Aller au contenu

Quand les bandes-annonces nuisent au cinéma


Thierry P.
 Partager

Messages recommandés

Je regarde fréquemment des bandes-annonces de films - la dernière en date est celle de Lincoln de Steven Spielberg - bien que paradoxalement, je sois assez souvent déçu. Mon désappointement provient d'un travers fréquent des bandes annonces à vous montrer tout l'enchaînement scénaristique du film, de telle sorte que vous n'avez plus aucun effet de surprise lorsque vous allez voir le film au cinéma. J'ai un exemple récent en tête : le fameux Intouchables. J'avais envie de voir ce film vu par 19 millions de personnes (au moins). Alors j'ai quand même scruté la bande-annonce pour me faire une idée de l'ambiance.

Une idée de l'ambiance, juste de l'ambiance. Problème : on m'a résumé tout l'enchaînement scénaristique avant même que je n'ai vu le film ! C'est tout juste si on ne m'a pas montré le plan de fin !

http://www.dailymotion.com/video/xht047_super-8-bande-annonce-2-vf_shortfilms

J'ai un autre exemple en tête bien parlant. C'est celui de Super 8 produit par le même Steven Spielberg. On vous présente absolument tout du scénario, ses rebondissements, l'intrigue, ce à quoi les enfants vont devoir faire face... Le scénario est riche mais j'ai déjà l'impression de connaître l'intrigue sur le bout des doigts !

Fort heureusement, les contre-exemples de bandes-annonces qui n'en disent pas trop existent. Pardon de réévoquer Kubrick, prenez celle de The Shining qui fait partie pour moi des meilleures bandes-annonces de ces quarante dernières années. Un seul plan fixe, on ne devine rien du détail de l'intrigue et pourtant on est dans le film !

http://www.cinemovie...php?IDfilm=2626

Mais revenons au Lincoln de Steven Spielberg : cette fois, une bande annonce m'a déçu pour des raisons uniquement techniques ! Celle-ci utilise en effet un procédé ultra-fatigant bien qu'il paraisse anecdotique. Il s'agit d'une répétition de fondus au noir lents et de fondus-enchaînés tout aussi nombreux, avec des plans courts entre chaque fondu. C'est un procédé qu'utilisent beaucoup les américains mais ici, il est poussé au paroxysme. Et moi, je n'ai pas trouvé ça majestueux et intimiste comme le chuchote mon confrère du site Premiere.fr. Je suis sorti épuisé du visionnage... :sm29:

D'accord je suis difficile et exigeant en matière de bandes-annonces, vous retiendrez donc ce que vous voulez de cette intervention cinéphilique. Mais on répète souvent ici aux amateurs que l'abus d'effets spéciaux gratuits nuit à la qualité d'un film. Je ne pensais pas que je serais amené à en dire autant pour un teasing d'un film du grand monsieur Spielberg... :ohmy:

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

"Ne vieillissez pas !" C'est tout de suite ce que je pense de Spielberg.

De toutes façons, pour moi, un réalisateur qui fait des pubs mélos de propagande avec Tom Hanks, pour envoyer des jeunes à la boucherie dans des guerres illégales, ne pourra plus jamais se revendiquer cinéaste !!!

(Quel baratin veut-il d'ailleurs encore nous raconter sur Lincoln ?)

Pour la bande annonce (difficile à décrypter) de Shining, Kubrick se limite en effet à la métaphore par l'image. Même si une rumeur prétend que c'est lui qui aurait filmé en studio le premier pas de l'homme sur la Lune (car la liaison image n'avait pas été possible pour faire vraiment rager les russes), on lui reconnaît bien volontiers le statut d'artisan.

Et oui, Thierry P., les bandes annonces semblent dorénavant remplacées par des fausses promos de box-office basées sur les prévisions d'audimat télé ! Maintenant, ils nous ont même inventé la promo avec oscars en chocolat !

Intouchables, c'est comme pour le nanar sur les chtis, c'est parce qu'on dit que çà rejoint le record de Titanic ou de la Grande Vadrouille, que je n'y crois surtout pas et que je boycotte au ciné, à la télé, en blu-ray ou en dvd.

"Les cons, çà ose tout ! C'est même à çà qu'on les reconnaît !", avait très pertinemment écrit Monsieur Michel Audiard.

PS : Dommage pour Super 8 qui avait un excellent premier teaser. Parmi les débris d'un train qui a déraillé, un coffre-fort se fait mystérieusement défoncer de l'intérieur (le tout appuyé par un travelling avant certes méfiant mais téméraire). C'est pas la première fois que Spielberg (ici producteur) se souvient de Kubrick.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

  • 2 semaines plus tard...

Le vrai problème vient du public visé par ce marketing :

Surtout pas les cinéphiles ! "Ils ne rapportent pas assez" et de toute façon ils vont voir des films tout le temps (propos d'un prof de production/marketing)

Mais le badaud, qui se fous de l'intrigue, veut un résumé pour ensuite voir le film. Être sur de ne pas être trop surpris.

C'est dommage ! Moi aussi je préfère un pitch court et clair, une bande annonce simpliste témoin d'une ambiance.

Max

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Bonjour Max !!!

Un producteur de la Warner avait dit à Visconti que l'âge mental du public était de 14 ans ! Visconti a répondu que çà tombait bien, c'était le moment de lui apprendre quelque chose !

Toute la promo commerciale est en effet orientée adolescence (pour ne pas dire p'tits cons ou p'tites pétasses) ; mais j'avoue qu'actuellement, on peut déceler quelques tentatives de certaines productions de viser un public plus cinéphile dans la tranche des + de 45/50 ans (eh oui, que j'ai atteint) qui représentent encore une trop belle part de marché et qui ne se déplace pas sur la pub mais sur le flair ou le bouche-à-oreille.

Mais après les disparitions successives des derniers vrais héritiers du cinéma français (Sautet, Corneau, Miller), la place est investie par des crétins qui ne se préoccupent que du bankable supranational (ou même par des collabos qui discréditent à cet effet le cinéma avec de l'ultraviolence ou du porno qu'ils déclarent élever au statut d'oeuvre d'art).

Quel défi que celui de votre génération, de trouver les talents pour reprendre tout çà en main et offrir un cinéma de qualité avec de vrais réalisateurs et de vrais acteurs ou comédiens, dans le cadre d'un marché parallèle, certes plus risqué, moins rémunérateur mais de plus en plus concurrent (bref, avec de vrais spectateurs).

Le numérique créé d'abord pour la diffusion mondiale (donc mondialiste à coup d'oscars en chocolat, avions-nous dit) devrait à contrario réussir à profiter aux producteurs les plus courageux grâce à des budgets plus faciles à délimiter et à prévoir (Si je n'm'abuse car qui dit artisanat contre multinationales, dit fiscalité dissuasive).

Le retour aux sources reste l'apanage du contre-courant !

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Bien dit Ciné 7,

Cela dit, ceux qui ont fait mains basses sur le cinéma auront beau jeux de nous jeter à la figure les chiffres excellents de certains films populaires. Je n'ai rien contre eux : la génération de mes grands parents (nés dans au tout début du 20° siècle) ne crachait pas sur la franche rigolade (mais servie par des très grands acteurs), ce qui ne les empêchaient pas d'aller voir aussi du Renoir, du Grémillon, ou du Carné.

A part quelques ados cinéphiles (et qui ne s'en vantent pas trop) dans mes proches, la plupart ne s'intéressent qu'aux films d'actions, d'horreur, de SF formatés... et en sont fiers. Ils rejettent avec véhémence tout autres formes de films qu'ils qualifient facilement d'intellectuels. Heureusement on sait grâce à Boris Cyrulnik que rien n'est perdu.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Bonsoir Yanik !!!

Heureux nos jeunes cinéphiles qui ne s'en vantent pas ! Mais au secours ! Des sels ! Protégeons-les surtout de ce Cirulnik !!!

Oui, le cinéma français est un cinéma populaire et divertissant, de Carné à Melville, de Tati à Lautner, de Sautet à Molinaro, etc ... C'est ce qui a fait sa richesse, il y avait toujours un large choix selon les humeurs du moment !

(PS : J'ai oublié de citer à Thierry P., "Barry Lindon" dans mes références. Bon, M. Almendros y est encore pour quelque chose mais quel sens de la mise en scène, des acteurs, des costumes, des maquillages, des décors et des lumières. Belle association d'artisans de talent).

Tiens, puisque le baroque arrive sur le tapis, ma dernière bande annonce vue sur le net : "Gatsby" de Baz Luhrmann. Il suffit des premiers plans pour passer outre les blablablas et se taire soi-même jusqu'à la fin. Ouf, la surprise, bonne ou mauvaise, est sauve !

Car, Mesdames, Messieurs, à notre catalogue prestige, nous avons encore la bande annonce signature.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Les fous de cinéma sont souvent comme ça, ils s'enflamment et sortent plein de références... :eusa_clap: Je reconnais que ça a un peu dérivé mais comme j'ai allumé la mèche... :icon_arrow:

Cela dit, ma cible concernait vraiment la réalisation "technique" des bandes-annonces. Pour ma part, je peux voir Intouchables comme le dernier Léos Carax (Holy Motors) (*), Alien La résurrection comme Les femmes du 6e étage, Mon oncle comme les Tontons flingueurs avec la même délectation... Tout ce que je ne veux pas, c'est que la bande-annonce me dévoile déjà tout, car ça me coupe l'envie... Rien d'intégriste là-dedans, juste une volonté de préserver l'effet de surprise.

(*) je n'avais pas vu la bande-annonce et heureusement, car elle est bien trop bavarde à mon goût. Ils ont même osé placer le plan de fin (ou quasiment) qui est magnifique mais ménage un effet de surprise.

http://www.dailymotion.com/video/xqzr6p_holy-motors-de-leos-carax-bande-annonce_shortfilms

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Bonjour à tous,

(Très belle réponse Yanik !).

Moi par contre, j'ai éventuellement débordé parce que pour moi, réac à mes heures, les bandes annonces reflètent l'état de santé du cinéma et parce que le prof de Max a raison, elles s'inscrivent dans un marketing qui ne tire pas le (jeune) spectateur vers le haut. (Donc, selon moi, au même titre que le film concerné).

Saby, il n'y a pas d'intégrisme en tenant à un cinéma plus respectueux de l'intelligence et de la sensibité de son spectateur. Pour autant, l'abrutissement de masse n'est pas interdit mais il lui faut une concurrence culturelle. Le cinéma français a de quoi se positionner.

L'exemple de la bande annonce de Leos Carax confirme, comme celle de Gatsby, que le réalisateur et son équipe peuvent encore faire valoir leur signature comme argument de vente. C'est un bon signe qui peut réserver bien des surprises.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Intouchables, c'est comme pour le nanar sur les chtis, c'est parce qu'on dit que çà rejoint le record de Titanic ou de la Grande Vadrouille, que je n'y crois surtout pas et que je boycotte au ciné, à la télé, en blu-ray ou en dvd.

"Les cons, çà ose tout ! C'est même à çà qu'on les reconnaît !", avait très pertinemment écrit Monsieur Michel Audiard.

Toute la promo commerciale est en effet orientée adolescence (pour ne pas dire p'tits cons ou p'tites pétasses) ;

Saby, il n'y a pas d'intégrisme en tenant à un cinéma plus respectueux de l'intelligence et de la sensibité de son spectateur. Pour autant, l'abrutissement de masse n'est pas interdit mais il lui faut une concurrence culturelle. Le cinéma français a de quoi se positionner.

C'est principalement tes trois phrases ci-dessus qui m'ont fait réagir. Il ne faut pas faire une trop grand extrapolation pour penser que tu assimiles systématiquement les spectateurs d'Intouchables ou des ch'tis à des cons, les ados à des p'tits cons ou p'tites pétasses (sic) et le grand-public à des abrutis. Je trouve ça extrêmement réducteur. J'ai le sentiment d'y deviner que n'ont grâce à tes yeux que les cinéphiles puristes du genre. En gros des gens capables de s'extasier devant l'histoire d'1h30 d'une pomme qui tombe d'une branche sous prétexte que le Directeur photo a trouvé une superbe lumière et le Réalisateur un mouvement de contre-plongée en plan séquence magnifique. Mais nooooonnnnnnnn, je n'exagère pas ! :icon_arrow:

Alors oui, il y a une frange très large de gens qui ne vont au cinéma que parce que les films vont leur raconter une histoire qui va les intéresser et/ou parce qu'ils vont en prendre plein les mirettes et/ou parce que les images qu'ils ont vu dans les extraits ou bandes-annonces leur ont simplement paru jolies à regarder. Ils ne sont certainement pas tous des décérébrés incultes.

P.S.

Contrairement à ce que le ton, volontairement appuyé, de mon message pourrait laisser penser, je ne souhaite nullement entrer dans un trollisme de base avec toi. Je voulais juste rappeler que la passion ne devrait pas justifier qu'on juge négativement les gens moins passionnés que soi-même.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Salut Saby,

Merci et bravo pour ta réaction ! Les cons que je vise, ce sont ceux qui osent utiliser des faux mythes pour attirer le public. Comme toi, je défends bec et ongle le cinéma populaire et tous les spectateurs.

Le langage cinématographique, c'est comme la langue française, je ne supporte que çà soit des analphabètes qui s'en chargent auprès de NOS jeunes en les abaissant au statut de p'tits cons ou de p'tites pétasses.

Je ne crois pas plus au cinéma intellectuel ou snob. Le cinéma est un art du spectacle tellement étranger aux diplômés d'HEC qui viennent gacher les films et les bandes annonces.

Je me réjouis qu'il existe encore des artisans passionnés qui s'adaptent à la situation pour proposer leur cinéma, tous genres confondus, en tentant de le faire savoir dès leurs bandes annonces.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Bon, on va finir par s'entendre. :biggrin:

Ils repassent toute la série de "Y a-t-il un flic pour sauver ... " au cinoche de mon village. Je t'inscris ? :laugh:

P.S.

Il manque cruellement les smileys Bisous et Bière sur ce forum ! Thierry P, si tu nous lis ...

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Mais je me retape toute la série et je trinque avec toi sans problème, cher Saby !

(Moi, j'adore Baz Luhrmann, Edward Zick et Michaël Mann, on ne peut pas dire que c'est du Rohmer ou du Malick. En France, j'vois personne, à part Coline Serreau et quelques films qui ne me transportent pas mais que je trouve enfin intéressants. Au fait, j'ai appris que le record français date d'Amélie Poulain avec près de 3 millions d'entrées. Mais là, ce que j'ai pas aimé, c'est l'esthétique. Cà dépend des goûts et pas du Q.I.).

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

P.S.

Il manque cruellement les smileys Bisous et Bière sur ce forum ! Thierry P, si tu nous lis ...

A retardement...

Je ne sais pas si je trouverais quelque part ces smileys "populaires" :biggrin: mais en tout cas, j'ai trouvé des chiffres intéressants du CNC (l'organe de référence en matière d'observation du cinéma) sur la fréquentation des salles de cinéma entre 1993 et 2009. Et quelques idées reçues risquent de tomber sur l'âge de fréquentation qui est beaucoup plus diversifié qu'on ne pourrait le penser.

Les jeunes âgés de 6 à 24 ans représentent une part de plus en plus faible de la population

française. Ils sont également moins nombreux à se rendre au cinéma. Ce repli concerne plus

particulièrement les 15-24 ans dont la population cinématographique recule de 680 000

individus entre 1993 et 2009. Néanmoins, ne représentant qu’un peu moins du quart de la

population totale en 2009, les moins de 25 ans constituent la tranche d’âge la plus

concernée par le cinéma. Plus de 80 % des 11-24 ans sont allés au moins une fois par an au

cinéma sur la période 1993-2009.

Entre 1993 et 2009, les 35-49 ans sont de plus en plus nombreux au sein de la population

française (+950 000 individus) et de la population cinématographique (+2,0 millions de

spectateurs). Les plus de 50 ans composent la tranche d’âge dont la progression est la plus

importante. Entre 1993 et 2009, les spectateurs de plus de 50 ans progressent de

5,4 millions d’individus alors que la population totale de cette tranche d’âge augmente de

5,3 millions. Au-delà du vieillissement de la population, la fréquentation cinématographique

touche de plus en plus de seniors. Pour preuve, le taux de pénétration du cinéma augmente

fortement sur cette population entre 1993 et 2009, malgré une baisse observée en 2009 : il

passe de 42,8 % à 51,6 % chez les 50-59 ans et de 28,8 % à 45,0 % chez les plus de

60 ans.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Ces chiffres du ciné sont assez intéréssant et reflète bien l'etat d'esprit des jeunes (dont je crois faire encore parti).

En effet j'ai tendance a déserté le ciné pour une multitude de raisons comme les horaires restrictif, le prix ou encore les incivilités des autres spectateurs. En tant que cinéphile je déplore également les version trop "ciné" de certains films, qui pour rester tout public coupe la moitier du scénario.

Mais si je le fait c'est surtout grace à des alternatives comme le bluray (j'en ai meme eu un en 2K!) ou la TV HD qui offre un beau choix en ce moment.

Je déplore (en tant que futur employé de ce milieu) que les chiffres de ces supports ne soient pas pleinement prix en compte pour les resulstats d'un film. (Qui signifie si une équipe est Bankable et donc si elle va travailler.) Mais je m'égare... :biggrin:

Max

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant
 Partager

  • Le bon plan de DIGIT-PHOTO
    digit-photo

    Le site DIGIT-PHOTO est un spécialiste du secteur photo-vidéo. C’est une enseigne sérieuse que nous vous recommandons. Basé à Metz, Digit-Photo applique le droit français (TVA). Les frais de port sont gratuits dès 40 € d’achat, avec une expédition en 24H. Retourner le matériel est possible et facile.

    Dans votre panier, si vous appréciez le site magazinevideo, entrez le code Créateur MAGVIDEO. Vous paierez le même prix et cela financera des services gratuits comme ce Forum, les News et tous les articles gratuits.

  • DISCUSSIONS RÉCENTES

    • L'IA me rend d'immenses services dans mon travail, mais je garde en toutes circonstances un regard critique.   Je lui ai demandé de me montrer des exemples de photos qui illustrent son "une tradition de la NASA". J'ai eu plusieurs fois la photo tout en haut de ce thread et d'autres où tous les personnages regardent dans la même direction.   CQFD !!  
    • Ton iA est très forte pour les deux premiers points. Mais sans fausse modestie, je trouve que ça rejoint quand même un peu les conclusions auxquelles je suis arrivé... sans m'aider de l'IA.   Par contre, je suis super étonné qu'il évoque la "tradition de la Nasa" comme 3e argument. Avant de rédiger l'article, j'ai consulté de très nombreuses photos d'équipage de la NASA depuis les années 60-70, et toutes celles que j'ai trouvées étaient très conventionnelles, y compris celle, très récente (ci-dessous), de la mission ISS Crew 12, avec la française Sophie Adenot, qui a remplacé au pied levé la Mission précédente, ayant un malade à bord.   © Nasa    
    • Effectivement je n'avais pas lu l'article.     Explication version IA (Gemini) :   L'astronaute en haut au centre est Victor Glover, le pilote de la mission. S'il regarde dans une direction différente des trois autres (Christina Koch, Reid Wiseman et Jeremy Hansen), ce n'est pas par erreur, mais pour une raison artistique et symbolique délibérée : Le symbolisme du futur : Dans la photographie de portrait de groupe, surtout pour les explorateurs, il est fréquent que l'un des sujets regarde au loin plutôt que vers l'objectif. Cela symbolise le fait de regarder vers l'horizon, vers l'avenir ou vers la destination (dans ce cas, la Lune et au-delà). La dynamique de groupe : Sur le plan de la composition photographique, cela évite que l'image ne paraisse trop statique ou "posée" comme une simple photo d'identité. Le regard divergent de Victor Glover apporte une certaine profondeur et une dimension épique à l'image, suggérant que l'équipage n'est pas seulement présent devant l'appareil, mais qu'il est déjà tourné vers sa mission. Une tradition de la NASA : Ce n'est pas la première fois que la NASA utilise ce type de pose. On retrouve souvent des variations dans les portraits d'équipages de la navette spatiale ou des missions Apollo, où les regards sont répartis pour évoquer à la fois le lien avec le public (regard direct) et l'aspiration à l'exploration (regard vers le lointain). C'est donc un choix de mise en scène du photographe de la NASA, Josh Valcarcel, pour renforcer l'aspect héroïque et visionnaire de cette mission historique.
    • Une autre explication possible est que la référence du photographe de la Mission Artemis II a été Collins, debout au centre de la photo d'Apollo 11. A la façon d'un clin d'oeil, on peut imaginer que l'astronaute debout, au centre de l'image en 2026, soit du coup celui qui nous regarde.
    • euh... bien vu pour le regard. Non ce n'est pas un loupé, bien évidemment.   mais tu n'as pas lu mon article, j'en parle justement à propos de l'auteur de la photo car ça m'a aussi frappé  https://www.magazinevideo.com/actu/l-histoire-d-une-photo-qui-entre-dans-l-histoire/48083.htm   (extrait) Reste un petit secret sur lequel Josh Valcarcel ne s’est pas exprimé : pourquoi les astronautes ne regardent-ils pas tous l’objectif ? Seul Victor Glover nous regarde franchement. Je ne vois pas d’autre explication à ce « désynchronisme » que celui de créer une dynamique, tout en apportant une touche de « posture impériale ».   et je me suis livré à une interprétation qui a quelque chose à voir avec les présidents du mont Rushmore...    je ne suis pas certain de cette interprétation, mais néanmoins, je n'ai pas fumé la moquette 
    • Ce que je ne pige pas c'est pourquoi l'astronaute en haut au centre (le black) ne regarde pas dans la même direction que les 3 autres. Vu le niveau de fignolage de la photo je n'imagine pas que ça puisse être un loupé. Du coup, quelle peut en être la raison ?
×
×
  • Créer...

Information importante

j'accepte les cookies de ce site. Conditions d’utilisation