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La caméra continuellement en mouvement ?


Pallma
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Bonjour à tous,

Les diverses vidéos actuelles m'amènent à une petite réflexion sur la caméra continuellement en mouvement,

Cela ressemble fort à ce qu'un visiteur peut apercevoir en se déplaçant dans un environnement.

Il n'y a pas véritablement de cadrage.

C'est une certaine facilité, mais c'est particulièrement efficace pour les scénarios où l'action est plus importante que le décor.

Pour le documentaire, il n'en est pas de même,

L’œil du photographe ou du cameraman est la vision de ce que le spectateur n'a pas vu en passant à coté.

Mise en valeur d'un sujet par la recherche d'un cadrage particulier.

J'ai bien peur que l'on oublie cette manière de prendre.

Qu'en pensez vous ?

Cordialement

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Vaste sujet. On touche le langage cinématographique.

La caméra qui bouge, c'est comme la langue d'Esope : ce peut être la meilleure des choses... ou la pire.

Pour effleurer et lancer le sujet :

Bouger la caméra doit avoir du sens. Ainsi dans le cas de caméra "frénétique", une célèbre série policière, NYPD blues l'a utilisé systématiquement, associé à des plans très courts, rendant le film très naturaliste, réaliste et proche d'un reportage pris sur le vif. Resté célèbre, le procédé est souvent utilisé pour masquer des scénarii quelconques et des téléfilms médiocres, tournés à la va vite :w00t: . Ce qui n'était pas le cas dans NYPD Blues servi en outre par d'excellents acteurs.

Un beau cadrage sur un plan fixe magnifie un paysage mais peut finir par rendre le propos artificiel. Et entrainer de la déception lorsqu'on ce rend sur place :bien:.

Cela dit, amis vidéastes, plantez votre caméra n'importe comment (ou presque) sur un chemin des Highlands, vers Tongue par exemple et vous aurez une photo superbe :laugh: (j'exagère à peine).

(à suivre)

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Bonjour à tous,

Les diverses vidéos actuelles m'amènent à une petite réflexion sur la caméra continuellement en mouvement,

Cela ressemble fort à ce qu'un visiteur peut apercevoir en se déplaçant dans un environnement.

Il n'y a pas véritablement de cadrage.

C'est une certaine facilité, mais c'est particulièrement efficace pour les scénarios où l'action est plus importante que le décor.

Pour le documentaire, il n'en est pas de même,

L’œil du photographe ou du cameraman est la vision de ce que le spectateur n'a pas vu en passant à coté.

Mise en valeur d'un sujet par la recherche d'un cadrage particulier.

J'ai bien peur que l'on oublie cette manière de prendre.

Qu'en pensez vous ?

Cordialement

Bonjour Pallma,

Je comprends ta réaction, qui est certainement une suite à la présentation dans "Ma vidéo en ligne" de :

"Vues aériennes et au sol du chateau de Pontus de Thiard"

où effectivement le résultat était plutôt négatif à l'intérieur du château.

D'une manière générale pour un documentaire beaucoup de plans fixes sont en général reposants, donc agréables ... mais ... ne pas se priver du déplacement de la caméra, ... à condition dans la plupart des cas que les mouvements soient très lents et se terminent par un plan fixe. En effet et c'était le cas dans ce film, "beaucoup de flou" surtout avec des déplacements permanents on ne voit que du flou.

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Après la caméra frénétique, voici la caméra cool, bien utilisée pour la visite du château dont parle Noël.

Comme pour le moulin, ces lents mouvement, cette caméra qui tourne autour du sujet vu du ciel nous permet une vision inhabituelle des monuments, de voir des choses qu'on ne voit pas à l'occasion d'une visite classique. C'est particulièrement vrai dans le cas du château : massif et guerrier vu du sol, plus léger vu du ciel.

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Bonsoir Pallma, YANIK et NOEL !

Excellente remarque que perso, j'inscris dans le "tout fout le camp".

J'attribue surtout çà à l'essor des drones, des action-cams et aussi à la mémoire audiovisuelle axée sur le jeu vidéo avec les films ou séries tv qui en découlent.

C'est l'oubli de tout le langage du montage, de l'échelle des plans, de la composition ...

En effet, la facilité et le sacro-saint "tout, tout de suite !" sans la valeur travail, sans l'effort d'apprentissage et de recherche.

Tout ce qui nourrit pourtant notre passion commune.

A l'exemple de Pallma, nous sommes membres d'un forum qui ne devons pas l'admettre et encore moins l'encourager ...

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Bonjour NOEL,

Tu dis :

D'une manière générale pour un documentaire beaucoup de plans fixes sont en général reposants, donc agréables … mais ... ne pas se priver du déplacement de la caméra, … à condition dans la plupart des cas que les mouvements soient très lents et se terminent par un plan fixe.

Je suis d'accord avec toi, mais à condition aussi que le cadrage et la composition d'image soit bon du début à la fin de la séquence, ce qui est, malheureusement, rarement le cas !

Cordialement

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Bonjour NOEL,

Tu dis :

D'une manière générale pour un documentaire beaucoup de plans fixes sont en général reposants, donc agréables … mais ... ne pas se priver du déplacement de la caméra, … à condition dans la plupart des cas que les mouvements soient très lents et se terminent par un plan fixe.

Je suis d'accord avec toi, mais à condition aussi que le cadrage et la composition d'image soit bon du début à la fin de la séquence, ce qui est, malheureusement, rarement le cas !

Cordialement

Bonsoir Pallma,

Absolument d'accord, mais il faut réfléchir avant de filmer une séquence.

Il faut donc penser à l'avance à la scène d'arrivée (= partie fixe)

... et démarrer lentement la séquence à gauche (ou à droite) pour arriver à la scène fixe que l'on juge "splendide".

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Bonjour Pallma et NOEL,

De plus, le documentaire est une excellente école pour anticiper un montage.

(Sur le forum, le lien est brisé mais nous avons déjà entendu Philippe Rousselot, Directeur photo ciné, dire tout le bien qu'il pense des documentaristes pour cette raison ...).

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Avis aux amateurs

L'idéal :

- Penser son plan.

- Faire un plan "à blanc".

- Vérifier son plan.

- Ne pas hésiter à le refaire.

Evidemment parfois dans l'urgence on n'a pas de deuxième chance...

(j'aimerais tellement que les potes qui me confient le montage de leur rush y pensent).

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  • DISCUSSIONS RÉCENTES

    • Oui, tout à fait. Je n'en crois pas mes yeux. On n'a pas affaire à une simple interpolation pour faire des pixels intermédiaires, mais à la génération d'images probables. Il y a une marge d'erreur comme dans tout calcul statistique. Théoriquement, ce n'est pas exempt de risque et il peut y avoir des défauts. Mais concrètement, je n'observe que des résultats époustouflants. La qualité et la fidélité sont tels qu'on peut se poser des questions.
    • Si on suit cette logique pourquoi ne pas filmer en 360p puisque upscaler ne sera plus un pb grâce à l'IA ?   Rien ne remplacera la captation directe du bon nombre de pixels dès le départ. L'upscaling, quelle que soit la méthode utilisée, consiste en définitive à inventer des pixels qui n'existent pas dans l'image d'origine.  
    • Dans l'état actuel, utiliser la complémentarité entre la numérisation 3D classique et l'IA générative est un bon moyen de maitriser la cohérence du décors entre deux plans d'une même scène avec des angles de vue, des éclairages et des cadrages différents. C'est d'ailleurs ce que m'avait recommandé le chat Mistral. Mais ça reste un processus lourd et fastidieux pour ceux qui cherchent à faire de la vidéo de fiction avec l'IA. Mon propos, au départ de ce sujet, concernait la modernisation de vieilles images et de films anciens. J'en suis venu à me demander si je devais suivre la mode du toujours plus (de pixels) , ou continuer à faire du HD1080, puisque, dans l'avenir, ça ne sera pas un problème d'upscaler. Quand à la génération numérique d'images/vidéos fictives avec l'IA, c'est un autre sujet. Et c'est si vaste, qu'il faudrait un forum entier pour aborder tous les aspects.
    • Sketchup c'est fait pour l'architecture uniquement et ça reste limité... Pour ce que je fais ça me convient, genre restitution du camp de Judes (82) créé pour recevoir l'afflux de républicains espagnols en 1939... On me suggère de reconstituer le camp en entier. J'ai heureusement le plan précis d'une des 40 baraques, et après Gemini me crée "l'ambiance" autour...
    • La mode est au SAAS (Software As A Service) depuis 15 ans :   - avantages pour le client : comme tu l'as dit, ce n'est plus la puissance du PC de l'utilisateur qui est en jeu + il utilise toujours la version la plus à jour - inconvénients pour le client : ça coûte bien souvent plus cher que le On-Premise (installation locale), les données manipulées transites sur les serveurs du fournisseur du logiciel
    • Je comprend ta démarche et tes réticences.  La modélisation 3D est une vieille préoccupation des informaticiens. On faisait déjà des modélisations de carrosserie et de bras de suspension dans les années 80 quand je travaillais au bureau d'études de Renault. C'était compliqué et fastidieux, mais c'était le début de la fabrication par commande numérique. On faisait aussi des simulations numériques de contraintes sur des pièces virtuelles pour prévoir la résistance mécanique ou la diffusion thermique dans un disque de frein. Tu vois, les modèles numériques ne servent pas seulement à faire de belles images. Les logiciels ont évolué avec les ordinateurs plus performants, et les interfaces sont plus pratiques. Mais ça reste un casse tête de numériser un objet 3D. Des logiciels grand public comme Freecad, Sketchup ou Blender sont difficiles à maitriser. Un des problèmes actuels de l'IA générative est qu'elle fonctionne sur des images sans avoir conscience de la réalité 3D des objets représentés. C'est impossible, dans ce cas, de générer plusieurs vues d'un même décors sous des angles de vues différents. Mais les progrès vont vite. Certains outils sont capables d'analyser la perspective d'une image et d'en déduire la profondeur. Avec l'IA "Pollo" j'ai généré différentes vues d'une pièce avec ses meubles. Je ne disposais, au départ, que d'une vue générale de face. Je ne parierais pas un Kopeck sur l'avenir de Sketchup. 
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