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Rome dès l'aube...

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PrinceHamlet
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Bonjour à tous,

comme vous le savez probablement, la possibilité de filmer au moyen d'un drone devient parfaitement impossible en agglomération. A l'été 2017, j'ai pu arpenter le pavé romain avec, la mort dans l'âme, l'obligation résignée de me passer de mon medium aérien. Pour pallier cet abandon, et pour rester dans les clous de la loi transalpine, j'ai choisi de poursuivre ma quête du travelling au moyen d'une petite nacelle DJI Osmo. De fait, à la vue du film, on a un peu l'impression qu'il a été filmé par un drone qui aurait le vertige et se contenterait, conséquemment, de voler au ras du sol (et de manière peu véloce, qui plus est)... 

Je vous livre ici le fruit de ce tournage contraint

 

 

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Bonjour princeHamlet

Toujours de très belles images

de très beaux plans

les 5 premiers plans sont à mon avis redondant,bien sûr c’est la découverte du lieu mais je trouve qu’ils se ressemblent 

ce n’est que mon avis

par contre l’ensemble est superbe 

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Bonsoir PrinceHamlet et titof,

 

Merci pour l'Italie et la ville éternelle telles que je les aime vraiment et toujours aussi fort !

 

Par contre, franchement, catégoriquement et définitivement non aux ralentis qui ne viennent rien apporter, ni rien ajouter en beauté et en intensité sinon pour les rendre artificielles et illusoires.

 

Les rendre plus rien du tout d'ailleurs !

 

Laisser faire ce rythme sage et serein des mouvements et laisser surtout la musique porter l'univers des images (puisque grâce à elle, on peut se passer d'un drone).

 

Ne pas chercher à figer les images mais les laisser danser avec leur chorégraphie propre !

Modifié par Invité
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Bonsoir

 Quelques jolis plans bien sûr mais une colo trop héterogène et trop de mouvements ( j'ai noté seulement 10s de plans fixes sur les 6' ... ) trop lent ...

alors je ne vois pas ou est l'interet ... un exercice pour se faire la main sans doute ?

 amha

 crackers

Modifié par crackers
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Bonsoir crackers et pardon PrinceHamlet, je revois et je ne décolère pas. Je trouve vraiment dommage de s'abandonner autant à ces artifices. Ce sont des décors que je connais et je ne les vois pas comme tu sembles refuser de les montrer comme ils sont. Tu as pourtant choisi l'aube et c'est une preuve de ta sincérité, celle que tu aurais peur de laisser s'exprimer.

 

J'étais conquis par tes 1ers plans (ceux dont titof a noté le doublon).

 

Ta contrainte n'a pas été l'interdiction du drone mais le langage de l'image animée;

 

En colère mais sans t'en vouloir et bouder, tu m'as redéposé à Rome :sleep:

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Bonsoir ... je découvre cette nouvelle vidéo de celui qui nous a fait rêver avec son drone à Venise ... c'était la révélation !!! (:bien:)

... malheureusement c'est du passé (c'était en 2013).

Là, malgré l'intérêt de revoir (un peu) Rome, je ne suis pas convaincu par le résultat dû au choix de la technique choisie.

Si les images sont belles dans l'ensemble, le mouvement perpétuel de la caméra (travellings presque permanents comme le choix du ralenti) font que la belle ville de Rome "la vivante" devient une ville morte (ou presque).

Quelle idée de ne filmer Rome qu'à l'aube ... pour rendre le film vivant, il fallait faire une série de séquences aux différentes heures de la journée et surtout en "plans fixes" sans ralenti pour contraster avec quelques séquences (seulement) au ralenti à l'aube.

Comme l'a justement bien remarqué Crackers ... seulement 10s de plans fixes sur 6 min de film ... :sweatingbullets:  

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Salut NOEL, perso, tout à fait d'accord avec ton commentaire (et aussi celui de crackers) mais perso, je défends PrinceHamlet sur le choix de l'aube.

 

(Rome à l'aube, c'est quelque chose :rolleyes: !)

 

Peut-être enfin ce à quoi encourager le photographe PrinceHamlet (et tous les autres) pour vraiment appréhender le mode vidéo :

 

Au cinéma (le papa de l'image animée), le dit directeur de la photographie s'occupe de la lumière, pas de chercher à reproduire l'image fixe.

 

Ne préférer que les mouvements de survol pour même se dispenser de cadrer est tout autant une erreur que de vouloir figer ses plans avec un ralenti.

 

Chers photographes, le mode vidéo procède d'un autre langage du mouvement et du cadre où vous saurez vous retrouver avec et grâce à la lumière :blush-2: !

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Bonjour à tous 

pas du tout d’accord avec vos commentaires 

princeHamlet explique dans la présentation de sa vidéo que tout ce mouvement est voulu , ce n’est pas un reportage sur Rome mais un survol à très basse altitude.

pourquoi remettre en cause le choix de l’auteur alors que c’est un essai que je trouve réussi et qui change la vision de la ville.

:sm59::eusa_dance:

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il y a 16 minutes, titof44 a dit :

princeHamlet explique dans la présentation de sa vidéo que tout ce mouvement est voulu

bonjour Titof

alors c'est bien un exercice comme je le suggère plus haut ... reste que la colo ( et donc l'ambiance ) n'est pas homogène et je doute que là ce soit un choix . 

 

il y a une heure, Ciné7 a dit :

Rome à l'aube, c'est quelque chose :rolleyes: !)

Bonjour Ciné7

c'est pas " Rome à l'aube " mais " Rome dès l'aube " ...

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il y a 51 minutes, titof44 a dit :

princeHamlet explique dans la présentation de sa vidéo que tout ce mouvement est voulu , ce n’est pas un reportage sur Rome mais un survol à très basse altitude.

pourquoi remettre en cause le choix de l’auteur alors que c’est un essai que je trouve réussi et qui change la vision de la ville.

:sm59::eusa_dance:

Bonjour titof et crackers

 

Ce choix est voulu mais perd tout son sens parce que seulement un échappatoire ! (preuve : associer ces mouvements à des ralentis).

 

Ce choix est donc voulu par défaut (non pas de pouvoir filmer avec un drone mais selon un meilleur langage).

 

Oui, ce n'est pas un reportage sur Rome mais son évocation avec un très beau choix de lumière, malheureusement ici qu'avec des faux fuyants techniques.

 

Auteur = autorité + authenticité (et non pas - !).

 

il y a 40 minutes, crackers a dit :

mais " Rome dès l'aube " ...

Tout à fait ! Merci crackers :bien: !

 

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Je précise néanmoins (après encore avoir revu) que rien n'est raté (mais que surtout gâché par les ralentis).

 

De très beaux plans en mouvement (qui en font en effet un choix respectable).

 

Absolument rien n'interdisait d'y laisser le vrai rythme de la vie (si ce n'était que pour n'en exprimer que toute sa tendresse).

Modifié par Invité
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il y a une heure, Ciné7 a dit :

Voici un exemple de Rome dès l'aube ...

Bonjour Ciné7,

... dés l'aube ... c'est là où ça commence ... mais c'est une journée à Rome et qui se termine même par un feu d'artifice.

Ce film me fait quand même penser à un film publicitaire pour inciter à venir visiter Rome.

A l'inverse du film de PrinceHamlet, là c'est la vitesse, la vie trépidante qui est mise en avant... mais pour moi, c'est un peu fatigant à regarder, avec beaucoup de séquences trop courtes (juste pour suivre une musique) ..  bof !  

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Tout à fait NOEL et je n'attends pas de PrinceHamlet la forme pub. C'était pour lui montrer qu'en ne ralentissant pas les images mais en soignant les mouvements (et le cadre sur les plans fixes), Rome reste Rome (et même redevient Rome dès chaque aube).

 

La vie reste la vie et redevient la vie !

 

La forme pub mise sur le renfort d'effets complètement idiots que perso, je ne supporte pas (ou plus).

 

PrinceHamlet s'est justement abandonné à sa façon, à cette forme.

 

Sur celui-là, j'ai aussi surpris de brefs ralentis outre les timelapses même sur les transitions.

 

Le langage est tellement plus simple et l'ignorer incite à tout compliquer et à se trahir ou se perdre soi-même.

 

Il suffit de le percevoir sur le plan des 2 amoureux contemplant à deux le Colisée. Il est là et pas ailleurs et surtout pas dans des artifices et autres échappatoires techniques. 

 

Je souhaite à PrinceHamlet une profonde introspection et comme il aime l'Italie, en se souvenant de ce qu'a dit je ne sais plus quel historien du cinéma, que les cinéastes italiens ont grandi dans un pays où à chaque coin de rue, ne leur apparaissaient que des décors de théâtre !

 

En ville comme d'ailleurs à la campagne, à chaque détour d'un chemin.

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il y a 57 minutes, Charlie a dit :

Ah comme je verrais bien un mélange des deux...  Du rythme un peu endiablé parfois et puis d'un coup le silence, la vie qui s'arrête presque.....

Salut Charlie,

Je suis absolument d'accord avec toi ... et c'est un peu dans ce sens que j'avais répondu dans mon premier message :

Quelle idée de ne filmer Rome qu'à l'aube ... pour rendre le film vivant, il fallait ...

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Bonjour,

 

Je n'interviens pas souvent dans les critiques des vidéos postées, il y en a trop et ce n'est pas tout à fait mon rôle.

 

Mais ici, je connais un peu PrinceHamlet, pour avoir autrefois supervisé un projet dans lequel l'un de ses films était décortiqué, et pour avoir déjà jugé plusieurs fois ses films (2 fois je crois ?) dans des jurys. Je précise cela pour être "transparent".

 

Il ne peut le dire, alors je le dis à sa place, c'est un gars talentueux, perfectionniste, et qui réfléchis à ce qu'il fait. Et je crois qu'il n'a nul besoin d'introspection sur ce coup-là en tout cas.

 

Beaucoup de vos critiques sont si vaches qu'elles en deviennent surréalistes. Au passage, j'ose espérer que vous avez déjà manipulé un stabilisateur de la légèreté d'un Osmo. Sinon vous aurez parlé sans bien connaître l'outil qui est au coeur de son film et dont il a eu l'honnêteté de préciser le contexte technique.

 

Sur le choix de la partie de la journée, je suis surpris que personne n'ait précisé que dans les villes touristiques (et Rome en fait largement partie), le seul moyen d'avoir de la fraîcheur et la paix pour filmer sans se heurter à des ventres rebondis, des perches à selfie, et des grappes de tout-tristes, consiste souvent... à filmer très tôt le matin, à l'aube. Je comprends donc parfaitement la démarche de filmer dès l'aube, les reporters et les créateurs filment souvent aux premières lueurs du soleil. Il y a par ailleurs toute une vie qui s'éveille à l'aube qui vaut son pesant d'or... Il a fait de cette première contrainte un parti pris jusqu'au titre du film, soulignant la cohérence.

 

Les touristes en shorts et bretelles arrivent sur le coup de 11H... Je ne pense pas que ce soit un exemple à suivre.

 

Il faudra aussi qu'on m'explique depuis quand une démarche créative doublée d'un exercice de style affiché, qui ne relève ni du film de commande ni d'un reportage classique, doit-elle se heurter à des préceptes péremptoires du type "quelle idée de filmer à l'aube". C'est délirant.

 

Pour ce qui concerne l'abus de ralenti, je pense que Cine7 se plante, pas sur le raisonnement en général (je lutte aussi contre les films avec ralenti) mais sur ce film en particulier.

D'abord quand on manipule un Osmo, même avec talent, la fluidité peut être victime de légères saccades que le Ralenti atténue. Ensuite et surtout, PrinceHamlet profite du Ralenti pour nous révéler certains détails croustillants qui seraient passés inaperçus, comme le col mal ajusté du jeune paroissien (2'02'')... De même, les gardes-mobiles, mitraillettes à la main, à 4;48 avec la joggeuse qui passe tranquillement, serait sans doute passés inaperçus sans Ralenti. On n'est pas dans le Ralenti-frime du skieur qui dévale une pente, mais dans le ralenti-observateur de détails et contemplatif.

 

Enfin et surtout, l'application du ralenti est ici au contraire originale, et j'oserais dire pertinente. Consciemment je pense, PrinceHamlet a fait en sorte qu'on retrouve la sensation des prises de vues depuis un drone. La terre vue du ciel, à une certaine hauteur, donne précisément cette impression de ralenti. Et c'est un peu ce qu'il dit : il précise avoir essayé de recréer la sensation du drone en utilisant un appareil au sol. Il faut saluer l'essai même si selon vous, il n'est pas transformé.


Enfin il y a bien des accélérations à 0.54 notamment et par le montage qui se veut plus soutenu juste après, en rythme avec la musique.

 

Après je comprends qu'on puisse s'ennuyer à la vue du film. J'aurais fait un peu plus court pour ma part. C'est vraiment le seul reproche que je lui ferai.

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Je te rejoins tout à fait, étant aussi adepte du ralenti "qui parle" et révèle ce qu'on ne voit pas à vitesse normale... Je complète donc ce que j'ai dit plus haut  : un mix des deux, ralentis tôt le matin puis accélérations dans la journée pour justement marquer ce contraste entre une ville qui s'éveille dans la douceur et celle qui vit dans l'agitation et le bruit... Il me semble ainsi que la seconde partie aurait fortement valorisée la première...

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Bonsoir à tous,

Dans un film de 2006, « Slevin », il y a une réplique de Morgan Freeman qui, à elle seule, mérite qu’on s’attarde sur ce polar, par ailleurs oubliable: « Si quelqu’un te dit que tu es un cheval, frappe le au visage. Si une deuxième personne te répète que tu es un cheval, tu peux commencer à te poser des questions. Si une troisième personne te soutient que tu es un cheval, il est temps d’acheter une selle ! »…

Ce court préambule n’est bien évidemment destiné qu’à souligner dans quel état d’esprit j’ai pu appréhender vos remarques. Naturellement, la lecture  de vos jugements quasi unanimes m’a navré. Ayant facilement tendance à douter de la pertinence de mes choix, vos commentaires m’ont naturellement troublé (Un cheval ? Moi ?). Il va de soi que proposer ici son travail implique l’idée que certains intervenants ne partagent pas mes choix. Pourtant, ce ralenti tant décrié, je l’emploie mêmement depuis mon premier vol en drone, essentiellement, à l’origine, pour stabiliser les mouvements. Et, trouvant que cet étirement temporel renforçait l’aspect onirique de la séquence, j’y ai pris goût, lui trouvant même un sentiment esthétique qui me comble. Un procédé que je suis allé reproduire une fois cloué au sol par la législation, la nacelle conservant la fonction de fluidité dont elle disposait sur le drone. Je lis également qu’on me reproche d’avoir éliminé le plan fixe (j’apprends même qu’il n’y en a que 10 secondes, ce qui me surprend, je pensais qu’il n’y en avait pas du tout !). Ayant travaillé autrefois essentiellement sur fond bleu (notamment pour le clap d’or où j’ai d’ailleurs été jugé 5 fois, cher Thierry (2 fois, c’est le nombre de fois où j’ai été primé)) j’ai longtemps dû me contenter de plans fixes, et toutes les nacelles actuelles (drone ou manuelle) m’ont enfin offert une liberté de mouvement dont je n’entends pas me passer. Ce qui me surprend le plus, ce ne sont d’ailleurs pas ces griefs que j’admets humblement (après tout, les goûts et les couleurs…), mais plutôt que l’on me dise ce que j’aurais dû faire, afin que ma proposition soit réussie… Quelle étrangeté ! Si je l’avais réalisé d’une autre manière, ce n’aurait pas été mon film à cet instant de ma vie… n’ayant pas d’images à vendre, je n’ai guère de chemin particulier à suivre pour glaner une quelconque popularité audiovisuelle. D’ailleurs, comme disait Cocteau : « ce que l’on te reproche, cultive le: c’est toi »… Croyez bien, quoi qu’il en soit, que j’ai tout à fait été attentif à vos messages et que je comprends parfaitement vos remarques, même si je ne les partage pas toujours. En outre,  s’il n’y avait pas eu les apaisantes paroles de Thierry, qui a su idéalement décrire mes intentions sans en avoir eu vent, et qui m’a ainsi rappelé que j’étais le seul maître de mes choix, je n’aurais probablement même pas osé exprimer mon sentiment. Merci à lui, donc, mais également à vous tous, car je ne doute pas, par ailleurs, de l’honnêteté de vos intentions.

 

PS: Ultime détail technique, la musique est originale et à été composée par mon ami Jean-Luc (avec un vrai orchestre de cordes ! J’en ai de la chance !).

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