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Animation image par image


Thierry P.
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Animation image par image

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L’animation image par image est presque aussi ancienne que les films cinéma eux-mêmes. Des animateurs fabriquent des marionnettes, généralement en pâte à modeler et déplacent soigneusement leurs membres et leur visage avant chaque image afin de créer un film d’animation. Dans ces conditions, une simple minute de tournage prend parfois des semaines. Une société de production suédoise, Popcore Films, a utilisé une technique similaire pour créer un nouveau concept de vidéos musicales. Tirant le meilleur de l’EOS-1Ds Mark II, Linus Johansson, Anders Forsman et Ragnar Granstand de Popcore Films sont capables de produire une multitude d’images qui donnent l’impression que le film contient des jump cuts (raccords syncopés), ou qu’il est réalisé en animation image par image.

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Les réalisateurs ont tout d’abord eu l’idée d’utiliser le mode de prise de vue rapide de l’EOS-1Ds Mark II lorsqu’ils ont considéré la possibilité d’appliquer une technique d’animation image par image à de vrais acteurs. Cette technique, qui sert normalement à animer des maquettes en argile, aurait nécessité de prendre des photos individuelles, les acteurs se déplaçant très légèrement entre deux vues. Malheureusement, cette idée était absolument impossible à exploiter, car il aurait été difficile pour les acteurs de contrôler leurs mouvements avec la précision requise.

La solution adoptée par les réalisateurs fut d’utiliser la fonction de prise de vues en continu de l’EOS-1Ds Mark II qui permet l’enregistrement de 40 vues en rafale à une cadence de 8 im./sec. Ainsi, les réalisateurs purent photographier en continu des musiciens aux mouvements parfaitement naturels. Le résultat obtenu donne l’impression que les musiciens ont été filmés image par image.

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L’une des dernières vidéos musicales pour lesquelles ces réalisateurs ont utilisé l’animation image par image est “Hands-Up”, la nouvelle chanson des quatre membres du groupe suédois Soak the Sin. La vidéo a été tournée à Skelleftea, dans le nord de la Suède, et à New-York et Washington. Contrairement à d’autres vidéos pour lesquelles Forsman et Johansson avaient utilisé la même technique, le clip de “Hands up” a demandé un gros travail de synchronisation des mouvements des lèvres. “Helena [la chanteuse] chantait à vitesse normale et nous avons enregistré 8 vues par seconde,” explique Ragnar Granstrand de Popcore Films. “Ensuite, nous avons “prolongé” chaque image pour que celle-ci dure trois secondes.” Ainsi, il n’y avait donc plus 8 mais 24 images par seconde, soit la cadence normale pour un film. Étirer les images donne un résultat “stroboscopique” et la vidéo semble être un mélange d’animation image par image et de ralenti.

Enregistrer la vidéo avec un reflex numérique a permis au plateau de tournage de rester petit, compact et extrêmement mobile. “C’était particulièrement pratique lorsque nous voyagions et tournions aux États-Unis. C’était bien plus agréable que de parcourir Manhattan avec une énorme caméra,” ajoute Granstrand. “La plupart des vues étaient enregistrées sous la lumière naturelle et, pour les vues avec le groupe, nous avons utilisé des panneaux réflecteurs et des éclairages plus petits.” Les photos prises étaient ensuite transférées sur un ordinateur portable grâce à la connectivité FireWire et à l’interface USB 2.0 Haute-vitesse du boîtier.

Forsman, Johansson et Granstrand ont fondé Popcore films à la fin de l’année 2002 et ont depuis travaillé sur des spots publicitaires, des films d’animation par infographie, des courts-métrages et des documentaires. Tourné en 2004, leur film “Welcome to Europe” a remporté le prix du Meilleur Documentaire au Festival du Film de Tabor, et d’autres de leurs travaux sont régulièrement présentés dans le circuit des festivals. La vidéo qu’ils ont réalisée pour Soak the Sin a été diffusée en Suède sur ZTV et sur MTV, dans l’émission musicale Up North.

la vidéo : http://www.popcorefilm.com/kf/popcorefilm/...ase/SoakThesin/

texte et photos : © Canon

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Bonjour,

Concept intéressant, qui préfigure peut-être la convergence photo-vidéo en milieu professionnel. 8 images par seconde, c'est peu, mais la qualité des images doit être ahurissante (très haute définition, couleurs non échantillonnées, vrai progressif, etc)

Antoine

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  • DISCUSSIONS RÉCENTES

    • "YS, LA LEGENDE DE LA VILLE ANGLOUTIE" (9 mn) est une vidéo à mis chemin entre le documentaire et la fiction. C'est documentaire sur la littérature inspirée de cette légende, et c'est le récit d'une histoire légendaire qui évolue avec son époque. Je ne voulais pas mettre en scène une histoire que tout le monde connait. Je voulais montrer l'évolution de l'imagination à travers les siècles.    
    • "LA TERRE DES PRÊTRES" (20 mn) est une adaptation cinématographique du roman de Yves Lefebvre (1924). J'ai suivi le texte à la lettre, ligne par ligne (sauf la fin). Il aurait fallu écrire un storyboard mieux adapté au cinéma qu'à la littérature. J'ai eu beaucoup de mal à faire les décors et à diriger les comédiens virtuels. Aujourd'hui, je suis plus à l'aise avec les outils de l'IA et il y a eu des progrès en 6 mois. J'ai souvent eu recours à des logiciels de retouches d'images et à du bricolage dans le logiciel de montage (Movavi). La mise en scène des dialogues entre le curé et le médecin était contrainte par les limites de la fonction de synchronisation labiale. La cohérence entre les plans est problématique car je n'ai pas utilisé d'agent (j'ai appris à m'en servir depuis). Il faut prendre ça comme un exercice de débutant qui apprend. Je suis convaincu qu'on verra bientôt des réalisations plus abouties.    
    • oui stp ça intéresse 
    • Merci beaucoup de tes encouragements. J'avais rédigé le scénario depuis longtemps en m'inspirant d'une histoire vécue. Je voulais faire un truc genre podcast, comme les six vidéos que j'avais réalisées sur les contes et légendes de basse Bretagne. Mais j'avais un peu l'impression de tourner en rond. j'avais d'autres projets plus cinématographiques. J'ai gardé ça sous le coude. Depuis, j'ai découvert l'IA générative de l'image et la vidéo. J'ai mis deux jours à faire les images avec l'aide d'un agent conversationnel (Hedra), et quelques heures à faire le montage. Avant de faire "ANNA", j'ai fait plusieurs essais dans des genres très différents : "L'HERBE D'OR" que j'ai montré dans ce forum, et plus récemment "MUTANDROÏD". J'avais précédemment réalisé deux courts métrages que je n'ai pas publiés: "LA TERRE DES PRETRES" est une adaptation d'un roman de 1924. C'était un projet trop ambitieux. J'ai découvert les difficultés d'adaptation d'une œuvre littéraire au cinéma. J'ai eu du mal à maitriser les outils disponibles pour tourner des dialogues. L'IA a fait des progrès depuis. J'ai ensuite fait "YS, LA LEGENDE DE LA VILLE ENGLOUTIE". C'est un sujet beaucoup plus adapté à l'utilisation de l'IA car il y a beaucoup d'effets spéciaux. Certains plans étaient carrément impossibles à faire avant l'arrivée de l'intelligence artificielle. Si ça intéresse quelqu'un, je peux communiquer les liens vers ces deux vidéos.
    • Bonjour à tous . Alors bravo et chapeau Comemich pour ton film. Par curiosité combien de temps as tu mis pour réaliser ce chef d'oeuvre ? Je suis moi même entrain d'explorer l'I.A mais je suis très loin d'en être la . Ton film est un bel exemple de transmission.... original et d'actualité
    • Bonjour, J'ai oublié de mentionner que c'est réalisé sans drone ! Merci pour vos réponses et vos commentaires sur l'IA. Il faut cependant tempérer mon enthousiasme pour cette technique. Je m'explique: Le scénario, le storyboard et le texte de la voix off sont 100% de moi. J'ai appris qu'à Hollywood, certains professionnels utilisent aussi l'IA pour écrire les scénarios de séries. Ils testent plusieurs versions pour prédire laquelle fera la meilleure recette en salle. Il n'y a plus que le spectateur qui est humain, et l'humain n'est plus qu'un client. Ce n'est pas de l'art, mais la décadence d'une industrie.  Merci aussi @alfa pour ton commentaire sur "ANNA". Au départ, j'avais l'intention de faire des plans animés en vidéo. Ma technique consiste à générer d'abord des images fixes qui servent de référence à l'IA générative de vidéo. Je me suis aperçu que l'animation n'apportait rien au sujet. J'ai décidé de m'en tenir à un "film photographique", comme du temps ou je faisais des diaporamas.
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