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Des bisous, il faut faire plein de bisous... ?


Thierry P.
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Pour ceux qui suivent la presse spécialisée en France, une nouvelle est tombée ce matin :

Le groupe de presse britannique Emap revend sa branche française, composée de 40 titres environ, et aurait accordé l'exclusivité de négociation au groupe italien Mondadori pour une somme vraisemblablement comprise entre 500 et 700 millions d'euros.

On vous en parle parce qu'Emap, aux côtés de magazines poids lourds comme l'Auto-Journal ou Top santé, accueille des titres plus spécialisés que vous connaissez peut-être comme Caméra Vidéo & Multimédia ou Réponses Photo (et pour les mélomanes Diapason).

La mauvaise nouvelle : Mondadori est une filiale du groupe Fininvest, dirigée par un certain... Silvio Berlusconi ! (si si le même) qui débarquerait ainsi en France, pour se hisser au 3e rang des groupes de presse "français".

La bonne : par rapport à d'autres modes de cession qui étaient envisagés, d'après les experts, le rachat par Mondadori pourrait assurer une meilleure pérennité des titres...

Il est trop tôt pour se prononcer sur le reste...

Wait and see.

:-k

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En clair, as t on une certitude ou idée sur l'avenir de CVM ?...

Et pour les éventuels abonnés (dont je fais partie)...

Et pour les éventuels journalistes qui y officient...

DV

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impossible de répondre d'une façon nette car il y a des cas contraires :

-Par exemple, le magazine Photo Vidéo numérique a été "liquidé" (en 2004 je crois). Le titre a toutefois vécu une renaissance sous le nom (toujours actuel) "Micro Photo Vidéo". Les collaborateurs extérieurs du magazine ont été repris. La rédaction en chef en revanche a complètement changé.

-Autre exemple, autre cas de figure : le magazine Caméra Vidéo a lui même été réintégré à un nouveau groupe en 1994 (le fameux Emap qui cède sa branche française en ce moment). Douze ans plus tard, le titre existe toujours...

La notoriété du titre peut peser dans la balance... Ses comptes aussi. Enfin la décision et la vision startégique de celui qui investit pour ce titre... Parfois le raisonnement est très global, à l'échelle de plusieurs titres...

Bref, tout cela est un peu compliqué... 8)

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Mais en pratique ?...

Que conseiller à quelqu'un qui souhaite s'abonner ???

Certes, la question est délicate, mais vu que la news est lancée, je pense qu'on peut très justement se poser la question.

DV

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La règle générale : à tout moment, sur simple demande écrite de l'abonné, un abonnement peut être interrompu avec obligation de remboursement. Losrque c'est l'éditeur qui met fin à l'abonnement pour cause d'arrêt du titre, il prévient l'abonné et peut éventuellement lui suggérer un avoir pour un abonnement à un autre titre du groupe mais l'abonné peut refuser et se faire rembourser pour le magazine pour lequel il s'est abonné.

Mais nous n'en sommes vraiment pas là pour l'instant. 8)

Caméra Vidéo est le n°1 en vidéo (et quasiment le seul titre vidéo en presse spécialisée)

Réponses Photo est le n°2 (avec d'excellentes ventes grâce au boom des APN) sur un secteur toutefois plus concurrentiel.

Mais ce ne sont pas des titres qu'on arrête comme ça.

8)

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Une question plus générale est de se demander comment la presse spécialisée (cela vaut aussi pour les magazines informatiques) peut encore (sur)vivre sans se "diversifier" et sans s'associer avec d'autres medias.

Certes, on lira encore longtemps son magazine favori dans le train ou dans la chaise longue de son jardin, mais la concurrence des autres sources d'information (les gratuits, les forums, les DVD pédagogiques, le Web) est de plus en plus présente, dès qu'il s'agit de contenus "technologiques".

Chacun vit dans son monde et c'est peut-être un tort... :?

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Un contre-exemple dans la presse Mac américaine : MacTech. Tous les magazines de la presse Mac (et probablement informatique) sont en déclin. Mais MacTech (magazine technique plutôt destiné aux développeurs Mac) est en augmentation. Ils sont un site http://www.mactech.com/ qui couvre l'actualité et délivre du contenu et un magazine papier plus orienté "dossiers", pour la facilité de lecture.

Mais il est vrai que les magazines traitant du multimedia et de technologie peuvent se faire du souci. Les budgets publicitaires des annonceurs ne sont pas extensibles, et la tendance est aux achats d'espace sur le web, au détriment d'autres supports. Quand la théorie de l'évolution rejoint la presse... 8)

A plus long terme, l'évolution technologique (écran très fin en très haute résolution qui apporte le confort de lecture) devrait porter le coup fatal aux magazines papier.

Antoine

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{...}

A plus long terme, l'évolution technologique (écran très fin en très haute résolution qui apporte le confort de lecture) devrait porter le coup fatal aux magazines papier.

{...}

Là, je dis NON.

J'ai un papa dans l'imprimerie, et au vu de leur dernière étude et divers salons, le papier est loin d'être mort (et donc, le métier d'imprimeur).

Lire sur un portable dans un train, ou sur un PDA, c'est possible (et deviendra plus agréable, confortable, sans doute), mais combien préfèrent le bon vieux magazine que l'on feuillète, que l'on prête à son voisin, que l'on laisse dans le métro pour le prochain, etc... ???

Le magazine papier n'est pas mort, ohhh que non !!

DV

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oui il est vrai qu'on a enterré Gutemberg déjà tant de fois...

Sinon, je reviens sur le titre du Post pour lequel on m'a demandé quelques explications

Roberto Benigni, le réalisateur de la Vie est belle, avait scandé la phrase "Des bisous, il faut faire plein de bisous... " tous les jours aux Guignols de l'info, lors du dernier festival de Cannes...

Comme Mondadori, le groupe qui a racheté Emap France, est italien aussi, et est tenu par le groupe de Silvio Berlusconi, j'avais trouvé amusant de lui "faire des bisous..." en guise d'accueil 8-)

Je promets, je ferai plus basique la prochaine fois... :mrgreen:

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    • Merci manober, Je regrette d’avoir voulu porter des légendes à l’écran. C’est un exercice périlleux. Par nature, une légende populaire ancienne est faite pour être racontée par un conteur. La transmission orale de génération en génération laissait un espace à l’imagination de chaque auditeur. Chaque dépositaire de l’histoire l’adaptait à ses préoccupations, ses superstitions, ses peurs et ses fantasmes. C’est une histoire vivante qui évolue avec les gens. Anatole le Braz est un de ces collecteurs du 19ème siècle, qui a recueilli des légendes auprès de gens et qui en a fait une œuvre littéraire. C’est un instantané de 1893 qui a le mérite de sauver le patrimoine culturel de l’oubli. Nos ancêtres ne connaissaient pas Netfix et Youtube. Porter une légende à l’écran, c’est lui enlever sa nature profonde. L’expression orale n’est pas seulement sa forme, mais la raison de son existence. Donner à voir un démon qui n’existe que dans l’imagination, c’est déjà trahir la légende. Sauf, peut être, si on est capable d’en faire du second degré. Mais ce n’est pas évident à réaliser.
    • Bonjour Charlie et Comemich, Moi, j'ai apprécié l'originalité du sujet, et surtout l'opposition, l'affrontement de vos points de vue respectifs.   manober
    • Merci Jean Charles, Je comprend ton exigence. Tu conditionnes ton attention à la nécessité d'entrer dans le film et d'y être captivé. Je suis marqué par le souvenir de l'époque où j'aillais au ciné-club. On visionnait un film hollywoodien avec Marlon Brando. Puis l'animateur du débat qui suivait nous faisait raconter le "happy end". On s'apercevait alors qu'après avoir été captiver par l'histoire du héro, le cinéaste nous faisait prendre cette fin heureuse pour une issue souhaitable. Personne dans le public n'avait compris que la grève courageuse des ouvriers n'avait rien changé à l'exploitation des travailleurs, et que tout reviendrait comme avant, dans le meilleur des mondes. Le cinéaste (maccarthysme) nous avait captivés et menés par le bout du nez sans qu'on s'aperçoive de rien. Je suis profondément marqué par cette expérience, et je ne regarderai plus jamais un film comme avant. Je défend la distance critique du spectateur. Je fais appel à son jugement avant son émotion. Je suis prétentieux en appelant ça "Post nouvelle vague". Mais c'est une idée qui me fascine. 
    • Moi aussi je me sens mal compris...  Je fais abstraction du côté IA, mais quand je regarde une création, quelle qu'elle soit, j'essaie d'être captivé et d'y entrer.. Et là je suis devant la barrière IA qui m'en empêche... J'ai par contre bien apprécié la voix féminine, assez naturelle à mon sens ... quelle IA pour elle ?   Tiens l'exemple inverse : Je ne suis pas non plus pro film d'animation et je zappe en général, mais un m'a presque amené aux larmes  : La plus précieuse des marchandises... Là j'étais dans l'histoire, malgré le style. Donc je comprends bien ta finalité et elle est intéressante et sans  doute chronophage...
    • Merci pour ta réponse. Je me sens mal compris. Je ne cherche pas à faire de la vidéo virale.  Ce n''est pas mon truc de faire le top dix des gamelles en bicyclette (hilarant !). Je ne cherche pas non plus à accrocher le spectateur pour collectionner les likes. Mon truc, c'est d'apprendre à manipuler les images et les sons pour parler de ce qui m'intéresse. Je ne vais pas essayer de faire croire à des histoires auxquelles je ne crois pas moi même. Le cinéma est artificiel par nature. Je trouve intéressant d'évoquer les superstitions et les légendes populaires anciennes. La plupart des images sont des fantasmes et je suis content que ça se voit. Car, au second degré, ça nous en dit long sur les mœurs et coutumes d'autrefois. Je comprend que ça ne passionne pas les foules. Ce n'est pas le but non plus. Un mot pour finir, sur l'intelligence artificielle: On peut trouver ça dérangeant. Je le comprend bien. Mais qu'est ce que j'aurais pu faire sans l'IA ? Oui c'est artificiel. Oui ça se voit. Tant mieux !
    • Un peu seul l'ami Michel et je le comprends... J'ai regardé, et j'avoue, tout en sachant le travail que ça représente, que je n'arrive pas à accrocher... Trop "artificiel" à mon goût et je n'arrive pas à entrer dans l'histoire. Désolé Michel, c'est un nouveau genre et il va falloir qu'on s'y habitue...   
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