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Quand un paysagiste s'entretient avec un romancier-philosophe


Thierry P.
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Au cas où certains seraient sensibilisés à la notion de Paysages et d'Architecture, nous avons eu l'occasion (et même la chance) de couvrir un débat à 2 caméras entre Georges Descombes ("architecte paysagiste" suisse très connu dans son milieu) et Jean-Christophe Bailly, un écrivain-philosophe (lui aussi bien connu) qui s'est beaucoup intéressé à la notion de Paysages. Il a d'ailleurs été "enseignant en Paysages" à Blois. 

 

 

La 1Re demi-heure (à partir de 6 minutes) montre comment l'architecte "a foutu le feu à une rivière" (pour reprendre son expression). Il s'agit d'un projet un peu pharaonique (sur 18 ans) de renaturation d'une section d'une rivière suisse (l'Aire), et c'est assez passionnant...

 

Les contraintes techniques du débat côté vidéo : multiples :eusa_pray:

 

-Une scène très haute et très avancée. Un seul trépied atteignait une hauteur suffisante, la 2e caméra est donc montée sur scène, ce qui n'était pas prévu au départ.

-Plus de 6 débats d'1H30 à 1H45 (X2) à monter /encoder en un temps assez rapide, ce qui explique en partie une certaine absence de finitions (différences colorimétriques).

-Les fenêtres de le salle étaient borgnolées avec un revêtement orangé.

-Budget oblige (semi-bénévolat), une 2e caméra tenue par une non-professionnelle qui ne filme jamais ordinairement.

-Une grosse fatigue... :)

 

Le son, capté depuis une régie son, a été resynchronisé au montage à partir du fichier source. Le montage a été réalisé sur FCPX et son mode d'édition multicaméra.

Les caméras : 2 Lumix GH avec des réglages identiques, et utilisées en mode Full HD.

 

Bon visionnage.

Capture d’écran 2017-08-23 à 10.38.54.jpg

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Bonjour Thierry P.

 

Sans être spécialement sensibilisé à la notion de paysage et d'architecture, j'ai quand-même réussi à tenir 1 heure en tenant à voir la suite (et la fin) plus tard.

 

Il est vrai qu'on arrive parfois à se dire : "Oh la la, messieurs, du calme ! Quelle énergie dépensée voire gaspillée à autant penser !" mais on reconnaît chaque fois qu'on retombe sur des dénominateurs communs à toute recherche créative.

 

Chacun peut donc y trouver sa part, quelque soit son domaine de prédilection (son diagramme).

 

La technique sur cette conférence permet de pleinement la vivre. La mission est parfaitement menée et accomplie sur ce point primordial.

 

Parenthèse : Hier soir, j'ai vu une vidéo que l'auteur termine par une épitaphe de son cru (en tous cas, il n'a pas cité de source) mais que j'ai décidé de retenir et qui pourrait rejoindre une part des propos des conférenciers (prouvant donc ces possibles regroupements de tous les raisonnements créatifs) :

 

"Il y a toujours du nouveau dans ce qui est oublié".

 

(Au fait, plaisir de retrouver cette voie de l'animateur).

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Terminé avec la satisfaction que le point commun ait été traité (1.11'30" à 1.14'40") sachant que le public est le même pour tous et qu'il est toujours en train de grandir de son enfance. Je signale d'ailleurs à M. Descombes qu'étant né perso près des jardins de Versailles, je ne dirai pas ce que je pense de ses commentaires mais que je veux bien les lui pardonner grâce à ses cerisiers et ses pommiers à lui et à la façon dont il a su nourrir et forgé sa culture.

 

En tous cas, bravo pour cette vidéo sur cette conférence. Internet permet une nouvelle forme de télévision et merci aux techniciens qui en deviennent les pionniers au même titre qu'à l'époque de l'ORTF.

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Merci d'avoir pris le temps de tout voir, ce n'était pas obligatoire !

Je vois que tu as tout vu puisque tu fais préférence à Versailles.

 

L'architecte-paysagiste fait sans doute référence aux jardins à la française. Normal il est suisse :27_sunglasses2x2: Mais je ne crois pas qu'il n'a pas eu le temps de développer, je suis sûr que son avis aurait été intéressant.

 

il y a 25 minutes, Ciné7 a dit :

Terminé avec la satisfaction que le point commun ait été traité (1.11'30" à 1.14'40") sachant que le public est le même pour tous et qu'il est toujours en train de grandir de son enfance.

moi bête. moi pas compris.

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Il y a 7 heures, Ciné7 a dit :

... on reconnaît chaque fois qu'on retombe sur des dénominateurs communs à toute recherche créative.

Bonsoir Thierry P.,

 

Pas obligé mais je me suis laissé entraîné (aussi parce que c'était bien filmé ... et sonorisé. Cà aide !).

 

Je serais bien tenté de te répondre (comme à un gamin) que tu n'as qu'à te repasser le passage (1.11'30" à 1.14'40") pour réfléchir ou dormir dessus mais oui, selon moi, celui qui crée puise dans la même source et le public cherche la même : celle de l'enfance (quelque soit le domaine) ...

 

Là, la mémoire me fait défaut mais les conférenciers évoquent même un moment (autre point commun noté) une citation disant que par notre corps, on s'introduit dans la communauté de la nature. Cà ne peut donc dater que depuis l'état d'embryon et d'enfance (dans tout ce qui a pu apporter ce qu' "aucune université n'a pas besoin d'apprendre" pour reprendre un autre propos de la conférence.

 

Ce sont bien des enfants qui ont reconnu la partition musicale dans la "ligne droite" dans l'eau !

 

Pour la peinture, la danse, la vidéo, le cinéma, etc ... c'est pareil.  L'autre jour, j'étais ravi d'entendre que Beineix pense la même chose réalisant qu'on recherche tous à ne reproduire que les émotions de l'enfance. Le public l'attend même sur un terrain de golfe à 3 trous.

 

 

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Il y a 10 heures, Ciné7 a dit :

selon moi, celui qui crée puise dans la même source et le public cherche la même : celle de l'enfance (quelque soit le domaine) ...

Oui. Pour être franc, j'ai eu la flemme de retrouver le passage mais surtout, je pense aux autres forumeurs qui doivent comprendre sans les obliger à regarder.

 

En substance, expliquons juste que le paysagiste a passé son enfance tout près de là où il a construit sa rivière une fois adulte. Un retour aux sources :sm13:

 

Pour le son, je n'aurais pas obtenu une qualité sonore correcte si je n'avais pas eu un ingénieur du son qui sonorisait la salle et enregistrait les débatteurs. A noter les micros contour d'oreille fournis aux débatteurs, un ÉNORME progrès pour un cadreur car la caméra se retrouve souvent avec des micros de table, trop massifs, qui masquent en partie le visage lors de gros plans et s'avèrent disgracieux.  Un énorme progrès également pour les spectateurs et les débatteurs car la distance entre la bouche et le micro reste la même. Sans ce dispositif, il y a trop de variations de volume, le débatteur ne pensant pas toujours à s'approcher du micro.

 

Comme quoi même dans un débat anodin, au-delà du fond (les propos), il existe toujours des aspects techniques qui sont déterminants dans l'écoute des débatteurs.

 

divers_tm-630.jpg

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    • L'IA me rend d'immenses services dans mon travail, mais je garde en toutes circonstances un regard critique.   Je lui ai demandé de me montrer des exemples de photos qui illustrent son "une tradition de la NASA". J'ai eu plusieurs fois la photo tout en haut de ce thread et d'autres où tous les personnages regardent dans la même direction.   CQFD !!  
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    • Effectivement je n'avais pas lu l'article.     Explication version IA (Gemini) :   L'astronaute en haut au centre est Victor Glover, le pilote de la mission. S'il regarde dans une direction différente des trois autres (Christina Koch, Reid Wiseman et Jeremy Hansen), ce n'est pas par erreur, mais pour une raison artistique et symbolique délibérée : Le symbolisme du futur : Dans la photographie de portrait de groupe, surtout pour les explorateurs, il est fréquent que l'un des sujets regarde au loin plutôt que vers l'objectif. Cela symbolise le fait de regarder vers l'horizon, vers l'avenir ou vers la destination (dans ce cas, la Lune et au-delà). La dynamique de groupe : Sur le plan de la composition photographique, cela évite que l'image ne paraisse trop statique ou "posée" comme une simple photo d'identité. Le regard divergent de Victor Glover apporte une certaine profondeur et une dimension épique à l'image, suggérant que l'équipage n'est pas seulement présent devant l'appareil, mais qu'il est déjà tourné vers sa mission. Une tradition de la NASA : Ce n'est pas la première fois que la NASA utilise ce type de pose. On retrouve souvent des variations dans les portraits d'équipages de la navette spatiale ou des missions Apollo, où les regards sont répartis pour évoquer à la fois le lien avec le public (regard direct) et l'aspiration à l'exploration (regard vers le lointain). C'est donc un choix de mise en scène du photographe de la NASA, Josh Valcarcel, pour renforcer l'aspect héroïque et visionnaire de cette mission historique.
    • Une autre explication possible est que la référence du photographe de la Mission Artemis II a été Collins, debout au centre de la photo d'Apollo 11. A la façon d'un clin d'oeil, on peut imaginer que l'astronaute debout, au centre de l'image en 2026, soit du coup celui qui nous regarde.
    • euh... bien vu pour le regard. Non ce n'est pas un loupé, bien évidemment.   mais tu n'as pas lu mon article, j'en parle justement à propos de l'auteur de la photo car ça m'a aussi frappé  https://www.magazinevideo.com/actu/l-histoire-d-une-photo-qui-entre-dans-l-histoire/48083.htm   (extrait) Reste un petit secret sur lequel Josh Valcarcel ne s’est pas exprimé : pourquoi les astronautes ne regardent-ils pas tous l’objectif ? Seul Victor Glover nous regarde franchement. Je ne vois pas d’autre explication à ce « désynchronisme » que celui de créer une dynamique, tout en apportant une touche de « posture impériale ».   et je me suis livré à une interprétation qui a quelque chose à voir avec les présidents du mont Rushmore...    je ne suis pas certain de cette interprétation, mais néanmoins, je n'ai pas fumé la moquette 
    • Ce que je ne pige pas c'est pourquoi l'astronaute en haut au centre (le black) ne regarde pas dans la même direction que les 3 autres. Vu le niveau de fignolage de la photo je n'imagine pas que ça puisse être un loupé. Du coup, quelle peut en être la raison ?
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