Aller au contenu

Les murs de l'hôtel...


Thierry P.
 Partager

Messages recommandés

Les murs d'une des pièces de l'hôtel étaient tapissés de photos de tournage ainsi que celle de l'affiche du film.

 

Nous étions à l'Hôtel de la Résidence, à Saint-Louis du Sénégal.

 

hotel-la-residence-saint-louis_02.jpg

photo : DR

 

Dans cet hôtel avait séjourné toute l'équipe du film Coup de Torchon de Bertrand Tarvernier. 

 

L'hôtel était magnifiquement situé, non loin du Pont Faidherbe construit par Mr Eiffel.

 

hotel-la-residence-saint-louis_14.jpg

photo : DR

 

Je garde un souvenir précis et ému de Saint-Louis, ville à l'atmosphère magique, baignée de lumière, ville maritime africaine que Bertrand Tavernier a dû arpenter de nombreuses fois.

 

Sa disparition m'a d'autant plus touché. C'était un de mes réalisateurs français préférés. :rolleyes:

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Pour moi, en film ce sera L.627 que j'ai toujours plaisir à revoir quand il est rediffusé, ce qui après une recherche m'amène à cet interview qu'il me faut voir :

 

 

Pour une transition toute trouvée vers l'encyclopédie qu'il est sur le cinéma notamment avec l'excellent documentaire Voyage à travers le cinéma français.

 

 

 

Modifié par Invité
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Oui j'aime beaucoup L.627 également, mais je l'ai vu trop de fois, je connais quasiment chaque scène par coeur... :27_sunglasses2x2:

 

Je pense que je reverrai Coup de Torchon. C'est d'une insolence... et d'une force.

 

Attention si vous voyez cette scène, vous risquez de vouloir revoir le film.

(je parle à ceux qui sont un peu sarcastiques) :27_sunglasses2x2:

 

 

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Il y a 5 heures, Thierry P. a dit :

Sa disparition m'a d'autant plus touché. C'était un de mes réalisateurs français préférés. :rolleyes:

 

Pour moi aussi, Bertrand Tavernier était un de mes réalisateurs préférés.

Malgré sa disparition, je préfère utiliser le présent  et dire c'est un de mes réalisateurs préférés.

Anecdote loufoque : ... A chaque fois que l'on annonce : ... encore une action de défense des animaux, faite par l'organisation L214  ... cette appellation me fait toujours penser curieusement au film L627 (que j'adore). :smile: ... mais ce sont effectivement des actions similaires faites avec des moyens limités.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Il y a 13 heures, Thierry P. a dit :

Un témoignage qui fait réfléchir sur ce qu'est la passion quand on est un cinéaste

Merci Thierry P. pour ce formidable témoignage qui permet toucher du doigt la passion qui anime ces professionnels du cinéma. Mais pourquoi l'auteur n'a-t-il pas coupé  l'intervention de Carole bouquet " Mais c'est tellement évident !" qui "casse tout" en faisant croire que B. Tavernier ne raconte que des évidences ?

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

De rien. Je connais des amateurs (ambitieux), et quelques professionnels qui, à des niveaux plus modestes, sont animés de la même passion mais ne l'expriment pas aussi bien que Tavernier. Le côté "je n'en dors plus la nuit...", etc.

 

Je ne suis pas sûr que C. Bouquet réplique dans un sens négatif, je pense qu'elle approuve. Et comme on n' a pas la suite de l'intervention, c'est difficile d'en être sûr. Peut-être est-elle maladroite. Peut-être pas.

 

Et effectivement, la coupe est bizarre mais tout le monde parle en même temps à la fin, c'est compliqué à couper.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Si j'ai revu avec plaisir L627 .... par contre je n'avais jamais vu ces 2 films diffusés hier et ce soir par France Télévisions ... Quai d'Orsay et Coup de torchon... si le réalisateur et les acteurs sont bons, par contre pour l'un comme pour l'autre, je suis à la limite de dire que je déteste ces deux scénarios, le premier pour rendre d'une manière aussi ridicule un ministère (désolé mais le rôle de  Thierry Lhermitte ne me fait pas pas du tout rire, mais m'énerverait plutôt) le deuxième pour la noirceur du scénario et dont l'histoire n'aboutit à rien.   

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Coup de torchon est une critique acide, on peut dire cynique, du colonialisme, de "l'idéologie dominante" (le toubab) sur l'indigène, à la veille de la Seconde Guerre Mondiale en 1938, à travers le portrait d'un flic (incarné par Philippe Noiret) peureux et minable qui devient ignoble et pourri. Les personnages sont déjantés, exagérés, mais reflètent une réalité qui n'a jamais totalement cessé.

 

C'est une oeuvre tirée d’un roman d'un américain, Jim Thompson, transposée du Texas au Sénégal. C'est un film beaucoup plus difficile à analyser et apprécier que L627, plus limpide et "proche" de nous (Paris, affaires de trafic de stups, la vie d'un commissariat, les relations entre collègues, etc.).

 

Coup de torchon est un film très cru. Je conçois tout à fait qu'on puisse ne pas aimer même si c'est un film particulièrement bien écrit avec des dialogues décapants et des acteurs extra. C'est un des meilleurs rôles de Noiret je trouve.

 

Pour l'anecdote, Jean-Pierre Marielle, qui joue un rôle secondaire, était un phobique des microbes, il avait demandé tous les vaccins possibles avant de rejoindre l'équipe du film ! :cool-2:

 

Dans un genre proche, on peut voir aussi "Indigènes" de Rachid Bouchareb.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Merci pour les explications et le contexte de Coup de torchon ... mais malgré tout je n'aurai pas envie de le revoir à la prochaine rediffusion :smile:.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Autant Coup de Torchon, j'admets qu'on puisse être décontenancé. Autant Quai d'Orsay, il y a erreur d'analyse et sur la note d'intention du réalisateur.

 

bm_11171_1861489.jpg

 

Le scénariste de la BD Quai d'Orsay, Christophe Blain (de son vrai nom Antonin Baudry), et qui a inspiré de très près le film de Tavernier, est diplomate et a justement vécu de l'intérieur une certaine atmosphère, un climat de travail, mêlés de choses cocasses. Il a occupé un poste bien mieux placé que nous pour juger de la situation. Polytechnicien, il a en effet siégé au cabinet de Dominique de Villepin (2003-2005) dont Thierry Lhermitte incarne (transcende) le personnage, un peu comme un avatar. A noter que Niels Arestup, qui joue également dans Quai d'Orsay, n'est autre que le Directeur de cabinet de Villepin (il s'appelait Pierre Vimont dans la vraie vie).

 

La réalité va même parfois au-delà de la fiction. N'est-il pas cocasse qu'un ancien président de la V République fasse passer par une porte dérobée de l'Elysée sa fille illégitime pendant des années pour que personne ne la voit ? N'est-il pas dingue qu'un autre président aille courtiser sa maîtresse (qui joue dans le film, Mme Julie Gayet !) en se déplaçant en scooter, persuadé qu'on ne le reconnaitra pas ? Ou qu'un autre enfin lance un "casses-toi pauv' con" à un Salon de l'Agriculture... ?

 

Les hommes et femmes politiques sont avant tout des hommes / femmes avec leurs travers, leurs défauts, leurs mensonges, parfois leur grandiloquence. Villepin était un homme de lettres exubérant, très fougueux, citant beaucoup d'auteurs, faisant régulièrement son jogging. Et il pouvait être très agaçant aussi...

 

A mon avis, nombre d'anecdotes, fussent-telles ridicules, sont tirées de faits réels. Le film ne se veut absolument pas comique, je n'ai pas ri une seule seconde non plus. C'est un film sur les rapports humains un peu déjantés dans la politique, sur leurs mécanismes et sur la manière dont on écrit un discours. 

 

Mais c'est aussi une fiction, une interprétation, une réécriture de la réalité, avec un concentré d'anecdotes et de situations, pas un documentaire sur la fonction politique.

 

images?q=tbn:ANd9GcQQaAK6uLnVMr4XAyZnGcI

 

L'exercice de l'Etat avec l'excellent Olivier Gourmet qui joue le rôle d'un Ministre des Transports, est davantage dans une veine hyper-réaliste. Plus cru. Plus dramatique. Plus sombre (cela commence par un terrible accident de car). C'est mon préféré. A voir aussi bien sûr...

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant
 Partager

  • Le bon plan de DIGIT-PHOTO
    digit-photo

    Le site DIGIT-PHOTO est un spécialiste du secteur photo-vidéo. C’est une enseigne sérieuse que nous vous recommandons. Basé à Metz, Digit-Photo applique le droit français (TVA). Les frais de port sont gratuits dès 40 € d’achat, avec une expédition en 24H. Retourner le matériel est possible et facile.

    Dans votre panier, si vous appréciez le site magazinevideo, entrez le code Créateur MAGVIDEO. Vous paierez le même prix et cela financera des services gratuits comme ce Forum, les News et tous les articles gratuits.

  • DISCUSSIONS RÉCENTES

    • L'IA me rend d'immenses services dans mon travail, mais je garde en toutes circonstances un regard critique.   Je lui ai demandé de me montrer des exemples de photos qui illustrent son "une tradition de la NASA". J'ai eu plusieurs fois la photo tout en haut de ce thread et d'autres où tous les personnages regardent dans la même direction.   CQFD !!  
    • Ton iA est très forte pour les deux premiers points. Mais sans fausse modestie, je trouve que ça rejoint quand même un peu les conclusions auxquelles je suis arrivé... sans m'aider de l'IA.   Par contre, je suis super étonné qu'il évoque la "tradition de la Nasa" comme 3e argument. Avant de rédiger l'article, j'ai consulté de très nombreuses photos d'équipage de la NASA depuis les années 60-70, et toutes celles que j'ai trouvées étaient très conventionnelles, y compris celle, très récente (ci-dessous), de la mission ISS Crew 12, avec la française Sophie Adenot, qui a remplacé au pied levé la Mission précédente, ayant un malade à bord.   © Nasa    
    • Effectivement je n'avais pas lu l'article.     Explication version IA (Gemini) :   L'astronaute en haut au centre est Victor Glover, le pilote de la mission. S'il regarde dans une direction différente des trois autres (Christina Koch, Reid Wiseman et Jeremy Hansen), ce n'est pas par erreur, mais pour une raison artistique et symbolique délibérée : Le symbolisme du futur : Dans la photographie de portrait de groupe, surtout pour les explorateurs, il est fréquent que l'un des sujets regarde au loin plutôt que vers l'objectif. Cela symbolise le fait de regarder vers l'horizon, vers l'avenir ou vers la destination (dans ce cas, la Lune et au-delà). La dynamique de groupe : Sur le plan de la composition photographique, cela évite que l'image ne paraisse trop statique ou "posée" comme une simple photo d'identité. Le regard divergent de Victor Glover apporte une certaine profondeur et une dimension épique à l'image, suggérant que l'équipage n'est pas seulement présent devant l'appareil, mais qu'il est déjà tourné vers sa mission. Une tradition de la NASA : Ce n'est pas la première fois que la NASA utilise ce type de pose. On retrouve souvent des variations dans les portraits d'équipages de la navette spatiale ou des missions Apollo, où les regards sont répartis pour évoquer à la fois le lien avec le public (regard direct) et l'aspiration à l'exploration (regard vers le lointain). C'est donc un choix de mise en scène du photographe de la NASA, Josh Valcarcel, pour renforcer l'aspect héroïque et visionnaire de cette mission historique.
    • Une autre explication possible est que la référence du photographe de la Mission Artemis II a été Collins, debout au centre de la photo d'Apollo 11. A la façon d'un clin d'oeil, on peut imaginer que l'astronaute debout, au centre de l'image en 2026, soit du coup celui qui nous regarde.
    • euh... bien vu pour le regard. Non ce n'est pas un loupé, bien évidemment.   mais tu n'as pas lu mon article, j'en parle justement à propos de l'auteur de la photo car ça m'a aussi frappé  https://www.magazinevideo.com/actu/l-histoire-d-une-photo-qui-entre-dans-l-histoire/48083.htm   (extrait) Reste un petit secret sur lequel Josh Valcarcel ne s’est pas exprimé : pourquoi les astronautes ne regardent-ils pas tous l’objectif ? Seul Victor Glover nous regarde franchement. Je ne vois pas d’autre explication à ce « désynchronisme » que celui de créer une dynamique, tout en apportant une touche de « posture impériale ».   et je me suis livré à une interprétation qui a quelque chose à voir avec les présidents du mont Rushmore...    je ne suis pas certain de cette interprétation, mais néanmoins, je n'ai pas fumé la moquette 
    • Ce que je ne pige pas c'est pourquoi l'astronaute en haut au centre (le black) ne regarde pas dans la même direction que les 3 autres. Vu le niveau de fignolage de la photo je n'imagine pas que ça puisse être un loupé. Du coup, quelle peut en être la raison ?
×
×
  • Créer...

Information importante

j'accepte les cookies de ce site. Conditions d’utilisation