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Droit à l'image et batiments administratifs


Pullcoton
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Bonjour!

Je ne savais pas trop où poster ce message alors je l'ai mis là. Si je me trompe de rubrique je m'en excuse.

Voilà je me demandais quelles sont les règles en matières de droit à l'image à l'intérieur d'un bâtiment administratif? Style les impôts, la Caisse d'Allocation Familiale ou pole emploi.

J'ai cru lire par-ci par-là qu'on pouvait filmer librement et même diffuser à condition de flouter les visages des personnes qui n'ont pas donné leur autorisation, étant donné qu'il s'agirait d'un bâtiment public.

Si quelqu'un connait l'article de loi précis qui mentionne cela, un site, un bouquin, une piste ou quoi que ce soit où je pourrais me renseigner plus précisément ce serait sympa.

Merci !

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Bonjour!

Je ne savais pas trop où poster ce message alors je l'ai mis là. Si je me trompe de rubrique je m'en excuse.

Voilà je me demandais quelles sont les règles en matières de droit à l'image à l'intérieur d'un bâtiment administratif? Style les impôts, la Caisse d'Allocation Familiale ou pole emploi.

J'ai cru lire par-ci par-là qu'on pouvait filmer librement et même diffuser à condition de flouter les visages des personnes qui n'ont pas donné leur autorisation, étant donné qu'il s'agirait d'un bâtiment public.

Si quelqu'un connait l'article de loi précis qui mentionne cela, un site, un bouquin, une piste ou quoi que ce soit où je pourrais me renseigner plus précisément ce serait sympa.

Merci !

Bonjour Pullcoton,

La reproduction de l'image d'un groupe ou d'une scène de rue dans un lieu public est permise, sans besoin de solliciter le consentement de chaque personne photographiée. On considère que l'image ne porte pas atteinte à la vie privée car la personne se trouvant dans un lieu public a consenti à être exposée aux regards des autres. Cependant, la jurisprudence émet deux réserves :

  • Il ne faut pas individualiser un ou quelques sujets, et la publication ne doit pas excéder les limites du droit à l'information.
  • Pour ce qui est de l'individualisation, la jurisprudence rappelle que « nul n'a le droit d'individualiser une personne d'un groupe sans son consentement ». La personne est dite individualisée si elle est le sujet principal de l'image et si elle est reconnaissable.

En clair, j'ai réalisé des vidéos dans des lieux public à Brive la Gaillarde sans prendre une personne particulière, je suis conforme.

Un autre exemple, si dans la foule il y avait un couple illégitime et que l'un où les deux portent plainte, la plainte sera sans suite car il sont dans un lieu public, par contre si tu les filmes dans leur jardin, tu tombes sous le coup du droit à l'image.

Par contre dans la foule, quelqu'un peut s'opposer à la diffusion de son image.

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Bonjour Pullcoton et salut IXES !

J'ai profité de l'occasion pour une petite vérif sur service public puis sur legifrance en tapant autorisation de tournage puis droit à l'image sur leurs moteurs de recherche. "Aucun document trouvé" à chaque fois ! C'est pour dire qu'on est aidé.

De mémoire d'assistant, on demandait les autorisations de tournages en mairie et on faisait signer des décharges de droit à l'image aux personnes apparaissant dans le champ (ma mémoire ne va pas jusqu'à me souvenir de la rédaction des documents mais il doit exister des modèles quelque part. Délai supplémentaire nécessaire de recherche).

Pour les bâtiments administratifs, demander à la Direction générale, le service compétent (En général, le service presse mais il y a parfois un service des tournages).

Le souci, c'est soit gratuit, soit payant. En tous cas, des conditions sont posées et au lieu de flouter, sans décharge signée, on ne filme aucun troublion potentiel.

Il est possible aussi de contacter l'antenne régionale ou départementale de la ciné fondation de France la plus proche du lieu de tournage (donc le conseil régional ou départemental pour obtenir les bonnes coordonnées).

IXES a raison, tout dépend aussi si c'est du reportage, du docu ou de la fiction.

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Cependant, la jurisprudence émet deux réserves :

  • Il ne faut pas individualiser un ou quelques sujets, et la publication ne doit pas excéder les limites du droit à l'information.
  • Pour ce qui est de l'individualisation, la jurisprudence rappelle que « nul n'a le droit d'individualiser une personne d'un groupe sans son consentement ». La personne est dite individualisée si elle est le sujet principal de l'image et si elle est reconnaissable.

Super merci.

Est-ce que tu pourrais m'indiquer tes sources?

Concernant le passage qui me déconseille d'individualiser, est ce que ça concerne la prise d'image ou la diffusion?

Est-ce que si je floute et transforme la voix ça passe? Disons en fait que la personne serait le sujet principal sans être reconnaissable.

Imaginons : je me rends aux impôts dans un but bien précis (genre demande de gracieux ou n'importe quoi, un vrai truc quoi), le tout avec ma caméra autour du cou, bien visible. Est ce que la personne de l'accueil par exemple peut refuser que je la filme pendant que je lui demande mes renseignements? Compte tenu du fait qu'elle travaille à l'accueil j'aurais tendance à dire qu'elle est directement individualisé par son statut mais en même temps elle travaille dans un bâtiment public donc je ne sais pas.

En gros est-ce qu'on s'oppose à la prise de vue ou à la diffusion? Si c'est à la diffusion je floute tout y a pas de soucis.

IXES a raison, tout dépend aussi si c'est du reportage, du docu ou de la fiction.

Pour être honnête je ne sais pas encore ce que je compte faire de ces images si je les prends un jour. J'ai juste vu et vécu des trucs hallucinants dans ce genre d'endroit et je me demandais ce qui pourrait empêcher un citoyen de filmer ses aventures administratives.

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Donc en effet, c'est bien les explications de IXES qui te sont les plus utiles (sauf si çà t'inspire une petite fiction pour le net).

J'ai oublié de préciser qu'un jour, on n'avait pas eu le temps d'obtenir l'autorisation dans le hall d'un aéroport. On a opté pour l'équipe restreinte de 3 personnes maxi.

Il y a aussi la solution de la caméra cachée (j'en ai vu une dans un centre des impôts). Les visages sont floutés et les voies déformées en post-prod.

Je ne pense pas qu'il y ait eu d'autorisation demandée.

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Imaginons : je me rends aux impôts dans un but bien précis (genre demande de gracieux ou n'importe quoi, un vrai truc quoi), le tout avec ma caméra autour du cou, bien visible. Est ce que la personne de l'accueil par exemple peut refuser que je la filme pendant que je lui demande mes renseignements? Compte tenu du fait qu'elle travaille à l'accueil j'aurais tendance à dire qu'elle est directement individualisé par son statut mais en même temps elle travaille dans un bâtiment public donc je ne sais pas.

Dans ce cas tu individualises une personne dans un lieu public, le droit à l'image s'applique.

Voici un exemple de droit à l'image, une vidéo que j'ai réalisée.

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Oui IXES et je précise que la jurisprudence que tu évoques est connue car elle a fait l'actualité récemment pour une célébrité qui a été filmée à son insu lors d'une manifestation publique où il aurait bien aimé qu'on ne le voit pas ou que çà ne se commente pas dans les médias. Il a été débouté de sa plainte sur cette jurisprudence.

(Bravo et merci NOEL pour le pdf ! Tu fais un meilleur assistant que moi ... même si sur un (1er) long-métrage tourné au Trocadéro, c'est moi petit minable rigolo qui réglait la circulation, qui a prévenu l'équipe de ne pas passer un seul millimètre de la Tour Eiffel à l'image. Le 1er assistant n'avait pas pensé à s'assurer que la prod avait demandé et réglé une autorisation. Ah non vraiment, y a d'ces collègues qu'on peut rencontrer !).

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    • Oui, tout à fait. Je n'en crois pas mes yeux. On n'a pas affaire à une simple interpolation pour faire des pixels intermédiaires, mais à la génération d'images probables. Il y a une marge d'erreur comme dans tout calcul statistique. Théoriquement, ce n'est pas exempt de risque et il peut y avoir des défauts (artefacts) . Mais concrètement, je n'observe que des résultats époustouflants. La qualité et la fidélité sont tels qu'on peut se poser des questions. J'ajoute: Il ne faut pas confondre Upscaler (Suréchantillonner) et Enhancer (Améliorateur) . 
    • Si on suit cette logique pourquoi ne pas filmer en 360p puisque upscaler ne sera plus un pb grâce à l'IA ?   Rien ne remplacera la captation directe du bon nombre de pixels dès le départ. L'upscaling, quelle que soit la méthode utilisée, consiste en définitive à inventer des pixels qui n'existent pas dans l'image d'origine.  
    • Dans l'état actuel, utiliser la complémentarité entre la numérisation 3D classique et l'IA générative est un bon moyen de maitriser la cohérence du décors entre deux plans d'une même scène avec des angles de vue, des éclairages et des cadrages différents. C'est d'ailleurs ce que m'avait recommandé le chat Mistral. Mais ça reste un processus lourd et fastidieux pour ceux qui cherchent à faire de la vidéo de fiction avec l'IA. Mon propos, au départ de ce sujet, concernait la modernisation de vieilles images et de films anciens. J'en suis venu à me demander si je devais suivre la mode du toujours plus (de pixels) , ou continuer à faire du HD1080, puisque, dans l'avenir, ça ne sera pas un problème d'upscaler. Quand à la génération numérique d'images/vidéos fictives avec l'IA, c'est un autre sujet. Et c'est si vaste, qu'il faudrait un forum entier pour aborder tous les aspects.
    • Sketchup c'est fait pour l'architecture uniquement et ça reste limité... Pour ce que je fais ça me convient, genre restitution du camp de Judes (82) créé pour recevoir l'afflux de républicains espagnols en 1939... On me suggère de reconstituer le camp en entier. J'ai heureusement le plan précis d'une des 40 baraques, et après Gemini me crée "l'ambiance" autour...
    • La mode est au SAAS (Software As A Service) depuis 15 ans :   - avantages pour le client : comme tu l'as dit, ce n'est plus la puissance du PC de l'utilisateur qui est en jeu + il utilise toujours la version la plus à jour - inconvénients pour le client : ça coûte bien souvent plus cher que le On-Premise (installation locale), les données manipulées transites sur les serveurs du fournisseur du logiciel
    • Je comprend ta démarche et tes réticences.  La modélisation 3D est une vieille préoccupation des informaticiens. On faisait déjà des modélisations de carrosserie et de bras de suspension dans les années 80 quand je travaillais au bureau d'études de Renault. C'était compliqué et fastidieux, mais c'était le début de la fabrication par commande numérique. On faisait aussi des simulations numériques de contraintes sur des pièces virtuelles pour prévoir la résistance mécanique ou la diffusion thermique dans un disque de frein. Tu vois, les modèles numériques ne servent pas seulement à faire de belles images. Les logiciels ont évolué avec les ordinateurs plus performants, et les interfaces sont plus pratiques. Mais ça reste un casse tête de numériser un objet 3D. Des logiciels grand public comme Freecad, Sketchup ou Blender sont difficiles à maitriser. Un des problèmes actuels de l'IA générative est qu'elle fonctionne sur des images sans avoir conscience de la réalité 3D des objets représentés. C'est impossible, dans ce cas, de générer plusieurs vues d'un même décors sous des angles de vues différents. Mais les progrès vont vite. Certains outils sont capables d'analyser la perspective d'une image et d'en déduire la profondeur. Avec l'IA "Pollo" j'ai généré différentes vues d'une pièce avec ses meubles. Je ne disposais, au départ, que d'une vue générale de face. Je ne parierais pas un Kopeck sur l'avenir de Sketchup. 
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