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Séminaire postproduction numérique (2K, 4K)


Jeep35
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Au fil du temps, on voit que le cinéma numérique prend une place importante dans l'équipement des salles de cinéma. Même dans les salles situées dans des communes de faible importance, ce phénomène prend de l'ampleur.

Pourquoi ?

Parce que d'ici quelques mois, la diffusion en pellicule 35 mm ne sera quasiment plus possible pour les salles de cinéma sauf à diffuser des films plutôt anciens avec les aléas de pellicule pas forcément de première fraîcheur. La survie des salles passe donc par un investissement de l'ordre de 50 000 à 60 000 € pour posséder un projecteur numérique pour le d-Cinema. Quelquefois ce sont les communes qui subventionnent la salle au nom du maintien de ce lien culturel. Il existe également des subventions de la part des diffuseurs sous la forme de prêts à rembourser sur plusieurs mois. Bref, le d-Cinema est maintenant officiellement en place.

Le d-Cinema se décline en deux formats : 2K (2048 x 1080) et 4K (4096 x 2160) avec une norme de présentation impérative : le DCP (Digital Cinema Package). C'est ce package qui doit être injecté dans le vidéoprojecteur pour pouvoir fonctionner. On ne peut pas injecter un simple fichier MP4 fut-il en version 2K ou 4K.


Comment est créé un package DCP ?

Le principe de base est de transformer une réalisation donnée en un fichier compilé à partir des x images du film transformées en JPEG2000. Une réalisation de 10 minutes à 24 images/secondes comprendra donc 14400 images en JPEG2000 de la résolution envisagée (2K ou 4K). D'autre part, le son est lui transporté à part sous forme de canaux stéréo, 5:1, 6:1 ou 7:1 selon le cas. Le package comprendra donc la compilation des 14400 images plus le fichier audio, chacun étant sauvegardé dans le format MXF. Un autre fichier "Sous-titres" peut selon le cas être également ajouté pour les réalisations en VO sous-titrées. Le package comprend un fichier XML qui donne les instructions sur les fichiers qui doivent être injectés au vidéoprojecteur.


Quel intérêt pour un utilisateur d'un logiciel de montage lambda ?

Certes on ne va pas imaginer qu'un utilisateur lambda va investir 60 000 € pour diffuser dans son salon mais les opportunités de diffuser dans une salle numérique ne sont pas rares. Certains propriétaires de salle acceptent de recevoir des clubs ou organisateurs de festivals les jours et heures où le cinéma n'est pas ouvert au public ou bien, ils peuvent louer la salle pour une soirée projection d'un club. Dans les petites salles qui ne sont pas forcément ouvertes 7 jours sur 7, c'est souvent possible.

Nous qui sommes déjà habitués à travailler en HD, le passage au format 2K ou 4K est tout à fait envisageable d'autant que les APN, même moyen de gamme, permettent au moins ces résolutions. Il sera donc facile de sortir un montage pour le mettre à la norme d-Cinema.


Comment générer un package DCP ?

C'est une opération assez longue mais facilement réalisable avec soit des outils payants soit des outils du domaine public. Le seul souci sera de les visionner sur un moniteur "classique". Pour cela il existe des visionneuses qui, en temps réel, transforment le fichier terminé en fichier visualisable sur son PC pour vérifier que le rendu est OK. Ces visionneuses ne sont pas gratuites mais elles existent.

A titre d'exemple, un fichier original de 300 Mo prendra environ 5 h avec un PC moderne pour créer le package DCP.


A ce sujet, j'organise les 22/23 mars prochains un atelier "Postproduction numérique" à l'hôtel Campanile de Fougères (35300) autour du logiciel ProShow Producer avec lequel je produis déjà à titre professionnel. Les participants recevront un dossier comprenant une documentation complète sur la fabrication d'un DCP ainsi qu'un DVD comprenant TOUS les outils pour le créer. A noter, qu'à cet atelier, je remettrais l'un des logiciels les plus performants et les plus rapides pour créer un DCP puisqu'il peut prendre en compte une installation comprenant plusieurs PC en réseau pour lancer le job de calcul en mode partagé ce qui diminuera de façon drastique le temps de traitement. Vous pourrez donc mettre par exemple en réseau un portable et une tour pour effectuer le travail.


Je reste à votre écoute pour tout complément d'information.

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Je parlais bien du fichier original, par exemple un fichier vidéo MPEG-4 de 300 Mo que l'on veut passer en DCP. Au bout des 5 heures on aura un DCP qui fera pas loin des 10/15 Go. Si on a plusieurs PC en réseau, chacun peut prendre en charge une partie du travail et donc réduire le temps de façon très importante.

Il faut aussi penser qu'on n'est pas systématiquement obligé de faire un DCP en 4K. Les DCP 2K sont souvent exploités commercialement pour la pub au cinéma par exemple parce qu'on n'a pas forcément besoin d'une super définition. Evidemment une production 2K ira beaucoup plus vite à générer.

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Bonjour Jeep35 et MANU09 !

J'avoue de n'avoir pas osé poster jusque-là pour laisser en état d'annonce ! Je profite donc que MANU09 ait été plus bavard que moi, pour enfin m'empresser de te féliciter et te remercier pour l'organisation de ce séminaire !

(Bravo aussi pour préserver toute sa place au 2k !!! Peut-être faudrait-il évoquer aussi les alternatives au JPEG2000 que sont les ProRes et DNxHD intermédaires !)

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Bon dimanche à tous !!!

Suite à un documentaire sur la mémoire du cinéma, vu sur un bouquet du câble, je ne me retiens plus de devoir préciser que la restauration numérique de notre patrimoine nécessite in fine une retour sur pellicule en vue de sa conservation et de sa pérennisation !!!

Les professionnels de la chose (Bois d'Arcy, Beauviala, Carrière) s'inquiètent en effet du risque que dans 500 ans, les chercheurs ne puissent que retrouver les images du 20ème siècle imprimées sur argentique et plus aucune depuis le 21ème siècle parce qu'archivées sur support numérique !!!

En guise de plaidoyer pour la pelloche qu'il ne faudrait pas enterrer trop vite !!!

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Certes mais dans 500 ans quel sera l'état d'une pellicule quand on voit la lente dégradation de diapositives pourtant conservées dans les meilleures conditions (je sais de quoi je parle !). Quel projecteur aura t-on dans 500 ans pour visionner les pellicules qui seront truffées de points d'humidité, de déformations dues à la transformation du support. Si on pérennise, au fur et à mesure des progrès techniques, la sauvegarde numérique, on pourra, à mon avis, continuer à visionner des œuvres numérisées dans des centaines d'années.

L'inconvénient de la pellicule (et ce ne sont pas les projectionnistes qui me contrediront) est qu'elle est soumise à des réactions physiques inhérentes à son statut : casse, rayures ainsi qu'aux conditions de stockage. Le numérique s'affranchit largement de ces inconvénients. Mais c'est sûr que c'est un vaste débat !

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Bonjour Jeep35 ! Je crois avoir compris que le but serait de programmer des restaurations numériques périodiques avec retour systématique sur film (par nos institutions officielles compétentes). Le numérique en soutien de la pérennisation du patrimoine.

(Mais gardons en mémoire l'avatar d'alfred en cas d'absence de projecteur ...).

Ceci dit, je ne m'oppose pas du tout au numérique qui démocratise et ouvre de nouveaux horizons. Rien ne lui interdit non plus dans ses balbutiements, de progresser dans la fiabilité de ses supports (avec la certitude que dans 500 ans, l'informatique saura toujours déchiffrer une combinaison intacte de uns et de zéros ...)

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