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Quand le drone n'est plus un simple loisir


Thierry P.
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Ils sont rentrés sains et saufs dans leur pays d'origine, l'Australie, mais "manu militari". Ils ? Deux bloggers australien et anglo-australien, Jolie King et Mark Firkin, partis en 2017 de Perth, leur ville d'origine, comptaient rejoindre l'Angleterre, et ainsi bourlinguer durant au moins 2 ans, en tenant un vidéo-blog chiadé.

 

 

 

Dans leur bagages, un Osmo, une GoPro et... un drone DJI Mavic pro. Problème, quand ils sont arrivés en Iran depuis le Pakistan, au mois de juin 2019, en pleine tension internationale, ils ont décidé de camper, peut-être involontairement, près d'une base militaire située sur les hauteurs de Téhéran. On ignore s'ils ont pris des vues aériennes, des indices rendent cette hypothèse possible. Seule certitude : ils se sont faits arrêter par les autorités iraniennes. Ci-dessus leur dernière vidéo en ligne avant l'arrestation.

 

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© capture d'écran : Jolie King (= Jolie Ellen) / Instagram

 

Cela faisait 3 mois qu'ils étaient sous la coulpe des autorités iraniennes. D'après certains medias, ils étaient retenus prisonniers dans la prison d'Evin, surnommé "l'hôtel" (c'est une ironie). Au prix de tractations secrètes avec l'Australie, ils ont enfin pu être libérés et seraient en bonne santé physique.

 

Moralité : la possession d'un drone n'est vraiment pas anodine, surtout à l'étranger, dans des pays sensibles.

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  • 1 an plus tard...

Alors que DJI s'apprête à sortir un nouveau drone qui sera révélé le 2 Mars prochain, on apprend qu'un touriste français (non binational) prénommé Benjamin, âgé de 35 ans, et se déplaçant avec un Van, serait détenu en Iran depuis 9 mois à la suite d'une arrestation "arbitraire". Il serait en bonne santé.

 

Il est évoqué comme dans le cas des australiens ci-dessus que le ressortissant français possédait un drone. On ignore si le motif de l'arrestation est lié à l'utilisation du drone, ou à sa simple possession qui servirait de prétexte, ou à tout autre chose. On sait en revanche avec certitude que dans le cas des australiens, ils possédaient bien un drone et l'avaient utilisé en Iran à des fins de loisir pour leurs vidéos. Ils possédaient aussi un véhicule aménagé, tout comme le français.

 

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  • 3 semaines plus tard...

On a maintenant confirmation de l'histoire de ce français emprisonné puisque ça a été rendu public après acceptation de la famille. On est bien dans une histoire de drones de loisirs de nouveau...

 

Benjamin (je ne vois pas l'intérêt de mentionner son nom) a été arrêté en mai 2020 en raison de deux facteurs qui ont abouti à son arrestation : d'une part l'envoi d'un ou plusieurs messages non-polémiques portant sur la question du voile dans les pays musulmans en général, d'autre part l'utilisation d'un drone en Iran. Il est possible, voire probable, que son arrestation suite à l'utilisation du drone a conduit à un examen du smartphone de l'intéressé.

 

La question de savoir si son drone a réellement survolé des zones dites "sensibles" est importante pour les iraniens et on peut le comprendre dans une logique militaire, mais presque secondaire en soi. Le fait même d'utiliser un drone en Iran - on ne le répétera jamais assez - n'est pas une bonne idée. Je ne veux pas accabler sa soeur mais quand elle déclare à France Info :

 

"ce drone c’est mal interprété. Il s’agit d'un drone acheté trois fois rien dans un magasin grand public pour conserver de jolis souvenirs, avoir de jolies photos de son voyage, pouvoir photographier des endroits incroyables. 

 

Elle se trompe lourdement. C'est elle qui "interprète" mal la situation. 

Utiliser un drone en Iran (hors autorisations officielles), ce n'est pas "3 fois rien".

On peut faire des images "jolies" de ce magnifique pays sans le moindre drone.

J'espère toutefois évidemment que son frère sera relâché à la faveur d'une détente prochaine...

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  • DISCUSSIONS RÉCENTES

    • Oui, tout à fait. Je n'en crois pas mes yeux. On n'a pas affaire à une simple interpolation pour faire des pixels intermédiaires, mais à la génération d'images probables. Il y a une marge d'erreur comme dans tout calcul statistique. Théoriquement, ce n'est pas exempt de risque et il peut y avoir des défauts. Mais concrètement, je n'observe que des résultats époustouflants. La qualité et la fidélité sont tels qu'on peut se poser des questions.
    • Si on suit cette logique pourquoi ne pas filmer en 360p puisque upscaler ne sera plus un pb grâce à l'IA ?   Rien ne remplacera la captation directe du bon nombre de pixels dès le départ. L'upscaling, quelle que soit la méthode utilisée, consiste en définitive à inventer des pixels qui n'existent pas dans l'image d'origine.  
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    • Sketchup c'est fait pour l'architecture uniquement et ça reste limité... Pour ce que je fais ça me convient, genre restitution du camp de Judes (82) créé pour recevoir l'afflux de républicains espagnols en 1939... On me suggère de reconstituer le camp en entier. J'ai heureusement le plan précis d'une des 40 baraques, et après Gemini me crée "l'ambiance" autour...
    • La mode est au SAAS (Software As A Service) depuis 15 ans :   - avantages pour le client : comme tu l'as dit, ce n'est plus la puissance du PC de l'utilisateur qui est en jeu + il utilise toujours la version la plus à jour - inconvénients pour le client : ça coûte bien souvent plus cher que le On-Premise (installation locale), les données manipulées transites sur les serveurs du fournisseur du logiciel
    • Je comprend ta démarche et tes réticences.  La modélisation 3D est une vieille préoccupation des informaticiens. On faisait déjà des modélisations de carrosserie et de bras de suspension dans les années 80 quand je travaillais au bureau d'études de Renault. C'était compliqué et fastidieux, mais c'était le début de la fabrication par commande numérique. On faisait aussi des simulations numériques de contraintes sur des pièces virtuelles pour prévoir la résistance mécanique ou la diffusion thermique dans un disque de frein. Tu vois, les modèles numériques ne servent pas seulement à faire de belles images. Les logiciels ont évolué avec les ordinateurs plus performants, et les interfaces sont plus pratiques. Mais ça reste un casse tête de numériser un objet 3D. Des logiciels grand public comme Freecad, Sketchup ou Blender sont difficiles à maitriser. Un des problèmes actuels de l'IA générative est qu'elle fonctionne sur des images sans avoir conscience de la réalité 3D des objets représentés. C'est impossible, dans ce cas, de générer plusieurs vues d'un même décors sous des angles de vues différents. Mais les progrès vont vite. Certains outils sont capables d'analyser la perspective d'une image et d'en déduire la profondeur. Avec l'IA "Pollo" j'ai généré différentes vues d'une pièce avec ses meubles. Je ne disposais, au départ, que d'une vue générale de face. Je ne parierais pas un Kopeck sur l'avenir de Sketchup. 
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