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Documentaire VS fiction et l'importance des personnages.

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Documentariste
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A travers l'analyse d'un film expérimental je vous propose deux sujets traités dans deux vidéos :

- le rapport entre le documentaire et la fiction

- l'incarnation des personnages

 

 

 

 

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Bonjour Documentariste,

 

Respect à Arno pour sa recherche mais sur laquelle personnellement je ne le suivrais pas (je ne conçois pas de lier voire marier la narration cinématographique et la narration littéraire).

 

Ce n'est pas ce que j'ai appris, apprends encore et expérimentes actuellement pour peut-être un jour ...

 

Hors débat documentaire/fiction, concernant l'incarnation ou la désincarnation du ou des personnage(s), ton exemple de la liste de Schindler me rappelle justement une toute autre approche (qui m'avait alerté) :

 

 

Il n'y a besoin d'aucun mot mais que de lumière !

 

Tout héros qu'il est, elle s'allume d'émotion sur des regrets et des remords, sur des faiblesses, et nous éclaire, nous, le public.

 

(La narration cinématographique est un langage musical pour une danse de l'âme).

Modifié par Invité
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J'ai posté trop vite. Je devais dire que la narration cinématographique est un langage musical pour bercer l'âme et ainsi mieux lui permettre de se révéler ou de se rappeler (à nous, le public) que malgré les peurs ou autres faiblesses humaines, elle a toujours été, reste et restera une âme de héros dans toute sa force (incarnée ou encore désincarnée).

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L’objectif de ces deux vidéos est très ambitieux. Le danger, dans la comparaison entre documentaire et fiction, c’est d’énoncer des règles générales. Car il y aura toujours des contre-exemples qui contredisent plus ou moins. Dans beaucoup de documentaires, il y a de la fiction et inversement. Prenez le film de voyage au Portugal, ou le vol de drone sur un village pittoresque. Ils ne racontent rien et n’ont pas de personnage à incarner. Je ne porte pas de jugement de valeur, mais je constate que ça existe couramment. Quand on fait un documentaire sur un site médiéval, on évite de montrer les poteaux électriques et les voitures. On met en scène la réalité qui, de fait, devient fictive. A l’inverse, dans la science-fiction, il y a très peu de choses fictives car les effets s’inspirent du réel. Il y a de l’imagination dans la recherche d’effets visuels. Les duels de Dark Vador, par exemple. Ce n’est pas Disney qui a inventé l’escrime ni les tubes néon. Les vidéos de «Documentariste» sont des discours filmés et illustrés. Ce n’est ni un documentaire, ni une fiction. Le texte est déclamé par l’auteur qui incarne son personnage. C’est une fiction documentaire, et surtout un message littéraire car le texte seul se suffit à lui-même.

Le cinéma expérimental s’interroge sur la pertinence des règles établies. Mais on constate que si on s’affranchit du cinématographiquement correct, le spectateur s’emmerde. Il faudrait lui faire admettre que c’est un jeu, une devinette, une blague.  

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Bonjour comemich et bravo !

 

(Cà va que perso, je ne déteste ni le jeu, ni les devinettes (quand j'ai la solution), ni surtout les blagues ... capable même d'admirer quand j'ai marché en plein dedans :blush2:).

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Le cinéma amateur a un avantage, c'est qu'il n'est pas obligé de plaire au public. On peut donc se faire un film pour soi-même. C'est une grande liberté que les professionnels n'ont pas. On peut s'affranchir des contraintes esthétiques et transgresser toutes les règles. Involontairement, beaucoup ne s'en privent pas. Mais dans la plupart des cas, l’amateur cherche à éviter les maladresses en copiant ce qu’il a l’habitude de voir. Il est très rare qu’il cherche à faire un truc expérimental. Le progrès technologique a considérablement amélioré la qualité des images et du son. Des caméscopes et appareils photos numériques grand public sont accessibles à tous les prix. Les automatismes sophistiqués assistent les débutants. Force est de reconnaître que la qualité technique des productions s’est améliorée, mais, précisément, sur les forums de vidéo, l’obsession esthétique et technique alterne toujours avec les préoccupations de performances matérielles, sans jamais aborder la question du langage cinématographique. Heureusement, les nouveaux arrivants, à qui on a mis un capteur vidéo dans la poche alors qu’ils n’avaient rien demandé, ont des pratiques et des motivations différentes. Un promeneur qui dégaine son Samsung et s’applique à cadrer le coucher de soleil ne fait pas ça pour immortaliser la scène, ni même pour garder un souvenir de l’instant ou raconter quelque-chose. Dès sa prise de vue terminée, il regarde ce qu’il a fait. Probablement qu’il effacera tout ça quelques temps plus tard, pour gagner de la place dans ses fichiers. Tout au plus, aura-t-il « partagé » son œuvre avec ses « contacts ». Est-ce qu’il a fait du cinéma ? Oui, car ce qui l’intéresse, ce n’est pas le coucher de soleil, mais ce qu’il fait avec, et ce qu’il donne à voir aux autres. Le selfie est une forme encore plus travaillée. Le réalisateur se met en scène dans le décor. Il joue son personnage avec des sourires ou des grimaces, voire des gestes et des mimiques. Quand il y a plusieurs personnes, chacun pose dans le cadre. Les youtubeurs s’équipent souvent de matériel plus sophistiqué, parfois même de petits studios. Certains utilisent un prompteur, comme à la télé, pour nous lire leur discours. Leurs motivations sont très variées, ça va de l’influenceur mercantile au gilet jaune militant en passant par le fanatique religieux ou le rappeur de banlieue. Leur langage cinématographique est pauvre et sans imagination, sans originalité, sans réelle création artistique. Leur objectif, c’est l’audience. La concurrence est féroce sur les réseaux sociaux. Cela les pousse à se poser des questions et à se remettre en cause. Nul doute que les jeunes réalisateurs évolueront vers des formes nouvelles, une grammaire audiovisuelle plus aboutie, une esthétique propre. Le faux raccord est couramment utilisé pour cadencer le débit de paroles accélérées. Le personnage s’adresse directement au spectateur ou le prend à témoin. Ce n’est que le début d’un nouvel univers en plein développement.

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Merci à ceux qui partagent leurs réflexions, c'est interessant.

 

Comemich vous faites bien de souligner qu'il faut rester critique à l'égard des règles. Elles sont tout au plus des jalons qu'on est libre de suivre ou pas.

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Documentaliste : Ce que tu dis dans tes vidéos sur la narration, les personnages et l’incarnation, est juste. J’ai simplement voulu montrer que cette façon d’aborder le sujet, c’est celle de l’industrie cinématographique. Le cinéma dont tu parles est hérité du 20 ème siècle. L’avènement du numérique et l’évolution des modes de vie changent les relations du public avec l’audiovisuel. Dans notre vie quotidienne, on est tous spectateur et réalisateur. Le monde du cinéma aurait tort d’accuser les nouvelles pratiques, avec condescendance, de malfaçons et de dilettantisme.

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D'autant qu'il ne s'agit pas de règles mais de principes dont beaucoup restent intangibles et qu'il vaut mieux les connaître et surtout les intégrer non pas pour ensuite s'amuser à les remettre en cause et les rejeter mais à se les approprier pour en tirer sa propre et oui, plus belle originalité.

 

Ces principes sont organiques et servent à donner vie aux thèmes auxquels chacun, chacune peut ou souhaite s'inspirer.

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Ciné7 a écrit: "... principes dont beaucoup restent intangibles"

C'est encore une foi le point de vue de l'industrie cinématographique. Mais la vidéo, et plus généralement l'audiovisuel, ce n'est  pas que ce cinéma là, ça l'est même de moins en moins. Pour me faire comprendre, Je vais prendre un exemple:

https://forum.magazinevideo.com/topic/38702-le-drone-idéal/

 Le faux raccord est une maladresse , une faute inexcusable pour un cinéaste. Regardez un influenceur faire son baratin sur youtube. Il multiplie volontairement les faux raccords et personne n'y trouve à redire. Pire! c'est un marqueur indispensable pour être reconnu en tant que chaine Youtube d'influence. C'est devenu un identificateur du genre. Conséquence: ce qui était une faute à éviter est devenu  indispensable. Ce qui était un principe intangible ne l'est plus. Il y a plein d'autres exemples. Regardez les vidéos que les ados s'échangent avec leurs smartphones. Vous serez surpris de découvrir que rien n'est intangible.

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Merci comemich, me voilà représentant de l'industrie cinématographique sur le forum. Faut dire que jeune, j'ai eu de mauvaises fréquentations et que j'ai voulu apprendre avec (et aussi tout seul sur une sélection stricte de références).

 

Non, je ne parlais en effet que du documentaire et de la fiction à voir en salles ou chez soi devant sa télé (... zut, pardon, encore un point de vue industriel).

 

L'influenceur sur le net, pas d'exemple mais je sais que je ne supporte pas les vidéos dites cinématiques car toujours truffées d'erreurs de langage et conséquemment vide de toute substance sinon de médiocrité mal dissimulée par la frime.

 

(Quand on me dit qu'un ralenti à rallonge, c'est pour faire plusse beau, je me retire, je déprime mais je m'insurge :rolleyes:)

 

Et puis les ados, j'ai le faible caractère de les laisser faire et de les supporter (aucune autorité sinon j'irai jusqu'à confisquer leurs smartphones pour mieux affronter la vie ... et accessoirement en saisir les principes intangibles).

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Je ne défend pas les pratiques dilettantes. Elles m'agacent autant que toi. Mais  on ne peut pas faire comme si ça n'existait pas. Des millions de vidéos quotidiennes circulent. Notre environnement audiovisuel change à grande vitesse. On aurait tort de dénigrer ceux qui ne respectent pas nos codes de bonne conduite. Ils sont en train de créer leurs propres règles. Il faut être conscient qu'on est une minorité à rejeter. La condescendance n'est pas de mise. Ce sont eux qui feront la vidéo de demain. Le cinéma du siècle dernier a encore de beaux jours devant lui, mais il n'est plus seul dans notre univers audiovisuel. D'ailleurs, la vidéo que j'ai citée (sur le drone idéal) n'a pas été rejetée par les commentateurs habituels (dont tu fais partie). C'est un signe, non ?

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Je pense qu'il n'y a pas à accepter ou rejeter cette forme de communication audiovisuelle. C'est une forme différente, avec des objectifs différents, donc des codes différents. Cela ne présage pas de la vidéo de demain et ça ne remet pas en cause la grammaire cinématographique. Le jazz n'a pas menacé la musique classique, le rap co-habite avec la chanson à texte et le langage SMS ne remplace pas les oeuvres littéraires.

La "vidéo YT" est encore un phénomène récent et on manque de recul, mais je constate que les Youtubers les plus anciens, qui pratiquent depuis 10/15 ans, ont tendance à se rapprocher des codes du film cinématographique, marquant aussi une évolution de leurs messages.

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Dans la mesure où la mise d'une vidéo sur YouTube est gratuite et sans limite, on comprend que l'on peut y trouver n'importe quoi ... de la plus haute à la plus basse qualité, à la fois d'un point de vue technique que pour son véritable intérêt.

Il n'y a donc le plus souvent que peu d'intérêt à en parler d'un point de vue artistique ... ce n'est absolument pas une forme nouvelle ou forme différente de faire du cinéma ... mais seulement un moyen de communiquer et un moyen qui est "gratuit".

YouTube est devenu un refuge où on y trouve de tout, exactement comme beaucoup de forums ou de sites créés par n'importe qui, dont les contenus regorgent malheureusement trop souvent d'une multitude de fautes en tout genre, de l'orthographe à la construction d'une phrase. 

C'est simplement Internet ... le refuge du pire et du meilleur !

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Excuses moi, Documentariste, si j’ai un peu dévié du sujet initial. Mais la vidéo est un sujet qui déborde du seul domaine cinématographique. 
Oui NOEL, ce n'est pas internet qui fait la médiocrité des contenus mais ça la rend visible par tous. Ce qui est en train de changer, c'est que tous les médias étaient, jusque-là, contrôlés par une élite qui produisait des contenus en direction des consommateurs. C'était à sens unique, et ça ne l'est plus. Il y a 7% d'illettrés en France, mais ça ne se voyait pas. Il fallait un minimum d'éducation pour être publié. Les forums débiles, c'est le reflet d'une réalité. Mais il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Internet facilite aussi la diffusion d'excellents contenus et permet d'avoir des discussions intéressantes.
Pour en revenir à la vidéo, Je crois aussi qu'il faut faire le tri. Il y a une certaine recherche et l'émergence d'un nouveau langage propre aux nouvelles utilisations. Il y a surtout un rapport nouveau du producteur au consommateur (du réalisateur au spectateur). On aurait tort de mépriser les millions de vidéos qui circulent quotidiennement sous prétexte qu’elles seraient toujours maladroites et sans intérêt.

Modifié par Comemich
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Il y a 10 heures, Comemich a dit :

Excuses moi, Documentariste, si j’ai un peu dévié du sujet initial. Mais la vidéo est un sujet qui déborde du seul domaine cinématographique. 

Pas de problème, le débat constructif est toujours bienvenue.

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Principe intangible en docu comme en fiction, le ou les personnage(s) et des acteurs selon la racine de "action", pour les incarner ou les désincarner. Ce n'est pas qu'un principe industriel car tant qu'on s'obstine à l'ignorer voire à le mépriser ou le rejeter, toute forme connue ou à encore découvrir, ne tient plus. C'est la base, ... c'est l'essence, ... l'énergie.

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    • bonsoir Michel  cest bluffant mais très grave pour les acteurs monteurs caméraman etc par contre pour les décors, pas pour les décorateurs, c’est interessant  bonne année de tournage 
    • Merci pour vos réactions rapides. Mon test portait sur un film de fiction. Les contraintes du langage cinématographique ne sont pas encore compatibles avec l'IA générative. On est contraint de chercher une méthode pour contourner les défauts. On doit se contenter de compromis foireux. C'est un début et les choses évoluent vite. On peut déjà faire beaucoup de choses, clip musicaux, spots publicitaires, présentation d'un projet. Voici 5 secondes qui plairaient bien à l'office du tourisme:      
    • Tu as écrit : vous allez rire de moi.......Dans tes différents post j'ai cru comprendre  que l'I A n'était pas ta tasse de thé mais que comme moi cela t'interpellait et ne te laissait pas indifférent. Alors bravo et merci d'avoir eu les c.....s de nous démontrer le résultat de ce que nous pouvons en faire ,c'est à dire pas grand chose à notre niveau. Bien sur j'ai ri mais pas de toi parce que j'éssaie également de trouver ce que je peux en faire .
    • Bonjour ton expérience est super et bluffante! Certes cela ne vaut pas un bon vieux tournage (d'autant qu'en général, ce sont de bons moments partagés!) mais n'en reste pas moins que c'est spectaculaire ! tu as du y passer un temps considérable! Il me semble que ton expérience est rapidement valorisable notamment pour certains effets spéciaux à insérer dans le montage et comme base à travailler sur ton logiciel d'effets spéciaux favori! Encore bravo et tous mes vœux de plaisirs et de joies pour 2026 ! il me semble que pour cette nouvelle année on doit surtout te souhaiter une bonne santé pour poursuivre ce travail.
    • Vous allez rire de moi. Le bout d’essai que je présente est truffé de défauts. Ne croyez pas que c’est de ma faute. J’ai tout fait pour essayer de réaliser proprement ce test et j’y ai passé beaucoup de temps. L’idée de départ consistait à voir ce qu’on pouvait faire avec l’intelligence artificielle actuelle. J’avais fait un story-board de 14 minutes inspiré par un passage du livre « L’herbe d’or » de Jakez Hélias. Mon test est une scène de 1 min 30 sec, au milieu du court métrage. J’ai tout défini moi même : les paysages, les décors, les personnages, les accessoires. J’ai tout décrit méticuleusement : l’action, le dialogue, l’éclairage, les bruitages… Mais j’ai beau travailler les « prompts » pendant des heures, je n’obtiens pas exactement ce que je cherche à faire. La principale difficulté est d’assurer la cohérence entre les plans. Pour chaque plan, l’IA recalcule à chaque fois une nouvelle vidéo sans tenir compte des plans précédents, même si mon « prompt » précise que c’est le même personnage et qu’il ne faut pas lui changer la figure et les vêtements à chaque coup. Idem pour les décors, les couleurs, l’éclairage… L’astuce suggérée par le robot conversationnel (français) « Mistral » consiste à générer des images fixes représentant chaque personnage sous différents angles et attitudes. Puis de s’en servir comme référence dans la création de vidéos. Le résultat est imparfait, mais c’est déjà mieux. Certains logiciels s’avèrent plus performants (exemple Veo 3.1 et MyEdit) mais ils prennent des libertés avec ce qu’on leur demande. C’est souvent rédhibitoire. Pour les dialogues, c’est la galère. Je ne maîtrise pas le timbre ni l’intonation de la voix. La synchronisation labiale est aléatoire. Le résultat est tellement irréaliste, que j’ai décidé de mettre les paroles en breton. C’est aussi nul qu’en français, mais comme on ne comprend rien, c’est plus supportable. Je n’ai pas pris le temps de mettre des sous titres. Les mouvements de caméra sont difficiles à maîtriser car l’IA ne travaille pas en 3D. J’utilise parfois des recadrages avec le logiciel de montage, mais c’est au détriment de la qualité d’image. Nos caméscopes, APN, drones, micros et accessoires ont encore de beaux jours devant eux, avant d’aller rejoindre les caméras super 8 sur leur étagère poussiéreuses. Mais le temps passe vite et les progrès sont spectaculaires. Je suis convaincu que l’IA sera capable de faire du vrai cinéma un jour prochain. La vidéo de fiction va devenir plus accessible aux amateurs. On a beau ricaner en regardant mon exercice, il faut reconnaître qu’on peut faire des décors et des paysages sympas en quelques minutes là où il aurait été impossible de fabriquer de tels décors. Il n’y a pas d’impossibilité du système pour assurer la cohérence des vues. C’est une question de méthode. Je suis certain que les développeurs seront capables de créer les outils appropriés. Je me souviens d’un collègue, passionné de photo argentique, qui se moquait de moi quand j’ai acheté mon premier appareil numérique 640 x 480. C’était en 1995.    
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