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Chroma


GM1968
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Un démon, çà a aussi une dimension interne

Pardon, la dimension interne d'un des personnages du couple ou du couple lui-même (ce n'est pas le démon qui a sa dimension interne à lui).

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  • 1 mois plus tard...

Bonsoir GM1968 et loupiod,

 

(Loupiod, je viens de me relire et j'espère en effet que le paracétamol codéiné réussit à te soulager. Pardon pour tant de souffrance surtout si tu as lu avec le même débit que Karim de Chroma quand il se lance dans ses explications. Toutes mes excuses, promis, j'en retiens la leçon).

 

Outre le placement de produits, l'épisode de Chroma, en comparant mac and me et E.T., traite surtout de la priorité à accorder au contenu.

 

En plus de l'effort sur la qualité technique et artistique de la réalisation dont celle des effets spéciaux (comme l'a si bien compris CX900), il faut aussi se référer à des principes narratifs de base intangibles depuis Aristote.

 

Celui par exemple de l'ironie dramatique que j'ai tenu exprès à mettre dans l'intro du topic sur le logiciel intérieur (qui a valu à loupiod l'achat de sa grosse boîte de paracétamol encore sans codéine).

 

Karim a raison, c'est ainsi que depuis au moins le Magicien d'Oz, Hollywood crée l'empathie du public envers le personnage d'un enfant en le faisant traiter injustement de menteur lorsqu'il dit la vérité.

 

C'est un mécanisme (donc bien une technique et pas de la philosophie) qui s'appuie sur ce fameux principe de base dit de l'ironie dramatique qui sert à distiller les informations au public selon une multitude de combinaisons (Rappel : informations chargées des émotions qui ont permis de les loger dans les mémoires).

 

Dorothy (Judy Garland) n'est pas crue quand elle raconte à sa famille son aventure à laquelle le public vient pourtant aussi d'assister. Elle donne donc une information à ses proches que le public connaît déjà (et dont la mémoire en a fourni toute l'émotion jusqu'à l'impression de l'avoir aussi vécue).

 

Le public prend l'injustice pour lui et se met dans le camp de Dorothy jusqu'à s'identifier à elle puisque il venait de vivre avec ou à travers elle, les mêmes événements (c'est l'effet d'empathie).

 

Il est dit que le mensonge est propre à l'esprit du mal car il n'est pas et ne sera jamais habité par la vérité. Se battre pour la vérité, c'est combattre le mal. Voilà l'enjeu (dramatique) qui scotche le public sur les fauteuils pour vivre le combat (humain) de Dorothy dont il n'espère que la victoire pour la graver (et la savoir) dans sa mémoire (en lui et en toute l'humanité).

 

Un principe de base de gestion des informations à partager entre les personnages et le public et dont la multitude de combinaisons possibles permet d'insuffler l'empathie, l'action, le conflit, le suspense, le mystère, l'émotion par la peur, le rire ou les larmes jusqu'à la révélation et la victoire d'une vérité et de sa cause.

 

Approuvons Karim quand il éjecte de l'écran, les marques, les produits comme on doit le faire de toutes les autres formes d'artifices pour enfin libérer toute la force du contenu et le parer des plus beaux attributs de lumière.

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  • 1 mois plus tard...

Bonjour GM1968, vraiment mon topic préféré au point où j'attends que ce soit toi qui mette en ligne un nouvel épisode au lieu de surveiller sur la chaîne.

 

100% d'accord avec Karim !!! Sauf sur le confort visuel. Ce serait d'ailleurs une autre explication de la proportion des jeunes à se réfugier dans le fantastique ...

 

Je serais méchant, je dirais que c'est du : "Eh chenapan, tu ne sais pas comment (et pourquoi) on écrit un scénario et tu ne sais pas filmer ? Fais du fantastique, çà s'verra (presque) pas ! ...

 

(Bon, admettons, j'suis méchant :34b50bdc:).

 

J'ajoute aussi un critère que Karim n'a pas évoqué. Un film numérique archivé sur bande LTO, 25 ans. Un film sur pellicule, 400 à 500 ans.

 

Bravo à CHROMA pour la séquence Orson Welles !

Modifié par Invité
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Il y a 5 heures , Ciné7 a dit:

Bonjour GM1968  ........................

................ J'ajoute aussi un critère que Karim n'a pas évoqué. Un film numérique archivé sur bande LTO, 25 ans. Un film sur pellicule, 400 à 500 ans.

 

Bonsoir Ciné7 .... et GM1968 ...

 

Ciné7, pour la conservation, je ne suis pas tout à fait d'accord ... grâce à la sauvegarde possible  ...

D'abord concernant un film sur pellicule (argentique), je ne suis pas convaincu qu'il reste aussi longtemps sans être altéré et au bout de 400 ans par exemple, si on fait une copie il y aura probablement une perte de qualité.

 

Le gros avantage du numérique, c'est de pouvoir faire des copies "quand on veut", quand on juge que c'est nécessaire pour la sécurité ... et le numérique c'est une copie sans perte ... un 1 ou un zéro ... ça ne vieillit pas !!!

Donc en faisant des copies du numérique tous les 10 à 20 ans on arrive à tes 500 ans sans aucune perte !!

 

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Oui, NOEL, d'ailleurs la restauration argentique se fait en numérique et même un film tourné en pellicule est scanné pour sa post-production et finit en DCP.

 

Mais tout n'est pas réglé et c'est sans doute pour çà que Karim n'a pas jugé opportun d'en parler. Ce qui serait sûr, c'est que l'archivage sur pellicule resterait encore la meilleure solution pour préserver le patrimoine à très long terme (via restaurations périodiques).

 

Des études sont toujours en cours pour le numérique. Donc, est-ce vraiment résolu et si facile ? La pellicule est un support universel, les supports numériques, pas encore.

 

En attendant, Karim a raison. Une image sur pellicule ou une image numérique reste une image et la séquence Orson Welles prouve qu'il y a évolution (à condition de bien écouter son avertissement).

 

(Sinon, j'ai bien profité de la petite pause :bien:).

 

J'en ai oublié le principal, merci GM1968 !

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  • 2 mois plus tard...

Bonsoir et une nouvelle fois merci GM1968 !

 

Je profite que perso, je ne sois pas fan (donc spécialiste) des 2 genres traités (film d'action hongkongais et slasher) pour surtout féliciter Karim et son équipe pour l'humour efficace mais aussi pour l'intérêt qu'ils suscitent pour "décortiquer" les codes des genres traités.

 

C'est à chaque fois, une leçon de cinéma en général quelque soient ses goûts personnels.

 

Beaucoup de procédés s'expliquent dans le langage même. Bravo par exemple pour l'aparté sur le prescriptif et le descriptif car en effet, il n'y a pas que l'objectif et le subjectif dont il faut se préoccuper (techniquement, pas philosophiquement, ni intellectuellement).

 

Oui pour la scène finale de Knock Off, çà obéit aussi aux propriétés de la structure et après une intrigue si complexe (ou compliquée), il fallait conclure sur l'angle thématique et l'action peut ainsi paraître abstraite ou confuse.

 

Or, puisque Karim avait bien expliqué le thème sous jacent, perso, j'ai pu en déduire le message subliminal recherché dans cette dernière séquence. La marge de manoeuvre était très étroite et il faut reconnaître qu'ils s'en sont pas trop mal tirés. C'est vrai qu'on est plus ou moins impliqué dans ce thème personnel du réalisateur.

 

Sinon, d'accord avec Karim, j'ai beaucoup de respect pour Jean-Claude Vandamme ...

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  • 4 mois plus tard...

Bonsoir GM1968 et merci de revenir avec Chroma ! Un joli cadeau à chaque fois :bien: !

 

(En plus, cette fois-ci inauguré sur les notes de la Resa dei conti du maître Ennio en ouverture du 1er).

 

Perso, quel plaisir de voir Karim toujours en ingurgiter et en partager autant sur le cinéma. Si çà peut paraître bourratif, c'est parce que c'est toujours copieux et généreusement servi :) !

 

La recette entre Joe Dante et Martin Scorsese est de se nourrir d'une culture cinématographique quels qu'en soient les goûts pour en extirper ses propres meilleures saveurs.

 

C'est la leçon commune aux 2 épisodes et Karim, l'exemple sur toute la série :eusa_clap: !

 

Merci GM1968 de venir nous en remettre une pleine louche :95_v2x:

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  • 4 mois plus tard...

Bonjour et un vrai merci encore une fois GM1968 :eusa_clap: !

 

Autant je ne comprenais pas pourquoi aller chercher un nanar après une telle introduction, autant j'ai été enfin satisfait qu'on finisse dans un véritable laboratoire.

 

Excellentissime épisode !

 

Cà renvoie aussi à l'histoire de la naissance du cinéma par cinéastuces :

 

 

... Et même à notre dernière discussion avec Projets-ventilo sur son mot d'auteur : "le cinéma, c'est bien" :

http://forum.magazinevideo.com/topic/33514-filmopsie-la-chronique-dans-laquelle-on-décortique-le-cinéma/

 

Merci vraiment GM1968 et immense bravo Karim et son équipe !

 

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    • Je comprend ta démarche et tes réticences.  La modélisation 3D est une vieille préoccupation des informaticiens. On faisait déjà des modélisations de carrosserie et de bras de suspension dans les années 80 quand je travaillais au bureau d'études de Renault. C'était compliqué et fastidieux, mais c'était le début de la fabrication par commande numérique. On faisait aussi des simulations numériques de contraintes sur des pièces virtuelles pour prévoir la résistance mécanique ou la diffusion thermique dans un disque de frein. Tu vois, les modèles numériques ne servent pas seulement à faire de belles images. Les logiciels ont évolué avec les ordinateurs plus performants, et les interfaces sont plus pratiques. Mais ça reste un casse tête de numériser un objet 3D. Des logiciels grand public comme Freecad, Sketchup ou Blender sont difficiles à maitriser. Un des problèmes actuels de l'IA générative est qu'elle fonctionne sur des images sans avoir conscience de la réalité 3D des objets représentés. C'est impossible, dans ce cas, de générer plusieurs vues d'un même décors sous des angles de vues différents. Mais les progrès vont vite. Certains outils sont capables d'analyser la perspective d'une image et d'en déduire la profondeur. Avec l'IA "Pollo" j'ai généré différentes vues d'une pièce avec ses meubles. Je ne disposais, au départ, que d'une vue générale de face. Je ne parierais pas un Kopeck sur l'avenir de Sketchup. 
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