, l'image est codée sous forme binaire.

Mais effectivement en cinéma (c'est là que Ciné7 a raison de faire la remarque) les 3 procédés existent bien distinctement:

- L'argentique (cinéma sur "pellicule" comme pour la photo)

- L'analogique (image analysée ligne par ligne avec enregistrement de signaux variables (lumière et couleurs) sur un support, le plus connu étant la bande magnétique).

- Le numérique (image analysée ligne par ligne et codée en binaire ... enregistrement de chiffres).

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    • C'est un peu comme regarder un film après en avoir lu le livre qui en est à l'origine... On s'est fait ses propres images, qu'on ne retrouve que rarement dans le film et c'est normal, en fait...
    • Merci manober, Je regrette d’avoir voulu porter des légendes à l’écran. C’est un exercice périlleux. Par nature, une légende populaire ancienne est faite pour être racontée par un conteur. La transmission orale de génération en génération laissait un espace à l’imagination de chaque auditeur. Chaque dépositaire de l’histoire l’adaptait à ses préoccupations, ses superstitions, ses peurs et ses fantasmes. C’est une histoire vivante qui évolue avec les gens. Anatole le Braz est un de ces collecteurs du 19ème siècle, qui a recueilli des légendes auprès de gens et qui en a fait une œuvre littéraire. C’est un instantané de 1893 qui a le mérite de sauver le patrimoine culturel de l’oubli. Nos ancêtres ne connaissaient pas Netfix et Youtube. Porter une légende à l’écran, c’est lui enlever sa nature profonde. L’expression orale n’est pas seulement sa forme, mais la raison de son existence. Donner à voir un démon qui n’existe que dans l’imagination, c’est déjà trahir la légende. Sauf, peut être, si on est capable d’en faire du second degré. Mais ce n’est pas évident à réaliser.
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    • Moi aussi je me sens mal compris...  Je fais abstraction du côté IA, mais quand je regarde une création, quelle qu'elle soit, j'essaie d'être captivé et d'y entrer.. Et là je suis devant la barrière IA qui m'en empêche... J'ai par contre bien apprécié la voix féminine, assez naturelle à mon sens ... quelle IA pour elle ?   Tiens l'exemple inverse : Je ne suis pas non plus pro film d'animation et je zappe en général, mais un m'a presque amené aux larmes  : La plus précieuse des marchandises... Là j'étais dans l'histoire, malgré le style. Donc je comprends bien ta finalité et elle est intéressante et sans  doute chronophage...
    • Merci pour ta réponse. Je me sens mal compris. Je ne cherche pas à faire de la vidéo virale.  Ce n''est pas mon truc de faire le top dix des gamelles en bicyclette (hilarant !). Je ne cherche pas non plus à accrocher le spectateur pour collectionner les likes. Mon truc, c'est d'apprendre à manipuler les images et les sons pour parler de ce qui m'intéresse. Je ne vais pas essayer de faire croire à des histoires auxquelles je ne crois pas moi même. Le cinéma est artificiel par nature. Je trouve intéressant d'évoquer les superstitions et les légendes populaires anciennes. La plupart des images sont des fantasmes et je suis content que ça se voit. Car, au second degré, ça nous en dit long sur les mœurs et coutumes d'autrefois. Je comprend que ça ne passionne pas les foules. Ce n'est pas le but non plus. Un mot pour finir, sur l'intelligence artificielle: On peut trouver ça dérangeant. Je le comprend bien. Mais qu'est ce que j'aurais pu faire sans l'IA ? Oui c'est artificiel. Oui ça se voit. Tant mieux !
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