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Quand l'IA fabrique des images à émotions


Thierry P.
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L'auteur se définit comme créant des vidéos A.I. pour faire fondre les coeurs et susciter des émotions... (sic)


J'avoue que je ne suis pas très client car je crains vraiment que les spectateurs / internautes ne voient pas l'aspect "fabrication de l'image".

(et au passage, les oursons restent dans les tanières durant l'hiver)

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L'invention du cinéma parlant a mis de grands créateurs du muet à la retraite anticipée. L'innovation a des répercussions sur l'emploi dans l'industrie. L'industrie cinématographique n'y échappe pas. Mais il ne faut pas voir que le verre à moitié vide.

1) L'utilisation de l'IA générative nécessite de nouvelles compétences. C'est un métier, contrairement à ce qu'annoncent leurs cites web. Tout le monde ne va pas faire des trucs formidables en un clic.

2) Le cout et les délais de réalisation vont baisser. Cela rendra plus facile l'accès à de jeunes débutants professionnels qui galèrent pour faire aboutir leurs projets.

3) Lors des débuts du cinéma, les spectateurs quittaient la salle en panique, lorsqu'ils voyaient une locomotive leur foncer dessus. On a appris depuis, à prendre une certaine distance critique par rapport à l'image. Mais le réalisme photographique reste une preuve de vérité dans l'esprit de beaucoup. La multiplication des fausses réalités visuelles va progressivement pousser les gens à exercer leur esprit critique. Le spectateur d'aujourd'hui n'est plus celui d'hier et celui de demain sera différent. Le réalisme cinématographique ne trompera plus que la crédulité et le client méfiant apprend à faire la part des choses.

Modifié par Comemich
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Oui. certains utilisent la crédulité des gens. Ce n'est pas l'exclusivité des complotistes. Quand on présente un extrait de jeu vidéo comme un témoignage journalistique de la guerre réelle, c'est de la manipulation manifeste. Mais "chat échaudé, craint l'eau froide". Plus il y aura de fausses images, moins elles seront crédibles. Quand un journaliste montre une photo prise sur le terrain, il fait des choix sur le cadrage, la focale, le diaphragme et la vitesse d'obturation. Le réalisme de sa photo est sa réalité à lui. On ne verra pas l'avant et l'après. Avec l'IA générative, on oblige le spectateur à se méfier. Qui fait ça ? Pourquoi ? Qu'est ce qu'on veut me faire croire ? On n'est plus un simple récepteur passif, mais un interlocuteur critique.

Modifié par Comemich
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Je comprend vos remarques. Mais que serait le cinéma sans émotion ?  le cinéma est par nature une machine à émouvoir, avec ou sans IA. La question n'est pas de savoir si c'est la réalité vraie. 

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  • DISCUSSIONS RÉCENTES

    • L'IA me rend d'immenses services dans mon travail, mais je garde en toutes circonstances un regard critique.   Je lui ai demandé de me montrer des exemples de photos qui illustrent son "une tradition de la NASA". J'ai eu plusieurs fois la photo tout en haut de ce thread et d'autres où tous les personnages regardent dans la même direction.   CQFD !!  
    • Ton iA est très forte pour les deux premiers points. Mais sans fausse modestie, je trouve que ça rejoint quand même un peu les conclusions auxquelles je suis arrivé... sans m'aider de l'IA.   Par contre, je suis super étonné qu'il évoque la "tradition de la Nasa" comme 3e argument. Avant de rédiger l'article, j'ai consulté de très nombreuses photos d'équipage de la NASA depuis les années 60-70, et toutes celles que j'ai trouvées étaient très conventionnelles, y compris celle, très récente (ci-dessous), de la mission ISS Crew 12, avec la française Sophie Adenot, qui a remplacé au pied levé la Mission précédente, ayant un malade à bord.   © Nasa    
    • Effectivement je n'avais pas lu l'article.     Explication version IA (Gemini) :   L'astronaute en haut au centre est Victor Glover, le pilote de la mission. S'il regarde dans une direction différente des trois autres (Christina Koch, Reid Wiseman et Jeremy Hansen), ce n'est pas par erreur, mais pour une raison artistique et symbolique délibérée : Le symbolisme du futur : Dans la photographie de portrait de groupe, surtout pour les explorateurs, il est fréquent que l'un des sujets regarde au loin plutôt que vers l'objectif. Cela symbolise le fait de regarder vers l'horizon, vers l'avenir ou vers la destination (dans ce cas, la Lune et au-delà). La dynamique de groupe : Sur le plan de la composition photographique, cela évite que l'image ne paraisse trop statique ou "posée" comme une simple photo d'identité. Le regard divergent de Victor Glover apporte une certaine profondeur et une dimension épique à l'image, suggérant que l'équipage n'est pas seulement présent devant l'appareil, mais qu'il est déjà tourné vers sa mission. Une tradition de la NASA : Ce n'est pas la première fois que la NASA utilise ce type de pose. On retrouve souvent des variations dans les portraits d'équipages de la navette spatiale ou des missions Apollo, où les regards sont répartis pour évoquer à la fois le lien avec le public (regard direct) et l'aspiration à l'exploration (regard vers le lointain). C'est donc un choix de mise en scène du photographe de la NASA, Josh Valcarcel, pour renforcer l'aspect héroïque et visionnaire de cette mission historique.
    • Une autre explication possible est que la référence du photographe de la Mission Artemis II a été Collins, debout au centre de la photo d'Apollo 11. A la façon d'un clin d'oeil, on peut imaginer que l'astronaute debout, au centre de l'image en 2026, soit du coup celui qui nous regarde.
    • euh... bien vu pour le regard. Non ce n'est pas un loupé, bien évidemment.   mais tu n'as pas lu mon article, j'en parle justement à propos de l'auteur de la photo car ça m'a aussi frappé  https://www.magazinevideo.com/actu/l-histoire-d-une-photo-qui-entre-dans-l-histoire/48083.htm   (extrait) Reste un petit secret sur lequel Josh Valcarcel ne s’est pas exprimé : pourquoi les astronautes ne regardent-ils pas tous l’objectif ? Seul Victor Glover nous regarde franchement. Je ne vois pas d’autre explication à ce « désynchronisme » que celui de créer une dynamique, tout en apportant une touche de « posture impériale ».   et je me suis livré à une interprétation qui a quelque chose à voir avec les présidents du mont Rushmore...    je ne suis pas certain de cette interprétation, mais néanmoins, je n'ai pas fumé la moquette 
    • Ce que je ne pige pas c'est pourquoi l'astronaute en haut au centre (le black) ne regarde pas dans la même direction que les 3 autres. Vu le niveau de fignolage de la photo je n'imagine pas que ça puisse être un loupé. Du coup, quelle peut en être la raison ?
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